Gambie : l'investiture d'Adama Barrow attendue à Dakar

 

 

 

 

 

 

Gambie : l'investiture d'Adama Barrow attendue à Dakar

 

 

 

Le temps semble suspendu en Gambie. Depuis minuit, le pays retient son souffle. En effet, le mandat de Yahya Jammeh s'est officiellement terminé, mais le président sortant refuse toujours de quitter son siège. Les dernières tentatives de médiation de la Mauritanie n’ont pas donné de résultat immédiat et l'ONU doit se prononcer dans la journée lors d'un vote sur une intervention militaire de la Cédéao. Le Sénégal fait lui aussi pression. D’ailleurs, c'est à Dakar que devrait se dérouler ce jeudi 19 janvier l'investiture du nouveau président, Adama Barrow.

Compte-tenu de la situation et du blocage à Banjul, la cérémonie d’investiture devrait se tenir à Dakar. La situation est particulière, voire exceptionnelle. Cette prestation de serment est donc prévue à 16 heures, heure locale et TU, dans l’ambassade de Gambie. L’information vient d’être confirmée par la Cédéao et par la présidence sénégalaise. Cette ambassade, c’est une maison au bout d’un chemin de terre à côté de l’aéroport international.

Pourquoi ce lieu ? Car il faut respecter la Constitution. Adama Barrow doit prêter serment en territoire gambien. Un acte plus que symbolique. C’est une étape importante, essentielle pour que la prise de fonction soit officielle pour que le nouveau chef de l’Etat puisse notamment, et il devrait le faire juste après cette cérémonie, saisir la Cédéao sur la situation en Gambie, sur le blocage institutionnel en Gambie. Se pose aussi la question des juges, un ou plusieurs, qui sont censés valider cette cérémonie. On évoque à Dakar, la présence de magistrats qui ont fui le régime de Yahya Jammeh.

Une investiture, c’est habituellement une cérémonie millimétrée, très protocolaire ou les chefs d’Etat viennent en nombre. Ce ne sera pas le cas cet après-midi, aucun chef d’Etat ne devrait être là selon nos dernières informations. Seront donc présent : Marcel Alain de Souza, le président de la commission de la Cédéao, Mohamed Ibn Chambas, envoyé spécial des Nations unies dans la sous-région. Des ambassadeurs en poste à Dakar, notamment le représentant de la France. Le Sénégal pourrait être représenté par son Premier ministre, Mahammed Boun Abdallah Dionne.

Pour suivre l’évènement, des écrans géants sont en train d’être installés, car la petite taille de l’ambassade ne permettre de faire entrer tout le monde. Cette investiture d’Adama Barrow est particulière, car le nouveau président gambien va prêter serment et sera donc en exil pour son premier jour en tant que chef d’Etat.


■ Pression militaire sur Jammeh

 

 

Les officiers d’état-major de la force en attente de la Cédéao planifient « en ce moment » les opérations depuis Dakar. Un blocus maritime serait en train d’être mis en place, tandis que l’armée de l’air mènerait des opérations de reconnaissance, selon les affirmations de l’armée sénégalaise. Le Nigeria et le Ghana ont annoncé l’envoi deux cents soldats chacun. Un jet et un navire nigérians seraient en approche. « Nous pouvons à tout moment ouvrir les hostilités », déclarait mercredi soir le porte-parole de l’armée sénégalaise.

Alors y a-t-il un lien ? En tous les cas, peu après, le chef d’état-major de l’armée gambienne assurait que ses soldats n’iraient pas se battre en cas d’intervention militaire. Elle compterait moins de 2 000 soldats répartis entre l’armée et la garde nationale. L’armée de l’air et la marine ne compteraient tout au plus quelques dizaines d’hommes. Une armée qui apparaît divisée. Depuis l’accession de Jammeh au pouvoir, on compte au moins huit tentatives de coup d’Etat. « Si des divisions existent, elles sont certainement plus ethniques que politiques », affirme Maggie Dwyer de l’université d’Edimbourg, soulignant que Jammeh a constamment favorisé les membres de sa propre ethnie (les Diolas, minoritaires en Gambie) au sein de l’armée. Depuis décembre beaucoup spéculent sur un possible recrutement de mercenaires, notamment parmi les rebelles de Casamance. Ces derniers seraient de longue date soutenus par Jammeh, affirme-t-on à Dakar.

L’armée sénégalaise cherche-t-elle à faire monter la pression ? Ces troupes n’ont pour l’instant qu’un mandat de la Cédéao pour intervenir. Le Conseil de sécurité des Nations unies devrait voter cet après-midi une résolution, mais dans laquelle il n’est, pour l’instant, pas fait mention de l’option militaire. Enfin, les conséquences d’une intervention sont encore difficiles à évaluer : instabilité en Casamance, rejet par les Gambiens.

A Banjul, les rues sont désertes ce matin. Presque aucun commerce n’a ouvert. L’inquiétude est « palpable » confie un habitant.

 

 

 

  

 

 

 

 

 

 

ALERTE - Le nouveau président gambien Adama Barrow prêtera serment à l'ambassade à Dakar à 16H00 GMT (porte-parole)

 

 

 

 



(©AFP / 19 janvier 2017 12h12)
 

 

Gambie : l'armée sénégalaise prête à intervenir à partir de minuit "si la solution politique échoue"

 

 


Dakar - L'armée sénégalaise est en alerte et ses troupes prêtes à intervenir en Gambie voisine à partir de mercredi à minuit "si la solution politique échoue", après le refus du président Yahya Jammeh de céder le pouvoir, a annoncé à l'AFP son porte-parole, le colonel Abdou Ndiaye.

