Gabon : trois morts dans une manifestation à Libreville, selon l'opposition Posté le 21/12/2014 - Par Libreville - (©AFP / 21 décembre 2014 11h39) Afrique

 

 

 

 

 

Gabon : trois morts dans une manifestation à Libreville, selon l'opposition

 


Libreville - Trois personnes ont été tuées samedi dans Libreville et de nombreuses autres blessées au cours d'une manifestation contre le pouvoir du président Ali Bongo Ondimba, a affirmé l'opposition gabonaise qui appelle à un nouvelle mobilisation dimanche.

Le parquet de Libreville avait annoncé samedi soir qu'un étudiant avait été tué au cours de la journée, et il était impossible dimanche matin de confirmer de source indépendante le bilan de trois morts présenté par l'opposition dans un communiqué.

En réponse à une manifestation pacifique (...)  le chef de l'Etat a mobilisé les unités spéciales de la gendarmerie et de la police, et dirigé les armes de la République contre de paisibles gabonais aux mains nues, affirme le communiqué du Front de l'opposition pour l'alternance, une coalition de partis.

 

 



On enregistre déjà trois morts, de nombreux blessés graves et des arrestations massives, poursuit le texte, parlant de tueries commises de sang froid et à balles réelles par les forces de l'ordre.

Samedi, des heurts ont éclaté dans la capitale au cours d'une manifestation de l'opposition interdite par le ministère de l'Intérieur. Au moins une vingtaine de personnes ont été interpellées, a constaté une journaliste de l'AFP.

Selon le parquet de Libreville, un étudiant de 30 ans a été tué, dans des circonstances qui n'ont pas été précisées. D'après le médecin légiste, il est décédé d'une blessure à la gorge provoquée par un objet tranchant, et non par une balle.

A Libreville, l'opposition a appelé à manifester à nouveau dimanche partir de 13 heures.

Le Front appelle (...) à la poursuite des manifestations, et à leur extension à l'ensemble du territoire national, conclut le communiqué de l'opposition. 

Ces incidents interviennent dans un contexte de tensions politiques et sociales croissantes. 

 

 

 

 



Le chef du bureau régional des Nations unies pour l'Afrique centrale (Unoca), Abdoulaye Bathily, a condamné dans un communiqué les violences survenues samedi, qui sont, selon lui, le résultat d'une absence de dialogue entre les différents acteurs de la scène politique gabonaise.

Selon les opposants, il n'est pas question de se laisser intimider devant la persistance des institutions à se porter au secours d'un homme, qui a présenté de faux papiers pour parvenir au Pouvoir, et qui gère notre pays comme une propriété personnelle.

La parution du dernier livre sur le pouvoir gabonais du journaliste français Pierre Péan, Nouvelles affaires africaines, a suscité une grande polémique dans cette ex-colonie française.

Le journaliste accuse le président gabonais d'avoir falsifié de nombreux documents, de son acte de naissance à ses diplômes.

Une plainte déposée en novembre par l'opposition au sujet de l'état-civil du chef de l'Etat a été rejetée cette semaine par le parquet.



(©AFP / 21 décembre 2014 11h39)  

 

 

Gabon : un étudiant tué lors d'une manifestation interdite de l'opposition

 


Libreville -  Un étudiant gabonais a été tué samedi au cours d'une manifestation interdite de l'opposition réclamant le départ du président Ali Bongo Ondimba, qui a donné lieu à des heurts avec les forces de l'ordre, l'opposition parlant de trois morts.

 

 

© AFP



Les circonstances exactes de la mort de ce jeune homme de 30 ans n'ont pas été précisées, mais cet incident ajoute aux tensions politiques croissantes. Avant la manifestation, l'ONU avait appelé pouvoir et opposition au dialogue pour éviter une crise profonde.

Un jeune compatriote de 30 ans (...) est décédélors de la manifestation, a déclaré à la presse le procureur de la République, Sidonie Flore Ouwé. Selon elle, il s'agissait d'un étudiant qui a été mis sur le dessus d'un taxi au milieu des manifestants.

Selon la médecin légiste, le jeune homme est décédé d'une blessure à la gorge probablement causée par un objet tranchant. Il est mort des suites des blessures que j'ai examinées au niveau (...) du cou et il présentait une autre blessure juste au-dessous du menton, a indiqué le Dr Liliane Flore Pemba.

Sur les réseaux sociaux, l'opposition a, quant à elle, accusé le pouvoir d'avoir tué plusieurs manifestants. L'information n'a pas pu être confirmée officiellement dans l'immédiat. 

Trois morts et des centaines de blessés. Manifestation pacifique brutalement réprimée, a ainsi affirmé sur Twitter l'ancien président de la Commission de l'Union africaine (UA) ayant rejoint l'opposition, Jean Ping, présent à la manifestation. 

Des heurts ont éclaté à Libreville et au moins une vingtaine de personnes ont été interpellées, a constaté une journaliste de l'AFP.

Les forces de l'ordre ont tiré des gaz lacrymogènes pour empêcher les manifestants de se rassembler au carrefour Rio, dans un quartier populaire, où des cortèges de plusieurs centaines de manifestants ont afflué de chaque côté de la place.

Un important dispositif de sécurité était déployé, avec camions et dizaines de policiers et gendarmes bloquant les accès au carrefour. Un hélicoptère survolait en permanence la manifestation.

 

 

Jean PING   © AFP



En première ligne, plusieurs ténors de l'opposition, dont  Jean Ping et le dernier Premier ministre du défunt président Omar Bongo Ondimba, Jean Eyéghé Ndong ont été pris sous les tirs de grenades lacrymogènes,



- 'Comme des chiens' -



Ali, dégage ! 50 ans, c'est trop long !, scandait la foule. Le président Ali Bongo Ondimba dirige le pays depuis la mort en 2009 de son père Omar, au pouvoir depuis 1967.

On venait marcher pacifiquement, dire qu'on en a marre que le pays soit pillé, c'est tout, mais ils nous traitent comme des chiens, a lancé Jonas, un jeune Gabonais. 

Plusieurs manifestants ont répondu aux forces de l'ordre par des jets de pierres et de bouteilles en verre.

Après une forte pluie, conjuguée à l'action des forces de l'ordre, le gros de la foule ,s'est dispersée en début d'après-midi. Des heurts ont alors éclaté dans les bidonvilles adjacents, comme les Akébés, où des barricades ont été errigées, des pneus et au moins une voiture brûlés. 

Selon le procureur, il y a eu des actes de vandalisme, notamment des boutiques saccagées et des voitures incendiées.

Vendredi, le ministère de l'Intérieur avait annoncé que la manifestation était interdite afin d'éviter d'éventuels troubles à l'ordre public.

A la veille du rassemblement, le chef du bureau régional des Nations unies pour l'Afrique centrale (Unoca), Abdoulaye Bathily, s'était dit vivement préoccupé par le climat ambiant au Gabon, appelant au calme et au dialogue entre gouvernement et opposition.

La parution du dernier livre sur le pouvoir gabonais du journaliste français Pierre Péan, Nouvelles affaires africaines, a suscité une grande polémique dans cette ex-colonie française.

 

 

Pierre PEAN    © AFP   



Le journaliste accuse le président gabonais d'avoir falsifié de nombreux documents, de son acte de naissance à ses diplômes.

Une plainte déposée en novembre par l'opposition sur l'état-civil du chef de l'Etat a été rejetée cette semaine par le parquet.


(©AFP / 20 décembre 2014 22h44)  

 
 


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