Arrivée de l'ex-président burkinabè Blaise Compaoré au Maroc Posté le 21/11/2014 - Par Rabat - (©AFP / 21 novembre 2014 02h25) CEDEAO

 

 

 

Arrivée de l'ex-président burkinabè Blaise Compaoré au Maroc

 

 


Rabat - Le président déchu du Burkina Faso, Blaise Compaoré, est arrivé jeudi soir à Casablanca, au Maroc, en provenance de Côte d'Ivoire, où il se trouvait en exil depuis sa démission le 31 octobre, a annoncé le ministère marocain des Affaires étrangères (Maec).

 

 

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M. Compaoré est accompagné de cinq personnes pour ce séjour à durée déterminée, a précisé le Maec dans un communiqué publié peu avant 0h30 GMT par l'agence officielle MAP.

Le royaume du Maroc, qui a des liens historiques, humains et politiques forts avec le Burkina Faso, réitère son soutien au processus de transition dans ce pays, est-il encore indiqué.

La durée exacte du séjour ainsi que la localisation précise de l'ancien président burkinabè, qui entretient de bonnes relations avec les autorités du royaume, ne sont pas mentionnées.

En début de soirée, le roi Mohammed VI avait pour sa part adressé un message de félicitations au président intérimaire Michel Kafando, estimant que sa désignation répondait à la volonté du peuple du Burkina Faso d'aller de l'avant sur la voie de la consolidation de la démocratie.

Blaise Compaoré, sa femme et des membres de sa famille avaient quitté Yamoussoukro en fin d'après-midi, dans un avion spécialement affrété pour l'occasion, selon la présidence ivoirienne.

Ce départ n'est pas définitif, l'ancien chef de l'Etat burkinabè étant amené à revenir, avait souligné à l'AFP la même source.

M. Compaoré, 63 ans, a été chassé par la rue le 31 octobre après 27 années de règne pour avoir voulu réviser la Constitution afin de se maintenir au pouvoir. Le jour de sa démission, il avait été exfiltré du Burkina Faso vers Yamoussoukro, la capitale politique ivoirienne, grâce à des moyens militaires français.



(©AFP / 21 novembre 2014 02h25)
 

 

L'ex-président burkinabè Blaise Compaoré a quitté la Côte d'Ivoire pour le Maroc

 

 


Abidjan - Blaise Compaoré, le président déchu du Burkina Faso, a quitté jeudi la Côte d'Ivoire, où il était en exil depuis sa démission le 31 octobre, pour rejoindre le Maroc, a-t-on appris auprès de la présidence ivoirienne.

 

 

De gauche à droite, Chantal COMPAORE, Alassane OUATTARA et Blaise COMPAORE   © AFP



M. Compaoré, sa femme et des membres de sa famille ont quitté dans l'après-midi Yamoussoukro, où ils se trouvaient depuis trois semaines, a indiqué cette source.

Le départ de l'ancien chef de l'Etat burkinabè n'est pas définitif, Blaise Compaoré étant amené à revenir, a-t-elle toutefois assuré.

La famille Compaoré a décollé de la capitale politique ivoirienne dans un avion affrété spécialement, a souligné cette source, sans préciser si l'avion appartenait à la Côte d'Ivoire, au Maroc ou s'il s'agissait d'un jet privé.

L'ex-président, chassé par la rue après 27 années de règne pour avoir voulu réviser la Constitution afin de se maintenir au pouvoir, avait été exfiltré le jour de sa démission du Burkina Faso vers Yamoussoukro grâce à des moyens militaires français. Il est réputé avoir de bonnes relations avec les autorités marocaines.

Sa présence en Côte d'Ivoire avait été considérée par Abidjan comme une évidence à son arrivée.

Mais elle faisait polémique du fait de son action très controversée durant la décennie de crise politico-militaire ivoirienne (2002-2011).

Pour les partisans de l'actuel président ivoirien Alassane Ouattara, Blaise Compaoré est un faiseur de paix car il parraina les accords de paix de Ouagadougou de 2007.

A l'inverse, il est détesté par les soutiens de Laurent Gbagbo, pour qui il avait armé et formé la rébellion qui tenta un coup d'Etat contre l'ancien président en 2002, provoquant une durable partition du pays.

Il y avait beaucoup de rumeurs liées à sa présence en Côte d'Ivoire, a souligné une source sécuritaire. A ce niveau-là, son départ va faire du bien.

La Côte d'Ivoire a connu une décennie de crise politico-militaire qui a culminé avec les violences postélectorales de 2010-2011. Le refus de Laurent Gbagbo de reconnaître la victoire d'Alassane Ouattara embrasa le pays, faisant plus de 3.000 morts.



(©AFP / 20 novembre 2014 19h38)

 

 



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