France : des ressortissants négro-mauritaniens assiègent leur ambassade Posté le 07/05/2014 - Par © ALAKHBAR (Nouakchott) Date: 08.05.2014 Heure: 00:25 GMT Diaspora mauritanienne

 

 

 

 

 

 

Saccage de l’ambassade de Mauritanie à Paris : tous les accusés, remis en liberté

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ALAKHBAR (Paris) - Tous les quinze étudiants qui a avaient été mis en cause dans l’affaire saccage des locaux de l’Ambassade de Mauritanie à Paris ont été remis en liberté, hier vendre, en échange de payement d’une amende de plus de 5000 Euros, dans un délai de deux mois, a rapporté le correspondant d’Alakhbar.
 

 

Une cinquantaine de protestataires négro-mauritaniens avaient assiégé l'ambassade mercredi protestant contre la dispersion violente des ex-déportés mauritaniens qui marchaient sur Nouakchott.


Après 310 kilomètres à pied et 10 jours de marche; ces ex déportés negro-mauritaniens au Sénégal suite aux conflit de 89 opposant les deux pays, ont été dispersés à gaz lacrymogène à leur arrivée Nouakchott. Cinq femmes s’étaient évanouies et un homme de 65 ans interpelé.


La police française avait arrêté une vingtaine de personnes après le saccage de l’ambassade de Mauritanie à Paris. Six ont été libérées ce jeudi. Neuf étudiants sont restés en détention :

(Kebé Souleimane, Khadijetou,  N'Gaida Yaye Bâ, Ami Bâ Ahmed Tidjane Sow Lam Aboubekrine Dia Abdoulaye Ba,  Seikou Aïssata Ngïdé).


Une source proche des personnes libérées avait rapporté au correspondant d’Alakhbar le rejet de la plainte déposée contre les protestataires par les autorités diplomatiques mauritaniennes pour "vice de forme".

 

 

Date : 10.05.2014  Heure : 20:46 GMT

 

 

Affaire saccage de l’ambassade de Mauritanie en France : Nouakchott "fait pression" sur Paris

 

 

 

 

ALAKHBAR  (Nouakchott) -  L’avocat de l’un des quinze mis à cause dans l’affaire saccage de l’ambassade de Mauritanie en France parle de "pression" de la part du gouvernement mauritanien sur les autorités française. Maître William Word a été interviewé jeudi par Alakhbar .
 

 

 

 

 

ALAKHBAR : Les mis en cause seront-ils renvoyés en procès ?

 

 

Maître Word : Aucune date n’a été fixée pour le moment. La garde à vue de tous les mis en cause se poursuit. On saura demain (vendredi 9 mai) s’ils seront en procès de comparaison immédiate ou renvoyés  au tribunal pour une date ultérieure.

 

 

ALAKHBAR : La prolongation de la garde à vue est elle légale ?

 

 

Maître Word : Oui. C’est l’égal, parce qu’on est dans les 48 de garde à vue. C’est-à-dire qu’ils peuvent rester en garde à vue jusqu’à 15 H 30 demain. Leur garde à vue initialement d’une durée de 24 heures a été prolongée encore de 24 heures, sur ordre du procureur.

 

 

ALAKHBAR : Y a-t-il une interférence des autorités mauritaniennes dans l’enquête ?

 

 

 

Maître Word : Il y a de toute façon une pression de la part du gouvernement mauritanien ou au moins de l’ambassade de mauritanien. Le procureur qui envisageait de relâcher les mis en cause dès ce soir, a subitement changé d’avis. Le gouvernement mauritanien veut voir si la France entend vraiment poursuivre  les individus qui sont entrés dans l’ambassade.

 

 

ALAKHBAR : Quelles peines encourent les accusés ?

 

 

 

Maître Word : Ces jeunes en théorie encourent une peine de cinq ans d’emprisonnement si on regarde les textes. Néanmoins il ne faut pas être trop alarmiste dans la mesure où ils sont inconnus des services de police. Et puis, ce sont des jeunes qui sont parfaitement intégrés à la société francises et qui poursuivent des études. Donc, on peut penser que les juges du tribunal, les juges du siège tiendront en compte de tout cela et ne prononceront pas de peines d’emprisonnement ferme. Il faut quand même espérer que les magistrats du siège ne tomberont pas dans le panneau du procureur qui va nécessairement  demander des sanctions. Les magistrats ne doivent pas oublier que ce que l’on reproche à ces jeunes a été commis à l’ambassade de Mauritanie, donc en territoire étranger.

 

 

 

 ALAKHBAR : Quel serait l’impact de cette "violation" de territoire étranger ?

 

 

 

Maître Word : Si je continue à assister mon client dans le cadre de cette affaire, je rappellerai en cas de procès les Convention de Vienne sur l’inviolabilité  des ambassades,  des consulats et de tous les bâtiments diplomatiques.

