Le FNDU déterminé à faire échec à la consultation référendaire

 

 

 

 

 

 

 

 

Mauritanie : l’opposition dénonce "un coup d’Etat"

 

 

 

 

ALAKHBAR (Nouakchott) -  L’opposition mauritanienne, réunie sous le FNDU, Front National pour la Démocrite et l’Unité, a qualifié de "coup d’Etat" la décision du président Mohamed Ould Abdel Aziz de passer directement au référendum pour adopter son projet de modification de la Constitution qui a été rejeté par le Sénat.

 

 

 

 

 

Le FNDU était en conférence de presse vendredi, 48 heures après une autre conférence de presse du président Ould Abdel Aziz lequel a décidé d’utiliser l’article 33 de la Constitution qui permet, selon lui, «de faire toutes les révisions constitutionnelles sans passer par les deux chambres ».

 

L’article 33 de la constitution mauritanienne stipule : « Le président de la République peut, sur toute question d’importance nationale, saisir le peuple par voie référendaire.».

 

L’opposition a mis en garde contre « les conséquences dangereuses de la volonté du président Ould Abdel Aziz d’imposer les modifications constitutionnelles ». Ces modifications concernant entre autres la suppression du Sénat et de la Haute cour de justice et le changement du drapeau et de l’hymne national.

 

Le FNDU a promis d’utiliser « tous les moyens pacifiques pour face à ce troisième coup d’Etat ».

 

Mohamed Ould Abdel Aziz a participé en tant que colonel de l’armée mauritanienne au putsch du 3 août 2005 qui a renversé le régime de Ould Taya.

 

Ould Abdel Aziz a mené, en tant que général de l'armée mauritanienne et chef de la garde présidentielle (BASEP), le coup d’Etat du 6 août 2008 contre Sidi Ould Cheikh Abdallahi, le premier président démocratiquement élu de Mauritanie.

 

L’opposition mauritanienne a appelé les forces armées du pays à ne pas servir de « prétexte pour renverser la Constitution et bafouer le choix des représentants du peuple ».

 

Lire : Mauritanie : le Président ira directement au référendum

 

33 des 56 sénateurs mauritaniens ont rejeté le projet de modification de la Constitution. Le président Ould Abdel Aziz a promis de ne « pas laisser 33 élus indirectement prendre en otage tout le peuple mauritanien ».  Les sénateurs mauritaniens sont élus au suffrage universelle indirect.

 

©   ALAKHBAR

 

 

 

 

 

 

Le FNDU déterminé à faire échec à la consultation référendaire

24 March, 2017 - 18:44
 
 
 
 
 
 
 

Le Forum National pour la Démocratie et l’Unité (FNDU-une coalition de partis politiques, organisations de la société civile, centrales syndicales et personnalités indépendantes)  a exprimé  sa détermination à faire échec à un référendum prévu en Mauritanie au cours des prochains mois, vendredi à l’occasion d’une conférence de presse.
Mercredi soir, le chef de l’État mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz, a annoncé l’organisation d’un référendum en vue de l’approbation d’une série de réformes constitutionnelles acceptées à une écrasante majorité par les députés, mais rejetées par les sénateurs.
Lors de cette rencontre avec la presse, les responsables du FNDU, notamment maître Mahfoudh Ould Bettah, ancien ministre de la justice et ex bâtonnier, ont affirmé  que «le recours à l’article 38 de la constitution du 20 juillet 1991 et ses textes modificatifs, pour aller vers  un référendum est une démarche qui relève d’un forcing. Car cette disposition est verrouillée par le titre XI contenant les articles 99, 100 et 101, qui définissent de manière explicite et exclusive les voies et moyens de toute révision constitutionnelle ».
Sur la base de ce constat juridique, le FNDU affiche « une volonté inébranlable de se dresser fermement contre un nouveau coup d’état et de  mener toutes les formes de lutte pour le faire échouer ».
Le collectif « appelle « toutes les forces patriotiques à s’unir et conjuguer leurs efforts dans un sursaut national en vue de barrer la route au plan de Mohamed Ould Abdel Aziz, visant à s’approprier le pays par un coup d’état permanent contre la légalité et les institutions de la République ».
Au cours de cette rencontre, le FNDU a rappelé « sa considération pour les forces armées et de sécurité » et exprimé  son rejet de toute instrumentalisation de celle-ci  dans des luttes politiques et électorales, contrairement à leur mission de défense des institutions de la République face aux coups d’état, au totalitarisme et au despotisme ».
Pour faire échec au projet de référendum, le FNDU entend s’opposer à la convocation du collège électoral par le gouvernement. Le collectif empruntera par la suite  toutes les voies juridiques de recours  une fois cette étape franchie.
  Les réformes constitutionnelles défendues par le chef de l’Etat mauritanien portent sur la suppression du sénat, la création de conseils régionaux, le changement des symboles nationaux (drapeau et hymne), la suppression de la Haute Cour de Justice (HCJ) et du Haut Conseil Islamique (HCI).

