La marche des ex-réfugiés au Sénégal et la présidentielle à la Une en Mauritanie Posté le 11/05/2014 - Par Nouakchott, Mauritanie © PANA via Mauritanie Web 10/05/2014 à 19:59:01 Fil de l'actu

La marche des ex-réfugiés au Sénégal et la présidentielle à la Une en Mauritanie

Date : 10/05/2014 à 19:59:01
Nouakchott, Mauritanie (PANA) - La dispersion de la marche des anciens réfugiés rapatriés du Sénégal, après un parcours de plus de 300 kilomètres qui les a menés de la vallée du fleuve à Nouakchott, et l’élection présidentielle du samedi 21 juin 2014, ont été les principaux sujets abordés par la presse parue en Mauritanie cette semaine.

Dans un éditorial, l’hebdomadaire "Biladi" juge "surprenant et inapproprié le traitement réservé à la marche des anciens réfugiés mauritaniens au Sénégal".
"Chassés injustement de leur patrie pendant prés de 20 ans, ces hommes et ces femmes continuent à croupir dans la misère et sont privés du plus élémentaire droit d’un citoyen: disposer de papiers d’état-civil", écrit "Biladi".
Le même organe dénonce "une répression brutale" et l’attitude des autorités sécuritaires "qui ont empêché à la marche d’arriver là ou finissent pourtant toutes les manifestations de protestation des Mauritaniens depuis quelques années : les grilles du palais présidentiel".

Pour sa part, le quotidien "Le Rénovateur" opère un coup de projecteur dans les éphémérides pour rappeler au pouvoir en place l’histoire d’un pays dont le parcours est hanté par la répression.
"Si les erreurs font partie de la nature humaine, ne pas se retourner pour regarder les fautes commises, à défaut de les juger, c’est manquer de courage et de bon sens. M. le président, vous êtes suffisamment averti de toutes les bavures commises dans ce pays par tous les régimes précédents, pour ne pas retomber dans les travers qui ont conduit à de graves dérives", écrit ce journal.

Quant au quotidien "L’Authentique", il évoque "un réveil douloureux" en constatant que "la Mauritanie qui avait commencé peu à peu à reprendre confiance en elle-même, ne méritait pas une douche aussi glaciale, à travers les crises multiformes et à répétition de ces dernières semaines : des marches de protestations, avec une réplique vigoureuse des forces de l’ordre".
Abordant le scrutin présidentiel du samedi 21 juin, le même journal constate que "les candidats se bousculent devant le Conseil constitutionnel et que la configuration de la liste des prétendants à l’élection présidentielle du samedi 21 juin 2014 est étoffée par des candidatures inattendues".
"Une présidentielle qui manquera cependant de piquant, selon l’avis de nombreux observateurs qui prévoient l’absence des candidats des partis de l’opposition traditionnelle", avertit le même organe.

