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Le Forum National pour la Démocratie et l’Unité (FNDU), un collectif de 17 partis politiques, plusieurs centrales syndicales, organisations de la société civile et des personnalités indépendantes, a renouvelé ses instances en portant notamment à sa présidence le leader du Rassemblement des Forces Démocratiques (RFD), Ahmed Ould Daddah, opposant historique et plusieurs fois candidats malheureux à une élection présidentielle.
Le collectif de l’opposition a saisi l’occasion de la célébration de la journée mondiale contre la corruption mardi, pour sonner la rentrée politique. Celle-ci s’est présentée sous la forme d’une conférence de presse pour dénoncer la gabegie et les « crimes économiques ». La suite se décline sous l’exigence d’une commission d’enquête en vue de faire toute la lumière sur un chapelet d’allégations.
Au cours de la rencontre, le leader du Rassemblement des Forces Démocratiques (RFD) et nouveau président du FNDU est resté fidèle à l’image d’un homme aux convictions fortes, avec des positions tranchées sur toutes les grandes questions du moment, lesquelles sont dominées par une gouvernance nauséabonde.
C’est ainsi que le FNDU relève une série de faits qu’il présente comme « des crimes économiques : la passation de marchés de gré à gré portant sur des centaines de milliards d’ouguiyas, la création d’une multitude de sociétés dont le seul objectif est de justifier des détournements, des commissions faramineuses et qui sont toutes tombées en faillite par la suite ».
A titre d’exemple, le responsable du FNDU cite « une société d’approvisionnement des bateaux en haute mer, une société de production de sucre, une société pour les aménagements agricoles, une société de fabrication de poteaux électriques et une société de transport public à Nouakchott ».
Le leader de l’opposition radicale a également condamné « la création de villes fantômes au moment ou Nouakchott est dépourvue des infrastructures élémentaires garantissant la viabilité et la sécurité ».
Un constat sur la base duquel « l’opposition appelle à une mobilisation des forces vives du pays (partis politiques, jeunes, femmes, organisations de la société civile et organes de presse) pour se dresser contre le pillage des ressources publiques et la corruption, qui entraîne l’appauvrissement du peuple et mène le pays vers la catastrophe ».
Le collectif exige « une enquête approfondie et exhaustive sur toutes ces infractions et crimes économiques ».
Le FNDU profite ainsi de la célébration ce mardi, de la journée mondiale de lutte contre la corruption, pour annoncer sa rentrée politique après, avoir désigné un nouveau président et mis sur pied de nouvelles instances qui auront pour tâche la mise en œuvre d’une feuille de route dont l’objectif est un changement pacifique et démocratique en Mauritanie.
© RMI
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