Décès de cheikhna Ely Cheikh Ould Moma : Atar et … la Mauritanie endeuillées Posté le 29/08/2013 - Par © ANI Mohamed Ould Khattatt Date publication : 28-08-2013 18:40:26 Mauritanie Social

Décès de cheikhna Ely Cheikh Ould Moma : Atar et … la Mauritanie endeuillées
Il était l’icône d’Atar, le réconfort de ses faibles et l’appui de ses pauvres, à la générosité débordante mais aussi le marabout de ces perdus, venus de partout et de nulle part, parce qu'il était le Saint des saints. La silhouette svelte et élancée, cheikhna Ely Cheikh Ould Momma, qu’Allah ait son âme en Son saint paradis, était un savant et un grand érudit, résolument tourné vers son prochain, tout dévoué à Allah, servant de ses propres mains tous ces indigents qui peuplaient sa vaste «dayra» surplombant le quartier atarois de Mbarka-wa’â mara.
Depuis belle lurette, Ely Cheikh, le Saint d’Atar, que les talibés et les gens chérissent en appelant «Chih», ne sortait plus de sa demeure, tellement il était harcelé par les uns et les autres, qui pour demander sa baraka, qui pour guérir d’un mal, qui le retenant pour un besoin de ce monde d’ici-bas, qui ne le quittant pas d’une semelle pour être vu à ses côtés, qui pour …
Et comme au fil des années, la notoriété de cet homme de Dieu avait dépassé nos frontières. Ce sont des milliers de visiteurs qui se donnaient rendez-vous devant sa maison, à telles enseignes que ce sont les maisons avoisinantes qu’il fallait réquisitionner pour les accueillir. Des visiteurs venus des quatre coins de la planète pour des problèmes personnels de tous ordres parfois quasi impossibles à solutionner et qu'ils espéraient faire régler par les prières de ce Saint.
Cela prenait parfois plusieurs mois, voire des années d’attente dans ces maisons de patience où la nourriture ne manquait pas. Une nourriture sur laquelle cheikhna Ely Cheikh veillait lui-même en la goûtant et la dispatchant suivant une volonté quasi divine, certains des visiteurs étant des patients malades qu’elle allait guérir, avant même de le rencontrer.
Mieux, l’on pouvait venir de loin, attendre une éternité avant de rencontrer le Saint homme mais une chose était sûre: une fois le visiteur convoqué pour être autorisé à partir, il est libéré de ce fardeau qui le tourmentait tant. L’impossible n’était tout simplement pas dans le lexique de ce généreux homme de foi que rien n’ébranlait.
Ely Cheikh Ould Momma connaissait tout de ses visiteurs avant même de les rencontrer et cela conditionnait parfois leur audience. Encore fallait-il d’abord croire en de telles vérités et être convaincu de cette télépathie avant de se déplacer car c’était du béton: il avait ce don là, parmi tant d’autres. Autant le Bon Créateur lui avait donné le pouvoir de guérir, autant Il lui avait donné celui de savoir qui vous êtes avant de venir à lui. Faire trois fois le tour de la «Dayra» équivalait à sa rencontre pour ceux qui croyaient en lui et ils sont légion.
Un statut de «Weliyou Allah» qui lui aura été reconnu par tous les autres chefs religieux de la planète mais dont il ne se vantait nullement, fuyant les regards et toujours préoccupé par ses propres rapports avec son Créateur comme il me le dira un jour, lorsque, le retenant par son boubou, il se dégagea de moi en me disant : «Laisses-moi accomplir certains des devoirs qu’Allah m’a recommandé!» Mais quelle chance avais-je eu à voir l’homme, lui parler, l’écouter, encore une fois après avoir posé sa main sur ma tête pour me donner sa bénédiction en priant pour moi: «baraka Allahou vi ka».
Il est légitime pour moi, pour nous qui avons connu cet homme du Paradis, de regretter sa mort subite et d’avoir un gros pincement de cœur en parlant de sa lourde perte. Mais nous avons la conviction qu’il sera mieux traité là où il va, dans le monde de l’au-delà et cela nous réconforte davantage.
Rappelé par son Créateur après une aussi agréable vie, toute dévouée à son prochain, cheikhna Ely Cheikh Ould Momma se repose maintenant de tous les fardeaux des autres qu’il n’a eu de cesse de porter.
Je les inviterai à prier Allah de donner à toute sa famille, grands et moins grands, la patience et le courage de supporter ce deuil lourd qui touche Atar et la Mauritanie entière, «we Inali Lahi Wa Ina Ileyhi Rajioun».
Mohamed Ould Khattatt
© ANI Mohamed Ould Khattatt Date publication : 28-08-2013 18:40:26
Les réactions
mbemba Soumah Le 29/09/2014 à 15:07:19
présente ses condoléances les plus attristées.
j'ai toujours souhaité me rendre dans sa famille à Atar pour qu'il prie pour ma famille ;je n'ai jamais renoncé à ce projet .Je vous prie de mettre à ma disposition toutes les coordonnées possibles pour me permettre d'accomplir mon voeu soit à partir de Paris d'ou j'écris ou de Dakar ou je passe mes vacances (je suis guinéen Conakry d'origine)j'ajoute que j'avais très brièvement rencontré le fils à Paris (au Novotel)sans avoir la possibilité d'avoir toutes les informations nécessaires pour le joindre à Atar.Je vous prie de m'aider à accomplir mon voeu.
Très respectueusement à toute la famille.






