Burkina : le projet d'accord proposé par la Cédéao est honteux, dénonce le représentant de la société civile Posté le 20/09/2015 - Par Dakar - (©AFP / 19 septembre 2015 20h10) CEDEAO

ALERTE - Burkina : le projet d'accord proposé par la Cédéao est honteux, dénonce le représentant de la société civile
(©AFP / 20 septembre 2015 21h46)
Burkina : la médiation propose de restaurer le président Kafando et d'amnistier les putschistes
Ouagadougou - Les médiateurs de la Cédéao ont proposé dimanche soir à Ouagadougou un projet d'accord politique de sortie de crise au Burkina Faso, prévoyant de restaurer le président Kafando, renversé jeudi par un coup d'Etat militaire, et d'amnistier les putschistes.

Par ailleurs, cet accord, qui devrait être présenté mardi à l'Union africaine (UA), prévoit de maintenir les élections législatives et présidentielle, au plus tard le 22 novembre, et d'y inclure les candidats pro-Compaoré exclus ces derniers mois suite à une loi votée par l'Assemblée intérimaire.
Le projet d'accord a été lu peu après 18H30 (locales et GMT) par le président de la Commission de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao), Kadré Désiré Ouedraogo.
Il prévoit la . Cette loi devra être votée avant le 30 septembre.
En outre, le texte préconise la poursuite du processus électoral au plus tard le 22 novembre, alors que jusqu'ici, les élections étaient fixées au 11 octobre.
Point important répondant au mécontentement des militaires putschistes, la proposition prévoit que les personnes dont les candidatures ont été invalidées seront autorisées à participer aux prochaines élections.
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Le sort du Régiment de sécurité présidentielle (RSP), à l'origine du coup d'Etat jeudi et dirigé par le général Gilbert Diendéré, un proche de Compaoré, est quant à lui laissé à l'appréciation du président issu des prochaines élections. Depuis plusieurs mois, la société civile réclame la dissolution de cette troupe forte de 1.300 hommes.

Le président sénégalais Macky Sall, président en exercice de la Cédéao, a annoncé que cette solution serait proposée mardi à l'UA lors d'un sommet extraordinaire.
(©AFP / 20 septembre 2015 21h11)
Burkina : Hollande met en garde ceux qui s'opposeraient au retour au processus de transition
Tanger (Maroc) - Le président français François Hollande a mis en garde dimanche dans la soirée ceux qui s'opposeraient au retour au processus de transition au Burkina Faso, lors d'une conférence de presse donnée à la fin d'un déplacement de deux jours à Tanger (Maroc).

Nous soutenons entièrement le dialogue engagé par des chefs d'Etat africains pour revenir au processus de transition. Je mets en garde ceux qui voudraient s'y opposer, a-t-il déclaré.
Quelques minutes après dans la soirée, les médiateurs de la Cédéao ont proposé à Ouagadougou un projet d'accord politique de sortie de crise au Burkina Faso, prévoyant de restaurer le président Kafando, renversé jeudi par un coup d'Etat militaire, et d'amnistier les putschistes.
Par ailleurs, cet accord, qui devrait être présenté mardi à l'Union africaine (UA) à l'occasion d'une session extraordinaire, prévoit de maintenir les élections législatives et présidentielle, au plus tard le 22 novembre, et d'y inclure les candidats pro-Compaoré exclus ces derniers mois suite à une loi votée par l'Assemblée intérimaire.
(©AFP / 20 septembre 2015 21h03)
ALERTE - Burkina : la médiation propose de maintenir les élections mais d'inclure les candidats pro-Compaoré
(©AFP / 20 septembre 2015 20h46)
ALERTE - Burkina : la médiation propose de restaurer le président Kafando et d'amnistier les putschistes
(©AFP / 20 septembre 2015 20h45)

Des pro-putschistes attaquent l'hôtel des médiateurs à Ouagadougou
Des partisans des putschistes au Burkina Faso ont fait irruption dimanche dans l'hôtel de Ouagadougou où les médiateurs devaient finaliser un plan de sortie de crise, ont rapporté des témoins. Des personnalités devant participer à ces discussions ont été agressées.

