Algérie/présidentielle : Bouteflika accuse un rival d'appeler à la violence Posté le 12/04/2014 - Par Alger - (©AFP / 12 avril 2014 23h00) Maghreb

 

 

Algérie/présidentielle : Bouteflika accuse un rival d'appeler à la violence

 

 


ALGER - Le président algérien Abdelaziz Bouteflika, candidat à un 4e mandat, a accusé samedi son principal rival Ali Benflis d'avoir appelé à la violence pendant la campagne pour l'élection du 17 avril, selon des images retransmises par la télévision.

 

 



Qu'un candidat vienne menacer les walis (préfets) et les autorités, disant de faire attention à nos familles et à nos enfants en cas de fraude, cela veut dire quoi, a déclaré M. Bouteflika en recevant le ministre espagnol des Affaires étrangères José Manuel Garcia-Margallo. 

C'est du terrorisme à travers la télévision, a souligné M. Bouteflika qui s'exprimait en français d'une voix basse.

Il faisait allusion à des propos à la télévision de M. Benflis qui a évoqué mercredi les risques de fraudes pendant le scrutin. La fraude est haram (illicite). Le faux et usage de faux est haram. Je m'adresse aux walis, aux chefs de daïras (sous-préfets) : vous avez de la famille, pensez à la préserver, avait-il dit.

 

 

 



M. Bouteflika a également estimé que par certains moments, la campagne électorale qui s'achève dimanche avait manqué d'élégance. Il y a des appels à la violence et des comportements peu orthodoxes et antidémocratiques, a-t-il dit. 

Alors que le ministre espagnol faisait remarquer que cette campagne était dure, le président Bouteflika lui a répondu qu'elle l'était et qu'il y avait un code déontologique duquel on ne doit pas s'écarter.

Affaibli il y a un an par un AVC qui a conduit à son hospitalisation à Paris pendant près de trois mois en 2013, M. Bouteflika, 77 ans dont 15 à la tête de l'Algérie, suit une rééducation pour récupérer toutes ses facultés d'élocution et sa mobilité.

Sollicité par l'AFP à Oran (ouest) le camp Benflis n'a pas souhaité répondre dans l'immédiat.

Auparavant, il avait dénoncé un communiqué d'une violence inouïe et d'une extrême gravité du camp adverse qui l'accusait aussi de violences. Il s'agit de propos diffamatoires et d'accusations infondées, a réagi auprès de l'AFP, Lotfi Boumghar, directeur de la communication de M. Benflis à la suite de la diffusion de ce texte par la direction de la campagne de M. Bouteflika.

Nous prenons acte de la poursuite de comportements violents de la part de parties hostiles au déroulement serein et transparent de la campagne et de l'élection pour la présidentielle, et dénonçons les auteurs de cette violence qui émane de représentants de M. Benflis, a indiqué le communiqué.


(©AFP / 12 avril 2014 23h00)  

 

 

 

Algérie : six islamistes armés tués dans l'est

 


ALGER - Six islamistes armés ont été tués dimanche par l'armée dans deux opérations menées dans les montagnes de Kabylie et des Aurès, a annoncé le ministère de la Défense sur son site internet.

Un détachement de l'armée relevant du secteur opérationnel de Tizi Ouzou a réussi dimanche 13 avril 2014 à quatre heures du matin (03h00 GMT), lors d'une embuscade dressée près du village de Koukou (140 km au sud-est d'Alger) à mettre hors d'état de nuire deux terroristes, selon le communiqué du ministère.

Une kalachnikov, un fusil semi-automatique, une grenade, trois téléphones portables et des munitions, ont été récupérés, a ajouté le ministère.

En fin d'après-midi, un autre détachement de l'ANP a abattu quatre terroristes à la suite d'une opération de ratissage dans les monts de la commune de Djellal située près de Kenchela (450 km aus sud-est d'Alger), selon un communiqué.

Le 6 avril, une islamiste armée avait été tuée dans la région de Jijel (350 km à l'est d'Alger), avait annoncé le ministère sans donner de précision sur son identité. Les femmes sont très rares dans les rangs des groupes armés mais souvent actives dans leurs réseaux de soutien.

Des groupes radicaux armés continuent de se cacher dans les maquis de Kabylie et de commettre attentats et attaques dans l'est algérien, longtemps après la fin de la guerre civile qui avait opposé dans les années 1990 l'armée à des groupes islamistes extrémistes. 


(©AFP / 14 avril 2014 00h25)  

 
 


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