A propos du scrutin présidentiel du 21 juin, l’hebdomadaire "Biladi" pronostique "une histoire d’éternel recommencement"", aucune candidature de l’opposition dite radicale, regroupée au sein du Forum national pour la démocratie et l’unité ne s’étant déclarée".
© PANA via Mauritanie Web
Les réactions
BA Djibril Le 12/05/2014 à 12:47:12
HONNEUR A CEUX QUI N'ONT JAMAIS BAISSE LES BRAS, HONNEUR A CEUX QUI SANS ARMES, SANS ARGENT SE SONT BATTU ET SE BATTENT ENCORE SANS VIOLENCE.
Ils ont marché avec détermination sans violence et ont été accueilli par la violence.
Ils ont marché sans ressentiment et ils ont été accueilli par la violence.
Ils ont marché sans haine convaincu qu'ils allaient être entendu et ont été accueilli par la violence.
Que nous apprend t’ont de nouveau ?
A chaque fois que nous avons agit sans violence le système a répondu avec violence.
Il faut la vérité sur cette période sombre de notre histoire. Elle concerne toute la Mauritanie. Le soulagement des populations victimes est une chose la gestion de cette affaire à l’échelle nationale en est une autre? Les questions fondamentales que nous laisserons en suspend nous rattraperont tôt ou tard. L'injustice ne peut être réparée que par la justice.
Peut-il y avoir justice sans vérité ?
Les actes commis sont du domaine de crimes contre l’humanité. Ces actes qui constituent le passif humanitaire représentent un drame national. Ces actes ont bien sur atteint le comble de l’horreur lorsqu’un jour qui n'est pas comme les autres, à la veille du 28 novembre 1990 on a pendu 28 fils du pays dans une garnison militaire comme si on voulait s'adresser à la nation toute entière.
Comment as ton pu en arriver là, avec un acte aussi gratuit que celui la. Ternir un jour aussi important avec un acte aussi horrible que celui là, aussi insultant que celui là, sans pour autant que ni nos responsables politiques ni nos responsables militaires, ni nos responsables religieux de l’époque n'aient réagi en conséquence?
Comprenne qui veut comprendre.
Lâcheté ou immobilisation par l'effet de la stupeur, de la peur ?
Nous venions juste de sortir de 1989 en mois béni de ramadan qui me semble t-il ne nous a pas servi de leçon.
Et lorsque nous avons repris nos esprits , où étaient nos oulémas de l'époque?
Où étaient nos hommes politiques de l'époque?
Où étaient nos responsables militaires de l'époque ?
Des sans voix ont crié mais leurs voix se sont étouffés, ceux qui en avaient, eux, sont restés terrés dans le silence.
J'espère que cette fois ci cela ne répétera pas.
Cette affaire n'est pas une affaire à ne régler qu’au niveau des groupes directement concernées.
C’est une affaire nationale Toutes les familles de Mauritanie sont concernées. Chaque 28 novembre au lieu d’être en fête nous nous retrouvons en DEUIL car la mémoire elle, dans ces cas ne trahit jamais.
Bien sur il est grand temps qu'il y ait une commission d’enquête pour rétablir la vérité, établir les responsabilités.
Le préalable d'une Mauritanie réconciliée réside dans la recherche de la vérité et de la justice. Seuls garants d'une paix sociale pérenne .
Pour que nous soyons réconcilies il faut tout simplement qu’il y ait justice.
C’est une question nationale. Certains actes ont été commis dans les institutions de la république et ont souillé la république.
Comptez le nombre de procès iniques,
Comptez le nombre d’exécutions extrajudiciaires,
Comptez le nombre de coups d’états.
Vous comprendrez que nous sommes dans un pays à tradition du viol de la loi.
Rien de pérenne ne peut se construire sans la justice et la justice n a pas de couleur, n a pas de pays spécifique, n a pas de religions spécifique quand elle touche à du fondamental : la vie.
L'Afrique du sud a connu une période sombre de son histoire. Un homme avec beaucoup de courage, Nelson MANDELA, l'a sortie de l'abject il disait dans son discours prononcé lors de son investiture le 10 mai1994
« Nous devons donc agir ensemble, comme un peuple uni, vers une réconciliation nationale, vers la construction d'une nation, vers la naissance d'un nouveau monde.
Que la justice soit la même pour tous. Que la paix existe pour tous.
Qu'il y ait du travail, du pain, de l'eau et du sel pour tous.
Que chacun d'entre nous sache que son corps, son esprit et son âme ont été libérés afin qu'ils
puissent s'épanouir.
Que jamais, jamais plus ce pays magnifique ne revive l'expérience de l'oppression des uns par les autres, ni ne souffre à nouveau l'indignité d'être le paria du monde.
Que la liberté règne.
Que le soleil ne se couche jamais sur une réalisation humaine aussi éclatante !
Que Dieu bénisse l’Afrique! » ( Extrait de : Ces discours qui ont changé le monde de Dominique JAMET)
Ce grand homme a eu le courage d'amnistier les tenants de l'apartheid mais seulement après avoir recherché la vérité sur le système et avoir jugé ce système.
Aziz en aura t-il cette présence d'esprit ? En aura t-il le courage ?
N'est il pas lui même otage du système ?
Le seul garant de la paix sociale est la JUSTICE grand J.
Ce grand homme a pu pardonner ceux qui l'avaient mis en prison 27 durant car il était dans les conditions de le faire après avoir combattu le système et l'avoir terrassé .
Aziz a t-il combattu le système ?
Et puisque nous sommes tenus d'agir ensemble il faut que nous ayons le courage, ensemble de rechercher la vérité, laisser la justice s'exprimer et non comme le dit JAMET dans son commentaire et je le cite " Aller au plus court en recouvrant d'une chape de SILENCE et de l’Amnistié un passé plein de sang et de fureur au risque de laisser le ressentiment s'installer et revenir gangrener le corps social.
MANDELA a voulu que la réconciliation se fonda :
NON sur l’oubli mais sur le PARDON,
NON sur l’enfouissement des vérités qui fâchent mais sur la manifestation des vérités qui soulagent ;
NON sur le mensonge par omission , mai sur les aveux et le repentir;
NON sur le rabibochage de façade mais sur une prise de conscience sincère et profonde.
MANDELA a voulu et fait de sorte que son pays fut lavé de la souillure du CRIME sans être entaché de celle du CHÂTIMENT. "
AZIZ EN AURA T-IL LE COURAGE ? Un responsable se doit de prévenir l’ire du peuple.
Il faut des préalables pour la réconciliation nationale. Tout système basé sur l'injustice est voué à l'échec.
La responsabilité confère des prérogatives qui se doivent d’être méritées par l’exercice de ses devoirs et non par ses manquements, surtout quand on se l’est, la responsabilité, octroyée.
Le premier devoir d’un responsable suprême est de veiller à l’exercice de la justice, à la protection, et à la sécurité des ses administrés , éléments fondamentaux pour une paix sociale pérenne.
HONNEUR A CEUX QUI ONT OSE.
ESPÉRONS QU'ENFIN IL Y AIT UN SURSAUT NATIONAL, QUE LES MASSES SE LÈVENT ET FASSE TOMBER CE SYSTÈME INIQUE, CYNIQUE, BARBARE ET SOUVENT VERSATILE.
Djibril BA