Le président béninois Thomas Boni Yayi, qui mène une médiation à Ouagadougou avec son homologue sénégalais Macky Sall, a annoncé samedi soir que le gouvernement de transition déposé mercredi dernier par un coup d'Etat militaire allait être rétabli et que les détails du plan seraient annoncés ce dimanche.
(ats / 20.09.2015 13h00)
Burkina : la médiation africaine évoque le retour de Kafando
Le président sénégalais Macky Sall travaille à un scénario "qui pourrait très fortement conduire au retour" du président de transition burkinabè Michel Kafando. Son homologue béninois Thomas Boni Yayi a laissé entendre que la transition serait relancée dimanche.

Selon un dernier bilan hospitalier samedi, les violences qui ont accompagné le coup d'Etat ont fait au moins 10 tués et 113 blessés. Les syndicats burkinabè évoquaient eux "au moins une vingtaine de morts par balles", alors que la tension restait vive dans la capitale.
Arrivés vendredi à Ouagadougou, Macky Sall, dirigeant en exercice de la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest (CÉDÉAO), et Thomas Boni Yayi ont rencontré samedi après-midi, pour la 3e fois depuis leur arrivée, le général putschiste Gilbert Diendéré.
M. Boni Yayi a indiqué que "tous les acteurs vont se réunir" dimanche matin et laissé entendre qu'une solution pourrait être annoncée. "Nous allons relancer la transition en cours, une transition conduite par des civils, avec Michel Kafando", a-t-il ensuite souligné.
Les présidents ont mené "des consultations décisives sur un schéma de sortie de crise qui pourrait très fortement conduire au retour du président Kafando", avait dit auparavant un communiqué de la présidence sénégalaise.
Discussion avec des groupes
Interrogé sur les efforts pour le retour du président de transition, le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies pour l'Afrique de l'Ouest, Mohamed Ibn Chambas, a répondu: "oui, c'est ce qu'on tente d'obtenir".
Rien ne filtrait en revanche sur les éventuelles garanties ou contreparties offertes aux putschistes.
Le Régiment de sécurité présidentielle (RSP), unité d'élite de l'armée forte de 1300 hommes dirigée par le général Diendéré, un proche de l'ancien président Blaise Compaoré, a pris le pouvoir jeudi. Il a accusé les autorités d'avoir dévoyé le régime de transition post-Compaoré, notamment en excluant les partisans de l'ex-homme fort des élections prévues le 11 octobre.
Plus tôt samedi, les deux présidents africains chargés de la médiation avaient enchaîné les consultations avec les acteurs politiques, syndicaux et de la société civile burkinabè. Ces groupes réclament à l'unisson le départ des putschistes et l'organisation des élections censées faire sortir le pays de la transition entamée fin 2014.
Bonne volonté par Diendéré
Les deux chefs d'Etat étrangers se sont également rendus à la résidence surveillée de Michel Kafando, le président du régime de transition.
A l'issue de sa première rencontre avec ces responsables régionaux, le général Diendéré avait dit qu'aucune décision n'a été prise. "J'ai eu un entretien en tête à tête très fructueux avec les deux chefs d'Etat", a-t-il dit.
"En signe d'apaisement", le nouveau régime avait libéré jeudi soir M. Kafando et deux de ses ministres, séquestrés aux premières heures du coup d'Etat entamé mercredi. En revanche, le Premier ministre et lieutenant-colonel Isaac Zida demeurait "en résidence surveillée", a annoncé le général Diendéré à la presse.
Un peu partout à travers le Burkina Faso, des habitants, souvent des jeunes, ont établi des barrages routiers et brûlé des pneus, paralysant la circulation et le pays pour mettre la pression sur les putschistes.
Seuls quelques marchés et magasins avaient rouvert samedi matin. Mais la plupart des stations-service et des banques restaient fermées, tandis que des habitants avaient érigé, dans le calme, des barricades en travers de plusieurs artères de la capitale.
Maisons ciblées récemment
Même situation dans l'Ouest. A Bobo Dioulasso, les barrages empêchaient tout véhicule d'entrer ou de sortir de la ville.
Dès la nuit de vendredi à samedi, les maisons de deux anciens proches de l'ex-président Blaise Compaoré - Simon Compaoré, ancien maire de Ouagadougou et Salif Diallo qui ont tous deux rejoint les rangs de l'opposition en 2014 - avaient été saccagées.
Le président de l'Assemblée du régime renversé, Cheriff Sy, avait appelé vendredi la population à la mobilisation, tout comme le mouvement "Balai citoyen", en pointe dans le soulèvement populaire contre M. Compaoré l'an dernier.
Et dès vendredi, l'Union Africaine (UA) avait annoncé la suspension du Burkina Faso ainsi que des sanctions à l'encontre des putschistes, frappés d'une interdiction de voyager et d'un gel des avoirs dans tous ses États membres.
(ats / 19.09.2015 22h34)

