Trump accusé d'avoir demandé au patron du FBI de classer une enquête

 

 

 

 

 

 

Trump accusé d'avoir demandé au patron du FBI de classer une enquête

 

 

Photomontage présentant James Comey (G) à Washington le 20 mars 2017 et Michael Flynn (D) à Washington le 13 février 2017 / © AFP/Archives / Nicholas Kamm , MANDEL NGAN

 

 

La situation de Donald Trump devient chaque jour plus inconfortable: déjà accusé d'avoir été trop bavard avec des diplomates russes, le président des Etats-Unis est désormais soupçonné d'avoir tenté de mettre fin à une enquête du FBI.

Moins de quatre mois après son arrivée au pouvoir et à quelques jours de son départ pour son premier grand voyage à l'étranger, ces révélations explosives en cascade placent le locataire de la Maison Blanche dans une position difficile.

Selon un article du New York Times publié mardi soir, M. Trump a demandé mi-février au directeur du FBI James Comey, qu'il a limogé avec fracas la semaine dernière, de mettre un terme aux investigations visant Michael Flynn, son ancien conseiller à la sécurité nationale.

Détail accablant: M. Comey a relaté cette conversation dans une note écrite, citée par le quotidien "C'est quelqu'un de bien. J'espère que vous pourrez laisser tomber", aurait affirmé M. Trump selon cette note rédigée par le patron du puissant Federal Bureau of Investigation.

La Maison Blanche a catégoriquement contesté cette version des faits, qui pourrait constituer une possible obstruction à la justice, affirmant que le président n'avait "jamais demandé à M. Comey ou qui que ce soit d'autre de clore aucune enquête".

"Ce n'est pas un récit fidèle (...) de la conversation entre le président et M. Comey", a indiqué un responsable de l'administration sous couvert d'anonymat.

Dans un témoignage jeudi devant le Sénat, le directeur par intérim du FBI, Andrew McCabe, avait affirmé qu'il n'y avait eu "aucune tentative" d'entraver l'enquête sur les liens possibles entre des membres de l'équipe Trump et la Russie. 

L'enquête visant M. Flynn, qui est toujours en cours, est distincte de cette dernière. M. Flynn a été contraint à la démission le 13 février pour avoir omis de révéler des contacts répétés avec l'ambassadeur russe aux Etats-Unis, dont certains auraient porté sur des sanctions américaines contre Moscou.

L'histoire nous regarde

Selon le New York Times, M. Comey était connu auprès de ses collaborateurs pour noter scrupuleusement le contenu de toutes les conversations dont il pensait qu'elles pouvaient prêter à discussion par la suite.

Les réactions ont fusé au Congrès où la pression monte depuis quelques jours pour que M. Comey vienne livrer sa version des faits.

Le chef de file de l'opposition démocrate du Sénat, Chuck Schumer, s'est déclaré "secoué" par ces dernières révélations. "C'est un test sans précédent pour le pays. Je le dis à tous mes collègues du sénat: l'histoire nous regarde", a-t-il lancé sur un ton grave depuis l'hémicycle.

Le républicain Richard Burr, président de la commission sénatoriale du renseignement, s'est montré nettement plus circonspect. "Je pense que le directeur (Comey) nous aurait peut-être informé s'il y avait eu une demande de cette nature", a-t-il affirmé, jugeant qu'il faudrait "plus que des sources anonymes" pour le convaincre.

M. Flynn a été forcé de démissionner le 13 février pour avoir omis de révéler des contacts répétés avec l'ambassadeur russe aux Etats-Unis l'an dernier, dont certains auraient porté sur des sanctions américaines contre Moscou.

Crédibilité entamée

Avant ces nouvelles révélations du New York Times, la Maison Blanche s'était employée mardi à contester l'idée selon laquelle M. Trump aurait compromis la sécurité des Etats-Unis en livrant des informations sensibles au chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov.

Selon plusieurs médias américains, Israël aurait fourni ces informations aux Etats-Unis dans le cadre d'un strict accord de renseignement et ne voulait pas qu'elles soient partagées avec un autre pays.

Ces informations, qui concernent la capacité du groupe Etat islamique à armer de manière sophistiquée des ordinateurs portables, sont si sensibles qu'elles n'ont même pas été partagées au sein de l'alliance des "Five Eyes" (Etats-Unis, Royaume-Uni, Australie, Canada et Nouvelle-Zélande), selon le Wall Street Journal.

Dépêché pour la seconde fois en deux jours devant la presse, le conseiller à la Sécurité nationale de Donald Trump, le général H.R. McMaster, a défendu les propos échangés avec M. Lavrov la semaine dernière, affirmant qu'"en aucun cas" la conversation du président américain n'avait pu porter atteinte à la sécurité nationale.

Donald Trump lui-même s'est lui-même défendu sur Twitter, de son "droit" à partager des informations concernant "le terrorisme et la sécurité aérienne". 

Pour Leon Panetta, ancien directeur de la CIA, cette nouvelle affaire "entame la crédibilité de la présidence" américaine.



