La Canadienne Michaëlle Jean, première femme à la tête de la Francophonie Posté le 30/11/2014 - Par Dakar (©AFP) - 30.11.2014 17:09 - Par Béatrice LE BOHEC et Malick Rokhy BA Culture & Music

 

 

 

La Canadienne Michaëlle Jean, première femme à la tête de la Francophonie

Dakar (©AFP) - 30.11.2014 17:09 - Par Béatrice LE BOHEC et Malick Rokhy BA

 

 

L'ex-gouverneure générale du Canada Michaëlle Jean (g) aux côtés de l'ex-ministre d'Etat sénégalaise Innocence Ntap Ndiaye, le 29 novembre 2014 au 15e sommet de l'Organisation internationale de la Francophonie à Dakar

voir le zoom : L'ex-gouverneure générale du Canada Michaëlle Jean (g) aux côtés de l'ex-ministre d'Etat sénégalaise Innocence Ntap Ndiaye, le 29 novembre 2014 au 15e sommet de l'Organisation internationale de la Francophonie à DakarL'ex-gouverneure générale du Canada Michaëlle Jean (g) aux côtés de l'ex-ministre d'Etat sénégalaise Innocence Ntap Ndiaye, le 29 novembre 2014 au 15e sommet de l'Organisation internationale de la Francophonie à Dakar
afp.com - Sow Moussa
 
voir le zoom : La Canadienne d'origine haïtienne, Michaëlle Jean, dans son bureau le 29 octobre 2014 à OttawaLa Canadienne d'origine haïtienne, Michaëlle Jean, dans son bureau le 29 octobre 2014 à Ottawa
afp.com - Cole Burston
voir le zoom : Abdou Diouf (d), à l'époque secrétaire général de la Francophonie, serre la main du président sénégalais Macky Sall, le 21 novembre 2014 à ParisAbdou Diouf (d), à l'époque secrétaire général de la Francophonie, serre la main du président sénégalais Macky Sall, le 21 novembre 2014 à Paris
afp.com - Bertrand Guay
voir le zoom : Carte avec les données clés et les pourcentage de francophones dans le mondeCarte avec les données clés et les pourcentage de francophones dans le monde
afp.com - L.Saubadu/A.Bommenel, L.Saubadu/A.Bommenel

Les dirigeants de la Francophonie réunis à Dakar ont désigné dimanche la Canadienne Michaëlle Jean comme nouvelle secrétaire générale de l'organisation, après d'intenses tractations qui ont coûté à l'Afrique un poste qu'elle a toujours détenu.

C'est l'incapacité des pays africains à s'entendre sur une candidature unique parmi les quatre prétendants du continent qui a permis à l'ex-gouverneure générale du Canada d'origine haïtienne, âgée de 57 ans, de s'imposer à la tête de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF), selon les présidents sénégalais Macky Sall (l'hôte du sommet) et français François Hollande.

"J'ai proposé de nous retrouver à quelques-uns pour chercher un consensus", a dit M. Hollande. Ce "huis clos", a-t-il précisé, réunissait les représentants de deux pays présentant des candidats, le Premier ministre canadien Stephen Harper et le président congolais Denis Sassou Nguessou, ainsi que son homologue ivoirien Alassane Ouattara.

Les dirigeants africains ont consenti à la nomination de Mme Jean, première femme à occuper ce poste, après avoir fait le "constat d'une non-candidature unique africaine", a indiqué M. Sall.

Elle a été préférée à l'ex-président burundais Pierre Buyoya, l'écrivain et diplomate congolais Henri Lopes, l'ex-Premier ministre mauricien Jean-Claude de l'Estrac et l'ancien ministre équato-guinéen Agustin Nze Nfumu.

La cinquantaine de pays membres de l'OIF sont parvenus à ce consensus après des tractations difficiles, faute de favori, qui avaient laissé planer dimanche matin l'hypothèse inédite d'un vote.

Signe de l'incertitude régnant jusqu'à la fin des discussions, retardées d'environ deux heures par rapport au programme, le chevalet sur le podium où s'est tenue la conférence de presse finale a été modifié au dernier moment pour féminiser le titre de "secrétaire générale élue".

Mme Jean s'est réjouie d'apprendre que ce choix "a été accompagné d'un vrai consensus, ce qui traduit un gage de confiance pour mener et accompagner des objectifs très ambitieux".

