Otage français décapité : Alger dénonce un acte odieux et abject Posté le 24/09/2014 - Par Alger - (©AFP / 24 septembre 2014 21h04) Terrorisme islamiste

 

 

 

 

Vive émotion en France après la décapitation d'un otage en Algérie

 


Paris - La décapitation d'un otage français en Algérie par un groupe lié à l'organisation Etat islamique (EI) provoquait mercredi une vive émotion en France parmi les citoyens et la classe politique.

Effroi devant la barbarie. Soutien de la Nation tout entière à la famille d'Hervé Gourdel. La France ne cèdera jamais, a déclaré le Premier ministre français Manuel Valls sur son compte Twitter, suivi de ses initiales pour signifier qu'il a lui-même rédigé le message.

C'est un deuil national, a déclaré à la presse le maire de Nice (sud), Christian Estrosi (UMP, opposition de droite), ami d'Hervé Gourdel et de sa famille. La France est frappée durement à travers l'un de ses enfants, a-t-il ajouté.

Pour Elisabeth Guigou (Parti socialiste), présidente de la commission des Affaires étrangères de l'Assemblée, c'est une tragédie nationale. Il faut résister. Ce sont des tueurs, a-t-elle dit.

 
 



C'est l'ensemble de la communauté nationale qui ressent ce deuil avec une très grande émotion, mais qui s'en trouve d'autant plus unie, a déclaré le secrétaire général de l'UMP, Luc Chatel.

Le premier secrétaire du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, a, lui, demandé instamment aux autorités françaises que ce crime ne demeure pas impuni.

Des proches, des voisins et des passants étaient épouvantés mercredi à Nice, devant l'immeuble où habitait Hervé Gourdel, après la revendication de sa décapitation par un groupe jihadiste.

Sortis en larmes du petit immeuble à l'italienne, aux couleurs ocres et aux volets marrons, Patrick et son épouse, proches voisins de ce guide de haute montagne, étaient très éprouvés par le drame.

J'étais très inquiet, ça fait deux jours que je pleure. Je craignais que ce groupe jihadiste nouveau veuille marquer le coup, a dit ce voisin et ami, qui pratiquait assidûment la montagne avec Hervé Gourdel. Le gouvernement n'avait pas besoin d'afficher ses positions comme ça, a-t-il estimé.

A la suite des menaces proférées par le groupe jihadiste, Paris avait affirmé sa volonté de ne céder à aucun chantage, aucune pression, aucun ultimatum.

Est-ce qu'il ne fallait pas avoir un peu plus de réserve au niveau des plus hautes autorités de notre pays pour qu'au moins on ne les excite pas davantage, en disant on continue ?, a dit à l'AFP, très ému, Laurent Gény, qui avait fondé une entreprise d'événementiel sportif avec le guide de haute montagne enlevé en Algérie.

On ne lui a pas laissé de chance à Hervé, on ne lui a pas laissé un petit peu de temps, a-t-il ajouté.

Soit les autorités algériennes auraient pu le libérer parce qu'elles étaient en cours de ratissage de la zone, a-t-il argumenté. Soit il se libérait lui-même car il en avait les capacités. Il fallait juste un petit peu de temps.

Le président français François Hollande a condamné mercredi à New York, où il participe à l'Assemblée générale de l'Onu, le lâche et odieux assassinat de cet otage, soulignant qu'il renforçait sa détermination à lutter contre le terrorisme.



(©AFP / 24 septembre 2014 20h57)

 

Otage français décapité : Alger dénonce un acte odieux et abject


Alger - Le gouvernement algérien a dénoncé mercredi comme un acte odieux et abject l'assassinat d'un otage français enlevé en Algérie par un groupe jihadiste lié au groupe Etat islamique (EI). 

Dès l'enlèvement (dimanche) du ressortissant français, les autorités algériennes ont mobilisé toutes les énergies et tous les moyens humains et matériels pour libérer l'otage, a indiqué le gouvernement dans un communiqué.

Il a réitéré sa détermination à poursuivre (sa) lutte contre le terrorisme sous toutes ses formes, et à garantir la protection et la sécurité de tous les ressortissants étrangers présents sur son territoire.

Le gouvernement algérien présente ses sincères condoléances à la famille du défunt et à ses proches ainsi qu'au gouvernement français, ajoute le communiqué. 

 

 



Le groupe Jund al-Khilafa a annoncé, dans une vidéo postée mercredi, avoir décapité Hervé Gourdel, un guide de haute montagne de 55 ans, après avoir menacé deux jours plus tôt de le tuer si la France ne renonçait pas à ses frappes aériennes contre l'EI en Irak.

Cet ultimatum avait été rejeté par la France.

L'Algérie avait déployé quelque 1.500 soldats en Kabylie (nord-est) pour tenter de retrouver l'otage français.

Ce randonneur avait été enlevé à une centaine de km à l'est d'Alger, au lieu-dit Tizi N'kouilal, un carrefour routier au coeur du parc national du Djurdjura, un haut lieu du tourisme devenu un sanctuaire des groupes islamistes dans les années 1990.



(©AFP / 24 septembre 2014 21h04)  

 

 



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