La France a versé 18 M USD pour la libération des journalistes otages en Syrie Posté le 26/04/2014 - Par Berlin - (©AFP / 26 avril 2014 13h34) Terrorisme

La France a versé 18 M USD pour la libération des journalistes otages en Syrie
Berlin - La France a versé 18 millions de dollars pour la libération des quatre journalistes français enlevés en juin 2013 en Syrie et relâchés la semaine dernière, assure samedi l'hebdomadaire allemand Focus, affirmation catégoriquement démentie par Paris.
Les fonds, convoyés vers Ankara par le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian, ont été versés aux ravisseurs par l'intermédiaire des services secrets turcs, écrit Focus, citant des sources proches de l'Otan à Bruxelles.

Selon des experts de l'Otan, l'espionnage français a été informé dès le début de la prise d'otage du lieu de détention des quatre journalistes, mais a renoncé à une intervention armée pour les libérer en raison des combats qui secouent la Syrie, poursuit le magazine.
La cabinet du ministère de la Défense a tenu à apporter à l'AFP un démenti à ces affirmations.
Le gouvernement dément catégoriquement les informations contenues dans l'hebdomadaire cité et réitère la position de la France sur la question des libérations d'otages telle que Laurent Fabius l'avait rappelée samedi dernier, a affirmé cette source.
A l'occasion de la libération le wee-end dernier de quatre journalistes français après dix mois de captivité en Syrie, le ministre des Affaires étrangères avait rappelé le credo de Paris, à savoir que l'Etat français ne paie pas de rançons.
C'est un principe très important pour que les preneurs d'otages ne puissent être tentés d'en ravir d'autres. Tout est fait par des négociations, des discussions, avait lui-même insisté le chef de l'Etat François Hollande.
Didier François, grand reporter à la radio française Europe 1, et le photographe Edouard Elias avaient été enlevés au nord d'Alep le 6 juin 2013. Nicolas Hénin, reporter à l'hebdomadaire français Le Point, et Pierre Torrès, photographe indépendant, avaient été enlevés le 22 juin à Raqqa.

Ils ont été retrouvés par une patrouille de l'armée turque dans la nuit du 19 au 20 avril dans le no man's land de la frontière séparant la Turquie et la Syrie, près de la petite ville turque d'Akçakale (sud-est).
(©AFP / 26 avril 2014 13h34)
Les réactions
Nouvelles O.D.H Le 27/04/2014 à 04:06:04
Paris nie avoir payé pour la libération des otages en Syrie
La France a versé 18 millions de dollars (environ 16 millions de francs) pour la libération des quatre journalistes français enlevés en juin 2013 en Syrie et relâchés la semaine dernière, a assuré samedi l'hebdomadaire allemand "Focus". Cette affirmation a cependant été démentie par Paris.
Les fonds, convoyés vers Ankara par le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian, ont été versés aux ravisseurs par l'intermédiaire des services secrets turcs, selon "Focus" qui cite des sources proches de l'OTAN à Bruxelles.
Selon des experts de cette organisation, l'espionnage français a été informé du lieu de détention des quatre journalistes dès le début de la prise d'otages, mais il a renoncé à une intervention armée en raison des combats qui secouent la Syrie, poursuit le magazine.
Le cabinet du ministère de la Défense a tenu à apporter à l'AFP un démenti: "Le gouvernement dément catégoriquement les informations contenues dans l'hebdomadaire cité".
"L'Etat ne paie pas"
A l'occasion de la libération le week-end dernier de quatre journalistes français après dix mois de captivité en Syrie, le ministre français des affaires étrangères Laurent Fabius avait rappelé la pratique en la matière, à savoir que "l'Etat français ne paie pas de rançons".
"C'est un principe très important pour que les preneurs d'otages ne puissent être tentés d'en ravir d'autres. Tout est fait par des négociations, des discussions", avait aussi insisté le président François Hollande.
Didier François, grand reporter à la radio "Europe 1", et le photographe Edouard Elias avaient été enlevés au nord d'Alep le 6 juin 2013. Nicolas Hénin, reporter à l'hebdomadaire "Le Point", et Pierre Torrès, photographe indépendant, avaient eux été enlevés le 22 juin à Raqqa.
Ils ont été retrouvés par une patrouille de l'armée turque, dans la nuit du 19 au 20 avril, dans le "no man's land" de la frontière qui sépare la Turquie et la Syrie, près de la ville turque d'Akçakale.
(ats / 26.04.2014 21h34)