Elle a également remercié pour leur soutien les gouvernements du Québec, du Canada, du Nouveau Brunswick et d'Haïti, et rendu hommage à l'ex-président sénégalais Abdou Diouf, qui lui cèdera les rênes de l'OIF en janvier, après 12 ans pendant lesquels il a donné à l'organisation un poids politique en jouant le rôle de médiateur auprès de ses anciens pairs africains.

 

 

- Héritage d'Abdou Diouf -

 

 

"Je mesure la tâche qui m'attend et je veillerai à prendre grand soin de l'héritage que nous lègue le président Diouf", a ajouté Michaëlle Jean.

"J'entends répondre aux besoins et aux attentes des Etats et gouvernements membres de l'OIF tout en donnant une nouvelle impulsion à la Francophonie", a-t-elle déclaré, plaidant pour une "Francophonie moderne et tournée vers l'avenir".

Une source diplomatique française avait fait état de "discussions intenses entre les chefs d'Etat au dîner à la présidence sénégalaise" samedi soir, pour tenter d'obtenir des désistements de candidats africains avant la réunion à huis clos dimanche, en vain.

Une règle non écrite voulait jusqu'à présent que le secrétaire général soit issu d'un pays du Sud - certains plaidaient même pour une chasse gardée africaine - et que l'administrateur vienne du Nord. Cette nomination signifie que l'actuel numéro deux, le Québécois Clément Duhaime, devra être remplacé par un représentant du Sud.

La chute fin octobre du président burkinabè Blaise Compaoré, que Paris et Abdou Diouf souhaitaient voir hériter du poste, selon le secrétaire général sortant lui-même, a pesé sur les discussions.

François Hollande avait salué la personnalité de Mme Jean avant son arrivée à Dakar, se défendant toutefois de jouer les faiseurs de roi.

"La France n'a pas de candidat", avait-il déclaré samedi, soucieux de rompre avec la "Françafrique" du passé.

Derrière la France, le Canada est le deuxième bailleur de l'OIF, qui représente 274 millions de locuteurs dans le monde, dont 54,7% d'Africains. Le poste de secrétaire général, pour un mandat de quatre ans, avait été créé en 1997 et successivement occupé par l'Egyptien Boutros Boutros-Ghali et Abdou Diouf.

L'organisation s'est par ailleurs élargie avec l'entrée de trois nouveaux pays observateurs: le Mexique, le Costa Rica et le Kosovo, a indiqué dimanche l'OIF, qui représente désormais 80 pays (57 Etats membres et 23 observateurs). Madagascar accueillera le prochain sommet en 2016.

Cette réunion se tient sous la menace d'Ebola en Afrique de l'Ouest, qui a tué près de 7.000 personnes en un an, et des groupes islamistes armés, en particulier Boko Haram au Nigeria.

 

© 2014 AFP

 

 

 

 

 

Une Canadienne, Michaëlle Jean, secrétaire générale de l'OIF


Une Canadienne, Michaëlle Jean, a été désignée par consensus dimanche à Dakar secrétaire générale de l'Organisation internationale de la francophonie (OIF), a-t-on appris de source proche des discussions. Elle a été nommée pour quatre ans et prendra ses fonctions début 2015.

 

 

 

© AFP




L'ancien gouverneur général du Canada succède au Sénégalais Abdou Diouf, qui se retire après trois mandats de la tête de l'instance internationale qui compte 77 pays membres, y compris la Suisse, dont 20 ont le statut d'observateur.


D'origine haïtienne, Michaëlle Jean est la première femme à accéder à ce poste, au terme d'une campagne active qui visait notamment à convaincre les dirigeants du continent africain, où vit la grande majorité des 274 millions de francophones dans le monde.

 

 




Fin de la "Françafrique"

 


Parmi les autres candidats figuraient Henri Lopès, ancien Premier ministre de la République du Congo, Jean-Claude de l'Estrac, natif de l'île Maurice et Pierre Buyoya, ancien président du Burundi.


Fidèle au souhait du président François Hollande d'en finir avec la "Françafrique", Paris a refusé de soutenir officiellement un candidat. Il a affirmé jusqu'au bout qu'il se conformerait au consensus trouvé par les Etats membres.


L'OIF a accueilli lors du sommet de Dakar trois nouveaux pays observateurs : le Mexique, le Costa Rica et le Kosovo. Le prochain sommet devrait se tenir à Madagascar en 2016.



(ats / 30.11.2014 16h26)  

 
 
 
 

ALERTE - La Canadienne Michaelle Jean désignée nouveau secrétaire général de la Francophonie



(©AFP / 30 novembre 2014 15h09)  

 

 



Réagir