Burkina : ONU, UA et Cédéao condamnent, exigent la libération des otages Posté le 16/09/2015 - Par Ouagadougou - (©AFP / 16 septembre 2015 22h51) CEDEAO

Burkina : ONU, UA et Cédéao condamnent, exigent la libération des otages
Addis Abeba - L'ONU, l'Union africaine (UA) et la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) ont exigé mercredi soir la libération du président intérimaire du Burkina Faso et de son Premier ministre retenus en otage par des militaires d'un corps d'élite à Ouagadougou.

L'UA, la Cédéao et les Nations Unies exigent la libération immédiate et inconditionnelle des otages. Elles soulignent avec force que les auteurs de cet enlèvement inacceptable répondront de leurs actes et seront tenus responsables de toute atteinte à l'intégrité physique du président du Faso, du Premier ministre et des autres personnalités qu'ils détiennent, écrivent les trois organisations dans un communiqué conjoint diffusé sur le site internet de l'UA.

Mercredi après-midi, des éléments du Régiment de sécurité présidentielle (RSP), la garde prétorienne de l'ex-président Blaise Compaoré, chassé du pouvoir par la rue en octobre 2014 après 27 ans au pouvoir, ont fait irruption au palais présidentiel en plein Conseil des ministres et retiennent depuis, contre leur gré, le président de la transition Michel Kafando, son Premier ministre Isaac Zida et au moins deux ministres.
Ce nouveau coup de force du RSP intervient à moins de deux semaines des élections présidentielle et législatives du 11 octobre, censées mettre un terme à la transition.
Dans leur communiqué, les trois organisations condamnent avec la plus grande fermeté cette violation flagrante de la Constitution et de la Charte de Transition. Elles exigent que les forces de défense et de sécurité se soumettent à l'autorité politique et, dans le contexte actuel, aux autorités de la transition.
Elles réaffirment leur détermination, en appui aux autorités nationales, à tout mettre en oeuvre pour assurer le parachèvement réussi de la transition au Burkina Faso, ajoute le texte.
(©AFP / 16 septembre 2015 22h51)
ALERTE - Burkina : la France appelle à la libération immédiate de toutes les personnes retenues

(©AFP / 16 septembre 2015 22h14)
ALERTE - Burkina Faso : coups de feu pour disperser les manifestants près du palais
Burkina Faso : coups de feu pour disperser les manifestants près du palais présidentiel (AFP)
(©AFP / 16 septembre 2015 21h09)
Burkina : le président et le Premier ministre pris en otage par la garde présidentielle
Ouagadougou - Le président intérimaire du Burkina Faso Michel Kafando ainsi que le Premier ministre Isaac Zida et deux ministres étaient retenus mercredi au Palais présidentiel à Ouagadougou par le Régiment de sécurité présidentielle (RSP), la garde prétorienne de l'ex-président Blaise Compaoré, a-t-on appris de source officielle.

Les militaires ont fait irruption dans la salle du Conseil des ministres à 14H30 et ont pris en otage le président du Faso Michel Kafando, le Premier ministre Isaac Zida et deux ministres (Fonction publique Augustin Loada, Urbanisme René Bagoro), selon le président du Conseil national de la transition (assemblée de transition) Cheriff Sy, dans un communiqué parvenu à l'AFP.
Le devoir nous appelle car la nation burkinabè est en danger (...) Nous en appelons au devoir de solidarité des forces vives, des forces politiques, de la société civile et de la communauté internationale avec tout le peuple burkinabé pour faire échec à cette opération, a-t-il déclaré.
Cette énième irruption du RSP est une atteinte grave à la République et ses institutions. J'appelle tous les patriotes à se mobiliser pour défendre la mère patrie, a-t-il ajouté.
Sur sa page Facebook et sur Twitter, le mouvement Balai citoyen, qui avait été pointe dans la contestation contre l'ex-président Compaoré, a appelé au rassemblement pour dire non au coup d'Etat en cours, un appel largement relayé sur les réseaux sociaux. Un journaliste de l'AFP a vu 300 à 400 personnes se diriger vers le rond-point de la Patte d'oie, à environ deux km du palais présidentiel.
Le Burkina Faso est dirigé depuis la chute de Blaise Compaoré en octobre 2014 par des autorités intérimaires, dirigées par le président Michel Kafando et le Premier ministre Zida. Elles doivent rendre le pouvoir à l'issue d'élections présidentielle et législatives en octobre. Le premier tour de ces scrutins est prévu le 11 octobre.
Le RSP, garde prétorienne de l'ancien président Blaise Compaoré, chassé du pouvoir par la rue après avoir voulu modifier la Constitution pour faire sauter la limitation des mandats présidentiels, a déjà à plusieurs reprises perturbé la transition en cours au Burkina.
Lundi, la Commission nationale de réconciliation et des réformes (CRNR) avait d'ailleurs recommandé la dissolution de cette unité de quelque 1.300 hommes, considérée comme la troupe la mieux formée de l'armée burkinabè.
Fin juin, le RSP avait ainsi provoqué une brève crise politique en exigeant la démission du Premier ministre, le lieutenant-colonel Isaac Zida, également numéro 2 de ce régiment et qui avait demandé publiquement la dissolution pure et simple du régiment avant d'y renoncer.
(©AFP / 16 septembre 2015 20h31)
ALERTE - Burkina Faso : La nation en danger

(©AFP / 16 septembre 2015 19h56)
ALERTE - Burkina Faso : le Président et le Premier ministre retenus par la garde présidentielle
(©AFP / 16 septembre 2015 19h23)

Le président du Burkina aurait été arrêté en conseil des ministres

Des membres de la Garde présidentielle burkinabé ont arrêté mercredi le président de transition Michel Kafando, le chef du gouvernement et les ministres, ont déclaré des sources militaires. Ils ont fait irruption lors du conseil des ministres à Ouagadougou.
"L'ensemble du gouvernement, dont le Premier ministre, et le président, sont prisonniers d'un groupe de soldats de la garde présidentielle", a dit une source militaire. "Pour le moment, ils n'ont rien exigé", a-t-elle aussi ajouté.

Des élections présidentielle et législatives sont prévues normalement le 11 octobre au Burkina Faso, où Blaise Compaoré a été écarté du pouvoir par la pression de la rue en octobre 2014 après 27 années à la tête du pays.
(ats / 16.09.2015 18h45)