 

© Le Calame

 

 

 

RFD : Déclaration

24 March, 2017 - 18:47
 
 
 

Notre pays connait, depuis la semaine dernière, un nouveau tournant menant à une phase décisive de la crise politique, économique, sociale et morale qu’il subit, du fait des comportements du pouvoir à l’égard de la chose publique. Le Rassemblement des Forces Démocratiques n’a cessé de mettre en garde contre l’ampleur et les risques que comporte cette crise - si elle n’était pas résolue à temps - pour la paix sociale, la cohésion des composantes de notre peuple et pour la pérennité de l’Etat.                       

Notre parti a, dès les premiers instants, salué le rejet par le Sénat des amendements constitutionnels grossiers, préparés dans des conditions obscures, en vue de saborder les symboles de l’Etat, saper l'unité nationale et accorder l'immunité judiciaire au chef de l’Etat, en le mettant à l'abri de poursuites pour les crimes commis dans l'exercice du pouvoir.                                   

Au lieu de faire preuve de sagesse et de lucidité, en tirant les leçons que lui ont assénées l'opposition sérieuse, le Sénat et l'opinion publique éclairée et prendre conscience de son échec comme il se doit de la part d’un président responsable, au lieu de désapprouver la campagne de dénigrement menée, tambours battants, par ses charlatans contre les sénateurs, Ould Abdel Aziz a préféré sortir dans un nouveau show médiatique marqué, comme à l’accoutumée, par la confusion et parsemé d’insultes et de railleries, explicites et implicites à l’adresse de tout le monde : le Sénat, l'armée, le Conseil constitutionnel, l'opposition, la presse, les poètes, les étudiants, les diplômés, les pays frères et amis, les partenaires au développement ... Préférant persévérer dans ses excès, il déclare, sans aucune gêne, que, pour lui, le rejet définitif par le Sénat de ces modifications ne reflète, en définitive, que l'opinion de 33 anonymes, pas plus !

La plus grande partie de son show lui a servi à ruminer ses promesses électorales non tenues, à tous les égards, et à rabâcher ses projets chimériques, sans jamais aborder les souffrances des citoyens, leur misère, l’insécurité, le chômage endémique, en particulier chez les jeunes ou l'effondrement de la santé et de l'éducation ....

Pire encore, en flagrante violation des normes juridiques de base et sans tenir compte de la gravité de la situation économique, sociale et de sécurité dans laquelle il a mis le pays, Ould Abdel Aziz s’apprête à tordre le cou aux textes constitutionnels explicites qui attribuent, obligatoirement et avant tout référendum, la décision de modifier la Constitution au Parlement, dans ses deux chambres. Citant quelques soi-disant juristes dans son entourage, il affirme son intention d’organiser incessamment ce qu'il a appelé un référendum populaire, ce qui équivaudrait, somme toute, à une large entreprise de fraude - comme il sait si bien le faire - pour l’adoption des modifications décriées.