 

 

 

ALAKHBAR : Mais, ce sont les autorités mauritaniennes qui avaient sollicité la police française

 

 

 

Maître Word : Je pense que l’argumentation du procureur va être essentiellement de dire qu’à partir du moment où les autorités diplomatiques avaient à autoriser à la police française à entrer à l’intérieur, la France était compétente. Mais non. On a violé un territoire étranger.

 

 

 

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Saccage de l’ambassade de Mauritanie à Paris : l’ambassadeur se plaint du retard de la police

 

 

 

 

ALAKHBAR (Nouakchott) -  L’ambassadeur de Mauritanie à Paris Mohamed Mahmoud Ould Ibrahim Khalil s‘est plaint du retard de l’intervention de la police française pour arrêter les personnes qui saccageaient hier ses locaux.

 

 

 



L’ambassadeur cité par le journal en ligne ashargalawsat a affirmé qu’il ne connait ni l’identité des auteurs du saccage ni les raisons qui les ont poussé à commettre leur acte.

Il a reconnait toutefois que les auteurs s’étaient présentés comme des étudiants avant d’être autorisés à entrer dans l’ambassade pour rencontrer le chargé des affaires estudiantines.

Ould Ibrahim Khalil a dit qu’il attend les résultats de l’enquête pour connaitre les raisons qui ont poussé à cette mise à sac des locaux de l’ambassade.


 

 

Une cinquantaine de protestataires négro-mauritaniens avaient assiégé l'ambassade mercredi protestant contre la  dispersion violente des ex-déportés mauritaniens qui marchaient sur Nouakchott.


Après 310 kilomètres à pied et 10 jours de marche; ces ex déportés negro-mauritaniens au Sénégal suite aux conflit de 89 opposant les deux pays, ont été dispersés à gaz lacrymogène à leur arrivée Nouakchott. Cinq femmes s’étaient évanouies et un homme de 65 ans interpelé.


La police française avait arrêté une quinzaine de personnes après le saccage de l’ambassade de Mauritanie à Paris. Six ont été libérées ce jeudi. Neuf étudiants sont restés en détention: (Kebé Souleimane, Khadijetou N'Gaida Yaye Bâ, Ami Bâ Ahmed Tidjane Sow Lam Aboubekrine Dia Abdoulaye Ba Seikou Aïssata Ngïdé).


Une source proche des personnes libérées a confié au correspondant d’Alakhbar que la police française a rejeté la plainte déposée contre les protestataires par les autorités diplomatiques mauritaniennes pour "vice de forme".

 

 

 

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Paris : saccage de locaux de l'ambassade de Mauritanie en France (photos)

 

 

 

 

 

 

 

ALAKHBAR (Nouakchott) - Ces images ont été prises par le correspondant d'Alakhbar quelques heures après le saccage des locaux de l'ambassade de Mauritanie à Paris.

 

 

 

 

 

 

Une cinquantaine de négro-mauritaniens dont des étudiants avaient assiégé ce matin leur ambassade en France avant de saccager les bureaux de l'ambassadeur; de l'attaché militaire et d'autres locaux de l'ambassade. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Les contestataires protestent contre la dispersion violente des ex-déportés mauritaniens et dénonçaient également "l'enrôlement discriminatoire à l'égard de la communauté négro-mauritanienne". 

 

 

 

Saccage de l'ambassade de Mauritanie à Paris : liste des 15 personnes arrêtées

 

 

 

 

 

 

ALAKHBAR (Nouakchott) - La police française a arrêté quinze personnes après le saccage des locaux de l'ambassade de Mauritanie à Paris. Auparavant une cinquantaine de protestataires négro-mauritaniens  avaient assiégé l'ambassade des heures durant.

Les personnes interpelées ont conduites au commissariat du 7e arrondissement de Paris :
 
(Fodé Camara, Demba Bangoura, Abou Sarr, Daha Bâ, Aly Kebé, Yaye Bâ, Ami Bâ, Ahmed Tidjane Sow, Lam Aboubekrine, Kebé Souleimane, Khadijetou N'Gaida, Dia Abdoulaye, Souzy et Ajaratou Digo

 

 

 

France : des ressortissants négro-mauritaniens assiègent leur ambassade

 

 

 

 

ALAKHBAR  (Nouakchott) - Une cinquantaine de négro-mauritaniens dont des étudiants assiègent depuis ce matin leur ambassade en France, a rapporté le correspondant d'Alakhbar sur place.

Les contestataires protestent contre la dispersion violente de la marche des ex-déportés dimanche à Nouakchott. ils dénoncent également "l'enrôlement discriminatoire" à l'égard de la communauté négro-mauritanienne dont la diaspora.

"Nous n'allons pas nous inscrire sur le fichier électoral tant que les droits de noirs mauritaniens ne sont pas respectés" ont menacé les protestataires.

 

 

©    ALAKHBAR  (Nouakchott)

 



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