Le chef de l’Etat blessé et évacué à destination de Paris : Le Général Mohamed Ould Ghazwani veille au grain Posté le 05/10/2012 - Par Moussa DIOP © Le Quotidien de Nouakchott lun, 15/10/2012 - 13:02

 

 

 

Le chef de l’Etat blessé et évacué à destination de Paris : Le Général Mohamed Ould Ghazwani veille au grain

 
Samedi dans la nuit, Nouakchott a entendu toutes les rumeurs, les unes aussi fantaisistes que les autres. Mais une seule certitude, le président de la République, victime de tirs sur une piste bitumée non loin de la localité de Tweila distante de Nouakchott d’environ 35 à 40 km, souffre de blessures. Sont-elles profondes ou légères  ? 

En fait de nombreuses zones d’ombre demeurent suite à la communication de la version officielle concernant l’événement dont le Président a été la victime dans la soirée du samedi 14 octobre 2012. En effet, comment le système sécuritaire a-t-il faillit à l’une de ses missions prioritaires consistant à préserver la sécurité physique du Chef de l’Etat ? Ould Abdel Aziz a-t-il ignoré les consignes d’identification au niveau des postes de contrôle fixes ou mobiles et prêter le flanc à des procédures de neutralisation d’un véhicule suspect ? Pourquoi y a-t-il des versions différentes concernant l’origine des tirs essuyés par la voiture présidentielle d’une part, et les blessures dont souffre le Chef de l’Etat ? Y a-t-il eu complot maquillé en grotesque bavure de forces de sécurité ? Si c’est le cas, qui en sont les instigateurs ? Autant de questions qui vont longtemps tarauder les esprits. Précisons tout de même que dans la situation actuelle, le pays fait face à une indisponibilité du chef de l’Etat qu’il ne faudrait pas confondre avec une quelconque vacance du pouvoir. Par conséquent durant cette indisponibilité, l’expédition des affaires administratives courantes est de facto assurée par le Premier Ministre Moulaye Ould Mohamed Lghdaf. 
Toutefois, et il ne faut pas s’y tromper, pour ce qui concerne les aspects liés à la défense et la sécurité, la structure informelle héritière du HCE coordonnée par le Chef d’Etat Major de l’armée nationale, le Général Mohamed Ould Ghazwani veille au grain. Disons-le, avec cet incident malheureux le pays a frôlé la catastrophe, car s’il était arrivé malheur au Chef de l’Etat, le pays aurait sombré dans une situation inextricable génératrice de chaos. Et cela du fait de la caducité des mandats des parlementaires (députés et 2/3 du Sénat) ainsi que ceux des conseils municipaux, la crise politique et institutionnelle pendante depuis fin 2011 aurait totalement paralysé le pays. L’impact de cette catastrophe sur la situation sécuritaire sous régionale aurait fait courir des risques majeurs.
Il appartiendra à Mohamed Ould Abdel Aziz, une fois revenu aux commandes, de tirer toutes les leçons de cette situation pour accélérer la normalisation politique et institutionnelle du pays. Nul doute qu’un grand coup de balai à tous les niveaux de l’Etat sera incontournable.
 

Moussa DIOP   ©  Le Quotidien de Nouakchott   lun, 15/10/2012 - 13:02

 

 

 



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