Mauritanie :"Des élections au 23 novembre seraient extrêmement chaotiques" (Kane Hamidou Baba) Posté le 10/10/2013 - Par © ALAKHBAR (Nouakchott) - Date: 10.10.2013 Heure: 20:41 GMT

 

 

 

 

Date: 10.10.2013  Heure: 20:41 GMT 

 

 

Ajouté le : 10.10.2013 15:27

Mauritanie : "Des élections au 23 novembre seraient extrêmement chaotiques" (Kane Hamidou Baba)

 

 

 

 

 

 

ALAKHBAR (Nouakchott) - « Si des élections sont tenues au 23 novembre, elles seront extrêmement chaotiques », a alerté Kane Hamidou Baba, président du parti d’opposition mauritanien MPR. Il livrait un point de presse ce jeudi à Nouakchott.
 

 

 «  J’ai entendu dire que de toute façon on ira aux élections au 23 novembre. Mais qu’on aille à ces élections  et vous verrez ce que vous verrez.  vous verrez des élections extrêmement chaotiques, des élections qui seront pires qu’on a connues dans l’histoire politique de ce pays certainement.  Et ce sera un retour à la case de départ ».

 

 « Notre conviction, a-t-il ajouté,  est que techniquement ces élections  sont irréalisables à la date du 23 novembre  et que politiquement elles sont inopportunes  face à une CENI qui, à ce jour, ne dispose pas d’un budget pour organiser des élections».

 

Pour Kane il existait de véritables chances d’aller vers des élections crédibles, consensuelles et apaisées, mais les initiatives « hasardeuses de la CENI, l’incohérence de certains partenaires, mais surtout l’absence d’une volonté politique du pouvoir se traduisant par la non mise en œuvre d’engagements pris par le président de la République lui-même, font que ces élections, dans les conditions actuelles de leur organisation, ressemblent à un jeu d’enfant joué par des adultes ». 

 

La conclusion, selon Kane, est que le MPR, ne prendra pas part à "des élections qui n’ont, par ailleurs, aucune chance de solder une crise politique qui dure depuis cinq ans".

 

Le parti a toutefois précisé que le boycott reste un principe et qu'il est prêt à revoir sa position s’il y a un rétablissement de la confiance entre les acteurs politiques et une garantie des conditions de transparence.

 

©   ALAKHBAR (Nouakchott) 

 



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