Edito n° 734 Posté le 29/01/2014 - Par © 2014 ODH Jeudi 30 Janvier 2014 00h01 Editoriaux

 

 

Edito n° 734 

 

 

 

La page des interminables Législatives et Municipales est maintenant tournée. On n’en parle plus. . Place à ce qui est plus important : l’élection présidentielle. Certes, aucune personne ne s’est encore déclarée publiquement candidate à l’échéance, mais toute l’opinion ne s’intéresse plus qu’à elle. Les acteurs politiques ont les yeux rivés sur elle, font leurs calculs et leurs manœuvres, commencent à se positionner et affûtent leurs armes. Dans le camp de la Majorité, on s’intéresserait à l’intégration d’anciens opposants, particulièrement le leader harratine Messaoud qui serait prêt à troquer le soutien pour Aziz contre son maintien à la tête de la chambre basse. La formation du gouvernement en vue pourrait être fortement influencée par ce genre de manœuvre visant à élargir les soutiens de Aziz pour sa candidature présidentielle.
Au niveau de l’opposition traditionnelle ou nouvelle, on est bien braqué sur cette question de l’heure : l’élection présidentielle. Il y a ceux qui, dopés par les scores de certains candidats aux Législatives et Municipales, croient dur comme fer qu’il désormais possible de battre le président Aziz par les urnes, si et si seulement on arrivait à présenter un candidat unique au nom de toute l’opposition. Et travaillent déjà pour réaliser cet objectif.
Mais il y a aussi ceux qui, dans l’opposition traditionnelle, avaient boycotté les dernières échéances et estiment qu’il est plutôt urgent et fort nécessaire de revenir sur les conditions de l’organisation de la future élection afin d’assurer sa transparence à travers une panoplie de mesures qu’il faut négocier entre les acteurs.
A travers les positions des uns et des autres, on remarque clairement que rien n’a changé sur la scène politique et que les mêmes divergences entre les acteurs politiques demeurent là inchangées. Et on ne  voit pas comment des gens qui ont échoué à s’entendre sur l’organisation d’élections législatives et municipales puissent-ils se retrouver pour coordonner une échéance plus importante qui déchaîne toutes les passions et suscitent tous les enjeux. C’est un leurre de penser que notre politique est capable d’autre chose que de se chamailler…

 

 

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