Obama réunit son équipe de sécurité nationale sur l'Ukraine Posté le 02/03/2014 - Par WASHINGTON - (©AFP / 01 mars 2014 22h35) Monde

Obama réunit son équipe de sécurité nationale sur l'Ukraine
WASHINGTON - Le président des Etats-Unis Barack Obama a réuni samedi à Washington son équipe de sécurité nationale pour examiner les options politiques sur la table pour résoudre la crise en Ukraine, a indiqué un responsable de la Maison Blanche.
Des membres de l'équipe de sécurité nationale du président, dont le général Martin Dempsey, le plus haut gradé américain, ont été vus se rendre à la Maison Blanche en début d'après-midi, alors que le recours à l'armée russe en Ukraine a été approuvé samedi à l'unanimité par le Conseil de la Fédération à Moscou, à la suite d'une demande en ce sens de Vladimir Poutine.
Le ministre américain de la Défense Chuck Hagel s'est par ailleurs entretenu par téléphone avec son homologue russe Sergueï Choïgu. Le chef du Pentagone Chuck Hagel a parlé à son homologue russe ce matin, a affirmé à l'AFP un responsable sous couvert de l'anonymat. M. Hagel s'est ensuite rendu à la Maison Blanche pour la réunion de crise de l'équipe de sécurité nationale du président Obama.
L'équipe de sécurité nationale du président se réunit aujourd'hui pour être informée des derniers développements en Ukraine et discuter des potentielles options politiques, a expliqué un haut responsable de la Maison Blanche, assurant que plus de détails seraient fournis dans l'après-midi.
Barack Obama n'était pas présent à la réunion avec l'équipe au complet, mais il a été mis au courant par sa conseillère sur les questions de sécurité nationale Susan Rice et d'autres hauts responsables, selon une source de la Maison Blanche.
Ces responsables ont assuré qu'il n'y avait aucun changement concernant la présence militaire américaine dans la région.
Vendredi, Barack Obama avait mis Moscou en garde contre une intervention armée en Ukraine et souligné que les Etats-Unis seraient solidaires de la communauté internationale pour souligner qu'il y aura un coût à toute intervention militaire en Ukraine.
Le sénateur républicain John McCain a réagi samedi aux derniers développements, appelant le président Obama à rallier nos alliés européens et de l'Otan pour dire clairement à quel coût la Russie sera confrontée pour son agression.
Chaque instant durant lequel les Etats-Unis et nos alliés attendent pour réagir envoie le signal au président Poutine qu'il peut être encore plus ambitieux et agressif dans son intervention militaire en Ukraine, a déclaré dans un communiqué l'ancien rival de Barack Obama dans la course à la Maison Blanche. Personne ne doit se faire d'illusion sur ce que le président Poutine est capable de faire pas seulement en Crimée, mais dans l'ensemble du territoire ukrainien.
A New York, les ambassadeurs des 15 pays membres du Conseil de sécurité de l'ONU ont entamé samedi des consultations à huis clos sur la situation en Ukraine et en Crimée. Mais peu après le début de la réunion, les discussions s'enlisaient dans des querelles de procédure, les Occidentaux réclamant que ces consultations à huis clos se transforment en session publique alors que Moscou refusait, selon des diplomates.
(©AFP / 01 mars 2014 22h35)
Les réactions
Nouvelles O.D.H Le 02/03/2014 à 01:22:05
Ukraine : Obama met en garde Poutine, l'appelle à replier ses forces
WASHINGTON - Le président des Etats-Unis Barack Obama a appelé samedi son homologue Vladimir Poutine à replier les forces russes dans leurs bases de Crimée et l'a mis en garde contre un isolement croissant international s'il persistait à intervenir en Ukraine.
Lors d'un appel téléphonique de 90 minutes, M. Obama a affirmé à M. Poutine qu'il avait violé la loi internationale en déployant des troupes russes en Ukraine, et l'a exhorté à discuter pacifiquement avec les autorités de Kiev de ses inquiétudes sur le traitement des russophones dans le pays, a indiqué la Maison Blanche dans un communiqué au ton extrêmement ferme.
Les mouvements de troupes russes en Ukraine constituent une claire violation de la souveraineté et de l'intégrité territoriale de l'Ukraine, ce qui est une infraction à la loi internationale, dont les obligations de la Russie au terme de la charte de l'ONU, a déclaré M. Obama à M. Poutine, selon la présidence américaine. Les Etats-Unis condamnent l'intervention russe en territoire ukrainien.
En outre, les Etats-Unis appellent la Russie à faire baisser les tensions en repliant ses forces dans leurs bases de Crimée et à s'abstenir de toute interférence ailleurs en Ukraine.
Washington a affirmé reconnaître les liens historiques et culturels solides entre la Russie et l'Ukraine, et la nécessité de protéger les droits des russophones et des minorités dans ce pays.
De même source, le président Obama a dit au président Poutine que si la Russie avait des inquiétudes au sujet du traitement des russophones et des minorités en Ukraine, la façon appropriée de les traiter était de s'adresser directement au gouvernement ukrainien.
M. Obama a également demandé le lancement d'un dialogue entre la Russie et le gouvernement ukrainien, avec une assistance internationale si nécessaire. Les Etats-Unis sont prêts à y participer.
Enfin, M. Obama a dit clairement que la poursuite des violations de la souveraineté et de l'intégrité territoriale de l'Ukraine par la Russie aurait des conséquences négatives sur la place de la Russie au sein de la communauté internationale, selon la Maison Blanche.
Dans les heures et les jours à venir, les Etats-Unis mèneront des consultations en urgence avec leurs alliés et partenaires au Conseil de sécurité de l'ONU et autres instances internationales, selon la même source.
Dans l'intervalle, les Etats-Unis vont suspendre leur participation aux rencontres préparatoires du sommet du G8, prévu en juin à Sotchi en Russie, a précisé l'exécutif américain, confirmant une possibilité évoquée dès vendredi par un haut responsable à Washington.
La poursuite de la violation de la loi internationale par la Russie mènera à un plus grand isolement politique et économique, a prévenu la Maison Blanche.
(©AFP / 02 mars 2014 00h04)





