Mauritanie : incertitudes autour du procès des journalistes accusés de diffamation
ALAKHBAR (Nouakchott)- Le procès qui devait s’ouvrir ce jeudi à Nouakchott pour le jugement de deux journalistes accusés de diffamation par Badr Ould Abdel Aziz, fils du président mauritanien pourrait ne pas avoir lieu. Le Parquet a retrié le dossier à la chambre criminelle de la Cour de Nouakchott-sud.
«Nos clients ont en tout cas reçu une convocation pour comparaître. Nos allons donc nous présenter devant la cours pour ne pas être accusés de tentative de fuir la justice», a déclaré à Alakhbar Me Ahmed Baba Ould Sbaï, du collectif des avocats de la défense des deux journalistes.
Jeudi, les deux journalistes, Babakar Baye Ndiaye, webmaster du portail Cridem et Jiddna Deida, directeur de publication du site Mauriweb, avaient été placés sous mandat de dépôt.
Vendredi, une liberté provisoire avait été accordée aux deux journalistes après une marche de protestation contre leur arrestations.
Mauritanie : procès des journalistes accusés de diffamation : «On est dans le flou», dit la défense
ALAKHBAR (Nouakchott)-« On est dans le flou total, et ça nous inquiète», a déclaré la défense des deux journalistes accusés de diffamation par Badr Ould Abdel Aziz, fils du président mauritanien.
La déclaration est intervenue après l’annonce de la non tenue du procès des deux journalistes qui a été prévu ce jeudi.
«On est toujours dans le flou artistique complet, parce que la cour nous a informé que le parquet à retiré le dossier hier, a déclaré à Alakhbar Me El Yezid Ould El Yezid, un avocat de la défense. Donc les accusations restent et le procès aura toujours lieu en théorie. On ne sait pas quand comme on ne savait pas pourquoi ils ont été arrêtés au départ. Donc on est dans le flou total, et ça nous inquiète».
Les deux journalistes, Babakar Baye Ndiaye, webmaster du portail Cridem et Jiddna Deida, directeur de publication du site Mauriweb, ont été convoqués ce jeudi à la Chambre criminelle de la Cour de Nouakchott-sud pour répondre aux accusations de "calomnie" et "injures", après la publication d'un article intitulé: «Urgent: Bedr Ould Abdel Aziz aurait-il tiré sur un berger ? »
Bonjour chers confrères, chers amis, vous avez été nombreux à nous témoigner Babacar et moi votre solidarité. J'aurais voulu pouvoir exprimer, à chacun d'entre vous, séparément, notre reconnaissance. Considérez ce message destiné à chacun d'entre vous. Merci infiniment.
Source Facebook
Mauritanie : les deux journalistes emprisonnés ont été relachés
Accusés de diffamation par le fils du président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz, deux journalistes ont été placés en détention pendant vingt quatre heures
Jedna Ould Deida et Babacar Baye Ndiaye, journalistes pour les sites d’information « Mauriweb » et « Cridem.org » en Mauritanie, deux médias partenaires de Mondafrique, ont été interpellés et placés en détention hier jeudi, à la suite d’une plainte en « diffamation » déposée contre eux par Bedr Ould Mohamed Ould Abdel Aziz, le fils du président mauritanien.Une première !
La plainte avait été déposée mercredi 6 avril à la suite de la parution sur le site Mauriweb géré par Babacar Baye Ndiaye d’un article accusant le fils du président mauritanien Beder d’avoir tiré tiré à balle réelle sur un berger”,dans le ranch de son père situé dans la région d’Inchiri au nord du pays. L’article a ensuite été repris par le site Cridem.org pour lequel ttravaille Jedna Ould Deida.
L’article incriminé souligne par ailleurs que “Bedr est n’est pas à son coup d’essai », et rappelle que ce dernier « avait tiré à bout portant, en 2012 sur une fille” et que « lui même avait reçu en 2014, une balle par inadvertance par un de ses amis”.
Onde de choc
A Nouakchott, la mise sous mandat de dépôt des deux journalistes et leur transfert à la prison centrale de Nouakchott ont créée un vrai choc. En effet, le délit de presse a été dépénalisé depuis plusieurs années en Mauritanie, rendant impossibles les peines de prison mais permettant des amendes.
Avant d’être écroués, les deux journalistes ont été interrogés plusieurs heures par la police judiciaire. Plusieurs journalistes mauritaniens prévoient de faire un sit-in ce vendredi 8 Avril devant la prison de Nouakchott pour protester contre la mise en accusation de leur collègues.
La mobilisation a fini par payer. Babacar Baye N’Diaye et Jedna Deïda ont recouvré, ce vendredi 8 avril, la liberté quelques heures après la forte mobilisation de leurs confrères épaulés par des artistes, des avocats et des personnalités de la société civile. Ils ont bénéficié d’une liberté provisoire. Nos deux confrères ont accédé à la requête formulée par le régisseur de la prison civile de Nouakchott. Après avoir apposé leurs paraphes et quelques formalités d’usage, ils sont sortis de la prison.