ALERTE - Médiation au Burkina : le président béninois Boni Yayi promet une bonne nouvelle pour dimanche

(©AFP / 19 septembre 2015 21h41)
ALERTE - Coup d'Etat au Burkina : les violences ont fait au moins 10 morts et 113 blessés (hôpital) roh-dom/dab
(©AFP / 19 septembre 2015 20h04)
Burkina : la présidence sénégalaise, médiatrice de la Cédéao, propose un retour du président Kafando
Dakar - La présidence sénégalaise, qui conduit au Burkina Faso la médiation de la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest (Cédéao), a indiqué travailler à un scénario qui pourrait très fortement conduire au retour du président de transition Michel Kafando.

Le président sénégalais Macky Sall, son homologue béninois Thomas Boni Yayi et le général putschiste Gilbert Diendéré se sont enfermés à trois à 16H55 GMT pour des consultations décisives sur un schéma de sortie de crise qui pourrait très fortement conduire au retour du président Kafando, selon un communiqué de la présidence sénégalaise.
Une source diplomatique étrangère à Ouagadougou a confirmé à l'AFP ce scénario du rétablissement de Michel Kafando. Les chefs d'Etat (sénégalais et béninois, NDLR) comprennent bien la situation. Ce qui est envisagé et qui va être fait, c'est le maintien de Kafando à la tête de l'État et du gouvernement pour terminer la transition. Diendéré devrait donc partir, a expliqué cette source.
Interrogé par l'AFP sur les efforts pour le retour du président de transition, le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies pour l'Afrique de l'Ouest, Mohamed Ibn Chambas, a répondu: Oui, c'est ce qu'on tente d'obtenir.

MM. Sall et Boni Yayi s'étaient auparavant entretenus avec Michel Kafando, libéré jeudi soir avec deux de ses ministres après avoir été séquestrés aux premières heures du coup d'État mercredi après-midi par les soldats du Régiment de la sécurité présidentielle (RSP).
Nous avons surtout échangé en profondeur avec le président Kafando sur la situation d'urgence à mettre en oeuvre pour un retour à la normale. Tout à l'heure, à la sortie de cette audience, nous allons recevoir le général Diendéré et ça va être la clôture des consultations, avait expliqué le président sénégalais à l'issue de cette rencontre.
Toutes les parties ont été entendues et nous avons un schéma qui se met en place et nous espérons que d'ici la fin de l'après-midi, nous pourrons être plus explicites, avait-il ajouté, évoquant la possibilité de convoquer ensuite en urgence un sommet de la Cédéao pour partager les résultats avec les autres collègues.
Dans un autre communiqué, la présidence sénégalaise a détaillé les entretiens de Macky Sall depuis son arrivée vendredi à Ouagoudagou, avec le général Diendéré, M. Kafando, des représentants de la classe politique et de la société civile burkinabè, mais aussi les ambassadeurs de France, des Etats-Unis, et le représentant de l'Union européenne.
Tous ces entretiens ont porté sur les voies et moyens d'éviter l'impasse et d'aider à la poursuite de la transition pour aboutir à des élections libres, transparentes et inclusives, selon le texte.
Le président a constamment insisté sur le rejet par la Cédéao de la prise du pouvoir par la force, la libération des autorités détenues, l'arrêt de la violence, le respect des droits de l'Homme et de l'intégrité physique des personnes, le retrait des militaires de la scène politique, ainsi que la réconciliation nationale et le processus électoral, selon la même source.
(©AFP / 19 septembre 2015 20h10)
ALERTE - Coup d'Etat au Burkina : les violences ont fait au moins 10 morts et 113 blessés (hôpital) roh-dom/dab
(©AFP / 19 septembre 2015 20h04)
Burkina/coup d'Etat : trois morts et au moins 13 blessés au principal hôpital de Ouagadougou
Après le coup d'Etat, l'UA suspend le Burkina et sanctionne les putschistes





