La piste d'un cabinet apolitique explorée en Tunisie Posté le 26/08/2013 - Par (ats / 26.08.2013 20h25)

La piste d'un cabinet apolitique explorée en Tunisie
Les islamistes au pouvoir en Tunisie ont détaillé lundi leur proposition pour sortir le pays de la profonde crise politique qui l'agite. Ils se disent favorables à la formation d'un gouvernement apolitique une fois un consensus trouvé sur la Constitution et les élections.
"Lorsqu'un accord (avec l'opposition) aura été trouvé sur la Constitution, la loi électorale, l'instance en charge des élections, et les trois dates de la présidentielle - 1er et 2e tour - et des législatives, alors on pourra former un gouvernement d'indépendants", a déclaré à la radio tunisienne Mosaïque FM, Ameur Larayedh, un des dirigeants du parti Ennahda.
Les islamistes d'Ennahda et l'opposition sont engagés dans un bras de fer depuis le 25 juillet et l'assassinat du député Mohamed Brahmi, un événement qui a paralysé la vie politique et institutionnelle.
Les détracteurs des islamistes réunis au sein d'une coalition, le Front de salut national, réclament la démission du cabinet actuel. Ils veulent la mise en place d'un gouvernement d'indépendants avant toute négociation sur la Constitution et les élections.
Des acteurs indépendants
L'un des principaux partis d'opposition, Nidaa Tounès a réaffirmé cette position lundi en insistant sur la "nécessité d'accélérer le processus de dissolution du gouvernement et de formation d'un gouvernement de salut national composé d'indépendants".
"L'autre partie, surtout Ennahda, n'a pas répondu sérieusement à ces demandes", a-t-il insisté. Les islamistes, qui étaient à l'origine opposés à la démission du gouvernement, admettent désormais que le Premier ministre Ali Larayedh et son équipe devront démissionner et laisser la place à des indépendants mais à condition que tous les désaccords soient réglés au préalable.
D'autre part, la rédaction de la Constitution est dans l'impasse depuis des mois faute d'un consensus réunissant les deux tiers des députés. La crise politique a par ailleurs conduit à un gel des travaux de la Constituante, élue en octobre 2011 et qui a pris près d'une année de retard sur le calendrier initial.
(ats / 26.08.2013 20h25)