(©AFP / 17 mai 2017 02h19)

 
 
 

Face au tollé, Trump défend ses confidences à Moscou

 

 

Une image de Donald Trump sur un écran de télévision à la Maison Blanche, le 15 mai 2017 / © AFP / SAUL LOEB
La Maison Blanche a fermement démenti mardi que Donald Trump ait compromis la sécurité des Etats-Unis en livrant des renseignements sensibles au chef de la diplomatie russe, le président américain affirmant vouloir pousser Moscou à s'impliquer davantage dans la lutte contre le groupe Etat islamique.


Dépêché pour la seconde fois en deux jours devant la presse, le conseiller à la Sécurité nationale de Donald Trump, le général H.R. McMaster, a défendu sans équivoque les propos échangés avec Sergueï Lavrov la semaine dernière, affirmant qu'"en aucun cas" la conversation du président américain n'avait pu porter atteinte à "la sécurité nationale".

Face au tollé provoqué par des informations de presse accusant Donald Trump d'avoir pu compromettre une source, le général a encore martelé que "ce dont le président a parlé était approprié dans le cadre de cette conversation". 

Puis, surprenant les journalistes qui suivaient sa conférence de presse à la Maison Blanche, il a conclu en indiquant que Donald Trump n'avait de toutes façons "pas été informé sur la source ou la méthode (d'obtention, NDLR) de cette information".

Selon le Washington Post, M. Trump a, lors d'une rencontre récente et inhabituelle dans le Bureau ovale avec Sergueï Lavrov et l'ambassadeur de Russie aux Etats-Unis Sergueï Kisliak, évoqué des informations ultra sensibles concernant les préparatifs d'une opération du groupe EI.

Ces renseignements avaient été communiqués par un partenaire des Etats-Unis qui n'avait pas donné l'autorisation à Washington de les partager avec Moscou, d'après le journal.

Israël aurait fourni une partie de ces informations, avançait mardi le New York Times, en citant deux sources américaines anonymes. 

Des experts soulignent que la seule révélation de ces informations pourrait permettre aux Russes de remonter à la source. 

Raisons humanitaires

Comme la veille, H.R. McMaster, qui a assisté à la fameuse rencontre, n'a pas explicitement démenti que des informations classifiées aient été partagées avec les responsable russes.

Donald Trump lui-même s'était plus tôt défendu, sur Twitter, de son "droit" à partager des informations concernant "le terrorisme et la sécurité aérienne" avec les responsables russes.

Il a expliqué l'avoir fait "pour des raisons humanitaires" et vouloir "en plus que la Russie renforce nettement sa lutte contre l'EI et le terrorisme".

Il a plus tard souligné devant la presse que la rencontre avec Sergueï Lavrov avait été "très fructueuse". "Nous voulons être aussi nombreux que possible à lutter contre le terrorisme", a-t-il ajouté en recevant le président turc Recep Tayyip Erdogan. 

Dès le petit matin, il avait tenté de contre-attaquer en dénonçant dans un tweet "les fuites" venant selon lui du monde du renseignement. 

Son conseiller à la sécurité nationale a suivi la même piste en milieu de matinée, en affirmant que la sécurité des Etats-Unis "a été mise en danger par ceux qui enfreignent la confidentialité et donnent des renseignements à la presse". 

Donald Trump entretient des relations tendues avec les services de renseignement. La méfiance est telle, selon des médias américains, que des agents avaient prévenu après sa victoire des homologues étrangers qu'il pourrait être dangereux de donner des informations à l'administration Trump, sous peine de les voir partagées avec d'autres pays comme la Russie.

Message inquiétant aux alliés

La colère agitait mardi l'opposition démocrate et grondait jusque dans les rangs des élus républicains. 

Le sénateur républicain John McCain, ennemi déclaré de la Russie de Vladimir Poutine, a jugé "profondément troublantes" les informations parues depuis mardi. 

Elles "envoient un message inquiétant aux alliés de l'Amérique et à ses partenaires dans le monde, et pourraient les dissuader de partager des renseignements avec nous à l'avenir", a-t-il poursuivi. 

Du côté des démocrates, l'indignation bouillait. "Les actes du président Trump mettent en doute son aptitude à occuper sa fonction", a asséné le sénateur Tom Udall. 

Pour l'ancien chef de la CIA Leon Panetta, proche des démocrates, cette nouvelle affaire "entame la crédibilité de la présidence" américaine.

De son côté, le Kremlin a qualifié mardi de "grand n'importe quoi" cette affaire, son porte-parole, Dmitri Peskov, déclarant qu'il s'agissait d'"un sujet que nous ne voulons ni démentir ni confirmer".

La question de ses relations avec la Russie plane sur Donald Trump et son entourage depuis bien avant son arrivée à la Maison Blanche fin janvier.

Avant son limogeage, le chef du FBI James Comey avait annoncé que ses services enquêtaient sur une éventuelle "coordination" entre l'équipe de campagne du milliardaire américain et la Russie. Deux commissions parlementaires s'intéressent également à la Russie, accusée par les agences américaines de renseignement d'ingérence dans la campagne américaine.

Pour le blog américain spécialisé Lawfare, référence aux Etats-Unis notamment sur les questions juridiques relatives au terrorisme, "il s'agit peut-être de la plus grave accusation de mauvaise conduite présidentielle en quatre mois d'une administration Trump plombée par les scandales".



(©AFP / 16 mai 2017 20h18)
 
 

  • (©AFP / 16 mai 2017 20h18)
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