Otage décapité : poursuites judiciaires en Algérie contre 15 suspects recherchés Posté le 30/09/2014 - Par Alger - (©AFP / 02 octobre 2014 18h53) Terrorisme islamiste

 

 

 

Otage décapité : poursuites judiciaires en Algérie contre 15 suspects recherchés

 


Alger - La justice algérienne a lancé des poursuites contre quinze personnes, actuellement en fuite, soupçonnées d'avoir participé à l'enlèvement et à l'assassinat d'Hervé Gourdel, l'otage français décapité en Algérie, a appris jeudi l'AFP de source judiciaire.

Les 15 suspects, tous de nationalité algérienne, sont poursuivis notamment pour création d'un groupe armé terroriste, prise d'otage et assassinat avec préméditation, a précisé cette source.

Parmi eux figure Abdelmalek Gouri, dit Khaled Abou Souleïmane, 37 ans, le chef de Jund al-Khilafa (Les soldats du califat), le groupe qui a revendiqué l'assassinat d'Hervé Gourdel. L'autre principal suspect est son bras droit Abdallah Abou Meriem.

La plupart des 13 autres membres de ce groupe avaient rejoint les rangs des islamistes armés durant les années 1990 en pleine guerre civile en Algérie.

Les autorités algériennes avaient annoncé mardi avoir identifié des auteurs du rapt.

L'enquête a été confiée à une juridiction d'Alger spécialisée dans les affaires de terrorisme et le crime organisé. A Paris, une information judiciaire a été parallèlement ouverte sur cette affaire.

Hervé Gourdel, un guide de haute montagne de 55 ans, avait été enlevé le 21 septembre à une centaine de kilomètres à l'est d'Alger par Jund al-Khilafa. Ce dernier l'a ensuite décapité en représailles, selon lui, à l'engagement de la France aux côtés des Etats-Unis dans les frappes aériennes contre le groupe Etat islamique (EI) en Irak.

Jund al-Khilafa avait surgi sur la scène jihadiste fin août en publiant un communiqué annonçant avoir quitté Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), dénoncée pour sa déviance et fait allégeance à l'EI, selon le texte. Le groupe est composé essentiellement d'ancien éléments d'Aqmi actifs dans la région d'Alger et en Kabylie, selon une source sécuritaire.

Le groupe a été créé par Abdelmalek Gouri, un ancien bras droit d'Abdelmalek Droukdel, chef d'Aqmi. Il faisait partie d'une phalange d'Aqmi à l'origine des attentats suicide contre le palais du gouvernement et un bâtiment de l'ONU en 2007 à Alger. Gouri serait également derrière l'attaque qui a coûté la vie à 11 soldats en avril dernier à Iboudrarène, dans la même zone où s'est produit l'enlèvement d'Hervé Gourdel.

Des cadres du ministère de la Défense, cités par le quotidien francophone El Watan, avaient indiqué mercredi que l'information du rapt de l'otage français était parvenue tardivement aux autorités algériennes, ce qui a laissé le temps aux ravisseurs d'échapper aux militaires lancés à leur poursuite.

 
 
 



L'armée poursuivait jeudi le ratissage de la zone où avait été enlevé Hervé Gourdel près de Tizi N'kouilal, un carrefour routier au coeur du parc national du Djurdjura pour tenter de localiser les ravisseurs et le corps du touriste français.

Mercredi, des troupes spéciales étaient arrivées en renfort aux militaires engagés dans les opérations de recherche au lendemain d'un accrochage non loin du lieu du rapt, a indiqué une source sécuritaire sans autre précision.


(©AFP / 02 octobre 2014 18h53)

 

 

Algérie : des ravisseurs de l'otage français décapité identifiés

 

 


Alger -  Des ravisseurs de l'otage français Hervé Gourdel décapité en Algérie ont été identifiés, a annoncé mardi le ministre algérien de la Justice Tayeb Louh.

Les premiers éléments de l'enquête ont permis d'identifier certains des membres du groupe terroriste auteurs de ce crime, a déclaré le ministre à la télévision publique.

 

 

 


Ce guide de haute montagne de 55 ans, avait été enlevé le 21 septembre à une centaine de km à l'est d'Alger par le groupe Jund al-Khilafa, qui l'a ensuite décapité en représailles à l'engagement de la France dans les raids aériens contre l'Etat islamique en Irak.

L'enquête sur l'enlèvement et l'assassinat d'Hervé Gourdel a été confiée dimanche à un juge d'un tribunal d'Alger spécialisé dans les affaires de terrorisme et du crime organisé, a précisé M. Louh.

Le parquet a requis des mandats d'arrêt à l'encontre des ravisseurs identifiés et une commission rogatoire pour déterminer le lieu d'où a été postée la vidéo (de l'exécution) sur la toile, a précisé le ministre.

La justice a également ordonné une commission rogatoire afin d'identifier les autres membres du groupe auteur de l'enlèvement et de l'assassinat du touriste français, a-t-il ajouté.

La France avait rejeté l'ultimatum du groupe johadiste algérien qui avait menacé dans une vidéo de tuer sous 24 heures Hervé Gourdel si les frappes françaises contre l'EI ne cessaient pas.



(©AFP / 30 septembre 2014 19h36)

 

 



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