Rentrée des classes : Écoles inondées Posté le 02/10/2013 - Par CISSE Harouna © Le Quotidien de Nouakchott mer, 02/10/2013 - 11:57 Mauritanie

Soumis par journaliste le mer, 02/10/2013 - 11:57
Hier 1er octobre, était jour officiel de la rentrée des classes sur toute l’étendue du territoire national, point de départ de l’année scolaire et universitaire 2013-2014. Mais beaucoup d’établissements resteront fermés du fait des inondations. Octobre sera donc un mois de vacances supplémentaires pour une partie des élèves, des enseignants et du personnel d’encadrement.
A Nouakchott et dans certaines willayas, la plupart des écoles ne sont pas fonctionnelles, si elles ne sont pas inondées, elles sont encore occupées par des citoyens chassés par les eaux de leurs domiciles, surtout dans les moughataa de Sebkha El Mina et Dar Naim. Leur mise à la disposition des élèves, prendrait encore du temps. Certains établissements qui étaient délabrés, sont devenus impraticables après le passage des dernières pluies, exigeant des réfections et demandant du temps et des investissements, notamment à Toujounine et Arafatt. La deuxième entrave de cette rentrée des classes, est le timing des prochaines élections qui risquerait de meubler presque tout le premier trimestre et en période électorale l’école est peu fréquentée, car tout le monde va en politique. C’est cette rentrée des classes qui constituerait le premier défi des nouveaux ministres auxquels on vient de confier les commandes de l’éducation. Après trois années aux mains d’un super ministre, ce département peinait toujours à se relever et le revoilà désagrégé en trois ministères. Cette énième reconfiguration est elle la bonne formule ou tout simplement un rebelote politique à la veuille des consultations pour caser des hommes ? Les solutions hâtives et l’improvisation ont tant fait souffrir notre système éducatif et il n’est que grand temps de le faire sortir du bourbier. Il en va de l’avenir de la nation et du devenir de nos enfants. Toute la gangrène de ce département résiderait du manque de considération de la question des ressources humaines, qui est le pivot de l’action pédagogique. Tant que l’enseignant n’est pas réhabilité dans sa place d’antan, entouré de tous les égards tant par les décideurs que par cette société qui le rejette comme un paria social, l’enseignement chez nous, ira toujours de mal en pis. Mettre l’enseignant dans les conditions optimales à mener à bien sa noble, dans la tranquillité de l’esprit, loin de toutes contraintes matérielle. C’est en ce moment que l’on peut tout exiger de lui en retour. Car, Méditez avec moi, cette célèbre citation de Victor Hugo qui affirmait ceci! « Faites les hommes heureux, vous les faites meilleurs ».
Cissé Harouna