Il ne fait aucun doute que les desseins de Ould Abdel Aziz, s’ils se réalisaient, n’en plaise à Dieu,  mineraient ce qui reste encore des piliers de l'Etat et conduiraient le pays vers une situation aux conséquences gravissimes, marquées par l’absence de paix sociale, l'effondrement de l'Etat et la perte du peu de crédibilité qu’il détient encore, ce qui ne manquerait pas d’avoir un grand impact sur la stabilité dans toute la région, en raison de la position de notre pays et des ressources dont il dispose.                                                     

Face à cette situation dangereuse, le RFD :

  • met en garde Ould Abdel Aziz contre les conséquences néfastes de son mépris pour la Constitution et les lois du pays ;
  • réitère sa ferme conviction que la solution de sortie de cette crise réside dans un dialogue sérieux, inclusif et responsable, répondant aux aspirations des Mauritaniens pour l’instauration d’un Etat de droit ;
  • salue l’engagement des ses militants et sympathisants, les exhorte à prendre la mesure du moment critique par lequel passe le pays et à faire preuve de plus de vigilance et de mobilisation, en vue de déjouer les plans catastrophiques ourdis par le pouvoir ;                            
  • invite toutes les forces vives de la Nation et l’ensemble des patriotes à s’élever, dans un large front populaire, contre les menées destructrices du régime en place visant le démantèlement du pays ;
  • lance un appel pressant à tous les amis de la Mauritanie pour l’aider à sortir de cette crise extrêmement grave pour sa sécurité et celle des régions du Maghreb et d'Afrique de l'Ouest.

      

Nouakchott, le 24 Joumada Athani 1438 – 23/03/2017

Le Comité Permanent du RFD

 

© Le Calame

 

Mauritanie : le Président ira directement au référendum   

 

 

.......     Le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz a décidé de faire recours à l’article 38 de la Constitution pour faire passer les modifications constitutionnelles qui ont été rejetées par le Sénat. « L’article 38 permet de faire toutes les révisions constitutionnelles sans passer par les deux chambres », a expliqué Ould Abdel Aziz lors d’une conférence de presse ce mercredi. A propos de cet article 33, le chef de l’Etat mauritanien a affirmé détenir des "arguments juridiques bétonnés" après avoir fait appel aux "plus grands juristes qui sont neutres qui n’ont occupé par le passé des fonctions qui les empocheraient d’être neutres".  ........

  

 

 Lire la suite   >>> 

 

 

 

 


  • © ALAKHBAR (Nouakchott) Date: 25.03.2017 Heure: 20:38 GMT
  • 0 Réaction
  • 25/03/2017
  • Mauritanie Politique

Réagir


  • CAPTCHA

Espace Membre

Calendrier

« Juin 2017 »
Lu Ma Me Je Ve Sa Di
1234
567891011
12131415161718
19202122232425
2627282930

Newsletter

  • En inscrivant votre e-mail, vous recevrez gratuitement les bulletins d'information de O.D.H Mauritanie



Twitter

Arabie : la police déjoue "une action terroriste" à La Mecque (TV d'Etat) https://t.co/xashLYmZQC
le 23/06/2017
Mais où est l?opposition ? Ely Abdellah https://t.co/v7PxCU2wT2 https://t.co/fIshEr6EWg
le 23/06/2017
Maroc : les critiques se multiplient contre la "répression" dans le nord https://t.co/0RD0Xke67Z https://t.co/mFKEgcmhZw
le 22/06/2017
RT @LeHuffPost: Theresa May présente ses excuses aux Anglais après l'incendie de la tour Grenfell https://t.co/IZelwWrV7g
le 21/06/2017
Passif humanitaire/cas des fonctionnaires et agents victimes des évènements 89/91 ... https://t.co/ahvfVAjY3Y
le 21/06/2017

Livre d'or

  • Dernier message :

  • Mes chers amis et amies dans l adversite et la desolation chers camarade de combats contre l injustice et la privation contre la maladie et l ignorence pensez vous que nous n avons pas assez criais et...

    par dajakSsee
  • Aller sur le livre d'or →

Rechercher sur le site

Galerie photos (5902)

Visiteur en ligne

    • Nombre d'invité : 0

    Météo

    Samedi

    min. 18 °

    max. 27 °

    Partiellement nuageux

    Dimanche

    min. 15 °

    max. 28 °

    Partiellement nuageux

    Lundi

    min. 18 °

    max. 29 °

    Ciel dégagé