France : élection à suspense à la présidence de l'UMP Posté le 10/11/2012 - Par (ats / 18.11.2012 21h25)

 

 

France : élection à suspense à la présidence de l'UMP

 

 

L'incertitude pèse sur l'issue de l'élection à la présidence de l'UMP, une première dans l'histoire du parti. Ce vote a donné lieu à un âpre duel entre François Fillon et Jean-François Copé. Les attaques réciproques ont continué à fuser après le vote.

Les résultats définitifs devraient être proclamés tard dans la soirée. Les deux camps livraient des tendances favorables à leur champion respectif, mais en l'absence d'éléments de référence, il est difficile de livrer une lecture fiable du scrutin.

Dans l'entourage de Jean-François Copé, on donne le député-maire de Meaux en tête avec 51% après dépouillement de 50'500 bulletins. Le camp adverse donne pour sa part M. Fillon en tête avec 51,5% après dépouillement de 41'000 bulletins. Le maire (pro-Fillon) de Nice Christian Estrosi s'est montré moins prudent en assurant que l'avantage tournait "en faveur de François Fillon".

Quelque 300'000 adhérents étaient appelés à voter pour désigner "un ticket" (président, vice-président, secrétaire général) pour un mandat de trois ans. Ils se prononçaient en parallèle sur différentes "motions" qui, si elles obtiennent au moins 10% des suffrages, deviendront des "mouvements", autre nouveauté à droite.

 

Organisation critiquée

 

Des membres des deux états-majors évoquaient une participation supérieure à 50%, avec un duel serré. Une forte affluence dans certains bureaux a nécessité la prolongation des opérations de vote tandis que le dépouillement débutait dans les autres.

François Fillon et ses soutiens ont imputé les longues files d'attente, dissuasives selon eux, à un défaut d'organisation. Une critique voilée aux "copéistes" qui "tiennent" l'appareil du parti et porteraient la responsabilité de ces dysfonctionnements.

Les accusations de fraude ont également fusé: dans les Alpes-Maritimes, où les deux hommes forts de l'UMP Eric Ciotti et Christian Estrosi soutiennent M. Fillon, la maire du Cannet Michèle Tabarot, membre du "ticket" Copé, a dénoncé des "irrégularités".

Elle a fait état à Nice de "procurations distribuées à l'intérieur du bureau de vote pendant le déroulement du scrutin" et de "procurations avec des signatures qui ne correspondent pas à la signature de la pièce d'identité présentée".



(ats / 18.11.2012 21h25)  

 



Réagir