La présence envahissante de la grande muette, dans les affaires du pays depuis 1978, ne "pouvait de tout façon laisser présager un intérim civil dans le contexte sécuritaire actuel". "La réalité est que la Mauritanie est autour ‘hui entre les mains d’un carré de généraux qui tiennent le pays sous haute surveillance comme de l’huile sur le feu tant les tentations laissées par un vide sont grandes. Il suffit qu’un vide s’installe pour que la grande muette se mette en effervescence dans une Mauritanie où les traditions des putschs n’a pas été dissuadée par l’expérience des urnes" estime Amadou Diarra, journaliste au rénovateur quotidien.
Pourtant malgré les risques sécuritaires, et d'instabilité, une information claire, au peuple qui le mérite, sur cette vacances très temporaire ou indéfiniment prolongée, aurait le mérite de dessiner un tableau précis de la situation, et éviter les rumeurs, certaines plus grotesques, voire dangereuses que les autres, et qui créent une confusion (elle encore plus dangereuses) dans les esprits.
"Les citoyens exigent en effet d’être informés davantage sur la santé du président de la République, sur la durée des soins et de son séjour en France, sur ses capacités physiques à gouverner après son retour" conclut de son côté le quotidien l'authentique.
MLK


La constitution mauritanienne affirme qu'en cas de vacance de poste de la présidence de la République, le président du Sénat le remplace, pour l'expédition des affaires courantes tout au moins. Cela n'a jamais été évoqué depuis les tirs contre Mohamed Ould Abdel Aziz qui l'ont contraint à être évacué médicalement à Paris pour une durée encore indéterminée.