Des journalistes de la presse mauritanienne ont observé des sit in de protestation devant la prison civile de Nouakchott, puis après devant le parquet, le ministère de la justice et enfin devant le ministère des relations avec le parlement et la société civile.
Babacar N'diaye et Jedna Deida écroués à la prison civile de Nouakchott
7 April, 2016 - 21:17
Babacar Baye N’Diaye et Jedne Ould Deïda, respectivement directeur de la rédaction du portail Cridem et responsable du site Mauriweb ont été placés jeudi 7 avril, en fin d’après midi sous mandat de dépôt, par le procureur de la République de Nouakchott Ouest, à la prison civile de Nouakchott. Tout est allé vite. Les deux journalistes avaient été entendus durant la matinée par les limiers du commissariat spécial de la police judiciaire avant d’être déférés devant le parquet.
Jedna DEIDA
Jeudi matin, l’avocat du fils du président de la République avait introduit une plainte pour diffamation, calomnie et publication d’informations infondées, à l’encontre des deux médias, suite à un article diffusé mercredi, accusant Bedr Ould Abdel Aziz d’avoir flingué, dans le ranch privé de son père en Inchiri, un berger présentement hospitalisé à l’hôpital militaire.
Dans sa plainte le fils du Président dit se «sentir systématiquement ciblé, par les médias qui le citent dans des choses, auxquelles, il est totalement étranger, dans l’unique but de le diffamer et d’attenter à sa personne et à sa renommée ». En janvier 2012, il avait tiré sur une fille Raja Mint Essyad, paralysée depuis, avant d’être lui-même blessé par balle, en juillet 2014.
Deux journalistes déposés en prison suite à une plainte de Bedr Ould Abdel Aziz
Babacar Baye N'DIAYE
Le procureur de la République de Nouakchott a délivré un mandat de dépôt contre Jedna Deida, directeur du site Mauriweb.info et Babacar Baye N’diaye, webmaster du site Cridem.org en fin d’après midi du jeudi 07 avril. Ils ont été conduits à la prison centrale de Nouakchott. Ce mandat de dépôt fait suite a une plainte en diffamation déposé par Bedr Ould Abdel Aziz (fils du président de la République) mercredi 06 avril contre les sites Mauriweb et cridem. L’objet de la plainte est un article de Mauriweb titré « urgent : Bedr Ould Abdel Aziz aurait-il tiré sur un berger ? » Dans cet article repris par cridem, il est cité « une source fiable selon laquelle Bedr aurait tiré à balle réelle sur un berger dans un ranch du chef de l’Etat en Inchiri. »
Khalilou DIAGANA via Facebook
RV demain Vendredi 08 avril a 10 HEURES devant la prison civile de Nouakchott. Sit-IN pour la libération de nos collègues (JEDNA DEIDA ET BABACAR BAYE NDIAYE)
Khalilou DIAGANA via Facebook
Deux journalistes déférés à la prison suite à une plainte du fils du chef de l’état
Nouakchott - Saharamédias
Jeudi 7 Avril 2016
Bedr O. Abdel Aziz
Le Procureur de la république de Nouakchott ouest a déféré ce jeudi, deux journalistes suite à une plainte du fils aîné du président de la république, Bedr O. Abdel Aziz.
Les deux journalistes, Jedna Deyda et Babacar Bay N’diaye, respectivement responsable des sites électroniques Mauri-web et Cridem, ont publié une information selon laquelle, le fils du chef de l’état a blessé par balles un employé dans le ranch du président O. Abdel Aziz en Inchiri.
Les deux journalistes avaient été interrogés jeudi par la police judiciaire avant d’être déféré à la prison de Dar Naïm quelques heures plus tard par le procureur de la république de Nouakchott ouest.
Bedr O. Abdel Aziz accuse les deux journalistes d’avoir publié une fausse information dans le souci de lui porter préjudice et ternir son image, dans une affaire qui ne le concerne nullement.
Urgent/ Deux journalistes déposés en prison suite à une plainte de Bedr Ould Abdel Aziz
Le procureur de la République de Nouakchott a délivré un mandat de dépôt contre Jedna Deida, directeur du site Mauriweb.info et Babacar Baye N’diaye, webmaster du site Cridem.org en fin d’après midi du jeudi 07 avril.
Ils ont été conduits à la prison centrale de Nouakchott. Ce mandat de dépôt fait suite a une plainte en diffamation déposé par Bedr Ould Abdel Aziz (fils du président de la République) mercredi 06 avril contre les sites Mauriweb et cridem.
L’objet de la plainte est un article de Mauriweb titré « urgent : Bedr Ould Abdel Aziz aurait-il tiré sur un berger ? » Dans cet article repris par cridem, il est cité « une source fiable selon laquelle Bedr aurait tiré à balle réelle sur un berger dans un ranch du chef de l’Etat en Inchiri. »