"Nos troupes sont en alerte et s'entraînent depuis le début de la crise. L'ultimatum prend fin à minuit. Si la solution politique échoue, nous allons engager" les opérations en Gambie, a dit le colonel Ndiaye, confirmant l'existence de mouvements de soldats sénégalais vers les frontières entre les deux pays.

"Depuis une semaine nous avons constaté un mouvement de troupes vers la frontière avec la Gambie", a indiqué de son côté à l'AFP un élu local de la région de Ziguinchor, dans le sud du Sénégal.

L'intervention sénégalaise en Gambie se ferait en application d'un mandat de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao - 15 Etats), aux côtés d'autres pays membres de cette organisation régionale dont le Nigeria et le Ghana, selon des sources militaires sénégalaise et nigériane.

L'armée de l'air nigériane a annoncé mercredi avoir envoyé 200 hommes et des avions au Sénégal, précisant que ce déploiement était destiné à une éventuelle intervention en Gambie.

La Cédéao a demandé à maintes reprises au président gambien sortant Yahya Jammeh de respecter le résultat de l'élection du 1er décembre en quittant le poste qu'il occupe depuis 22 ans, mais il s'y refuse tant que la justice n'aura pas statué sur ses recours contre l'élection du 1er décembre, officiellement remportée par l'opposant Adama Barrow.

Dans l'attente de son investiture prévue jeudi, M. Barrow est accueilli au Sénégal depuis le 15 janvier à la demande de la Cédéao

M. Jammeh a proclamé mardi l'état d'urgence pour 90 jours dans le pays.

Le Sénégal a présenté mercredi un projet de résolution au Conseil de sécurité des Nations unies visant à autoriser la Cédéao à prendre "toutes les mesures nécessaires" pour assurer une passation de pouvoirs en Gambie, selon le texte consulté par l'AFP.

L'envoyé spécial de l'ONU en Afrique de l'Ouest, Mohamed Ibn Chambas, avait fait savoir la semaine dernière au Conseil que la Cédéao était prête à réclamer son feu vert pour déployer des troupes en Gambie.

Le projet de résolution relève que l'"instabilité en Gambie pourrait menacer la paix internationale et la sécurité de la région". Il demande aussi au Conseil de soutenir les décisions de la Cédéao et de l'Union africaine de reconnaître Adama Barrow comme président élu.

Le mois dernier, le Conseil avait réclamé à l'unanimité que M. Jammeh reconnaisse le résultat de l'élection présidentielle et qu'il cède le pouvoir à M. Barrow.

Le texte présenté mercredi par le Sénégal presse M. Jammeh de "mener un processus de transition pacifique et ordonné, et de transmettre le pouvoir au président élu Barrow le 19 janvier".

Un calendrier concernant le vote du Conseil sur ce texte n'a pas été communiqué dans l'immédiat.


(©AFP / 18 janvier 2017 20h57)

Gambie : le président Yahya Jammeh décrète l'état d'urgence

 

 

 

 


Banjul (Gambie) - Le président gambien sortant Yahya Jammeh a proclamé mardi l'état d'urgence, invoquant "un niveau d'ingérence étrangère exceptionnel et sans précédent" dans le processus électoral et les affaires du pays, dans une déclaration télévisée.

M. Jammeh a fait cette annonce à deux jours de l'investiture prévue de son successeur élu Adama Barrow, accueilli au Sénégal jusqu'à cette date et dont il conteste en justice la victoire à l'élection du 1er décembre.

Il a également déploré "l'atmosphère hostile injustifiée qui menace la souveraineté, la paix et la stabilité du pays".

Selon la Constitution, l'état d'urgence dure sept jours lorsqu'il est proclamé par le chef de l'Etat, mais peut être porté à 90 jours avec l'approbation de l'Assemblée nationale.

La Gambie est plongée dans une grave crise depuis que M. Jammeh a annoncé le 9 décembre qu'il ne reconnaissait plus les résultats de l'élection présidentielle, une semaine après avoir pourtant félicité M. Barrow pour sa victoire.

Yahya Jammeh affirme vouloir rester en place tant que la justice n'aura pas statué sur ses recours électoraux, malgré les pressions internationales pour qu'il cède le pouvoir jeudi à la fin de l'expiration de son mandat.

La Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao, 15 pays dont la Gambie) a notamment prévenu à plusieurs reprises qu'elle pourrait avoir recours à la force en dernier ressort.


(©AFP / 17 janvier 2017 18h48) 

 

 

 

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Le président élu gambien Adama Barrow au Sénegal jusqu'à son investiture (médias officiels sénégalais)   

 

 

.......    Le Sénégal a accepté d'accueillir jusqu'à son investiture le président élu gambien Adama Barrow à la demande de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'ouest (CEDEAO), rapporte dimanche l'Agence de presse sénégalaise (APS) citant une source officielle.  "Le président sénégalais Macky Sall a accepté samedi à Bamako d'accueillir le président élu gambian Adama Barrow à Dakar jusqu'à son investiture", fixée au 19 janvier, indique l'APS.    ..........

 

 

Lire la suite   >>>

 

 

 


  • (©AFP / 17 janvier 2017 18h48)
  • 0 Réaction
  • 17/01/2017
  • CEDEAO

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