Démission d'un conseiller de Hollande accusé de conflit d'intérêt Posté le 18/04/2014 - Par (ats / 18.04.2014 13h32) France politique

Démission d'un conseiller de Hollande accusé de conflit d'intérêt
Aquilino Morelle, un proche conseiller politique du président François Hollande, a annoncé sa démission. Cette décision survient après des accusations de conflit d'intérêt et de train de vie somptuaire portées par le site d'information Mediapart.

Selon un article de Mediapart, Aquilino Morelle a touché en 2007 12'500 euros (15'245 francs suisses) pour une activité de conseil auprès d'un laboratoire danois, Lundbeck, alors qu'il travaillait pour l'Inspection générale des Affaires sociales (Igas), un organisme interministériel chargé notamment de contrôler l'industrie pharmaceutique. Vendredi, l'Igas a assuré ne pas avoir délivré d'autorisation à Aquilino Morelle dans ce sens.
Trente paires de souliers
Le site Mediapart a aussi évoqué le train de vie du conseiller politique de François Hollande, comme ses "30 paires de souliers de luxe faites sur-mesure" qu'il fait cirer tous les deux mois dans les locaux du palais présidentiel, ou les deux chauffeurs mis à sa disposition et à celle de ses proches.
Une image assassine pour celui qui inspira très largement le fameux discours du Bourget de janvier 2012 dans lequel François Hollande clamait que son "principal adversaire" était "le monde de la finance" et promettait de ramener l'argent au rang de "serviteur et non d'un maÎtre."
Ne pas gêner François Hollande
Cette affaire survient au moment où l'exécutif socialiste, affaibli après une déroute de la gauche aux élections municipales en mars, vient d'annoncer des mesures de rigueur pour redresser les finances publiques du pays.
Vendredi, l'ex-conseiller, qui était également chef du pôle communication de l'Elysée a affirmé dans un communiqué à l'AFP avoir pris sa décision "pour ne pas gêner l'action du président de la République, du gouvernement et de la majorité, dans un moment particulièrement difficile de la vie du pays".
Souhaitant redire qu'il n'a commis "aucune faute. Je n'ai jamais été en situation de conflit d'intérêts", Aquilino Morelle veut toutefois "mettre fin à (ses) fonctions" à l'Elysée pour "être entièrement libre de répondre (aux) attaques".
(ats / 18.04.2014 13h32)





