Trump a-t-il entravé la justice ? Le procureur enquête, il s'insurge

 

 

 

 

 

 

Trump a-t-il entravé la justice ? Le procureur enquête, il s'insurge

 

 

 

 

 

 

Le procureur spécial américain Robert Muellers témoigne devant le Sénat le 19 juin 2013 à Washington DC / © AFP/Archives / SAUL LOEB

 

 

 

Donald Trump est désormais dans le viseur du procureur spécial américain Robert Mueller, qui enquête sur l'affaire russe et veut savoir, selon de nouvelles informations de presse, si le président américain a fait entrave à la justice.


M. Trump s'est indigné jeudi après ces révélations. Il a qualifié de nouveau sur Twitter de "bidon" l'hypothèse d'une collusion entre son entourage et la Russie pendant la campagne électorale américaine.

L'enjeu est considérable pour lui. Si des preuves d'entrave à la justice étaient réunies, cela pourrait ouvrir la voie à une procédure de destitution.

"Ils ont fabriqué une collusion bidon avec l'histoire russe, ils n'ont trouvé aucune preuve, et donc maintenant ils se lancent dans l'entrave à la justice sur cette histoire bidon. Sympa", a-t-il tweeté.

Un peu plus tard, il s'en est pris à Hillary Clinton, sa rivale démocrate à la présidentielle, qui n'a pas été poursuivie au terme d'une enquête de la police fédérale (FBI) concernant son utilisation d'un serveur privé d'emails quand elle dirigeait la diplomatie.

"H la crapule a détruit des téléphones avec un marteau, +javélisé+ des emails et a fait se rencontrer son mari et la ministre de la Justice quelques jours avant d'être blanchie --et ils parlent d'entrave?" à la justice, s'est-il emporté sur Twitter.

Cette affaire russe, qui empoisonne sa présidence, constitue la "plus grande chasse aux sorcières de l'histoire politique des Etats-Unis", a-t-il estimé.

La semaine dernière, l'ex-chef du FBI James Comey, limogé par M. Trump début mai, avait fait état de pressions du président américain dans l'enquête sur la Russie.

Selon M. Comey, le chef de l'exécutif lui avait fait comprendre qu'il souhaitait l'abandon du volet de l'enquête concernant son ancien conseiller à la sécurité nationale Michael Flynn. Réputé proche de la Russie et au coeur des soupçons de connivence avec Moscou, ce dernier a démissionné le 13 février, accusé d'avoir menti sur ses contacts avec l'ambassadeur russe à Washington.

Accusé personnellement par les services de renseignement américains d'avoir piloté des piratages informatiques de la campagne de Mme Clinton, le président russe Vladimir Poutine a de nouveau tourné en dérision toute l'affaire.

M. Comey pourrait obtenir "l'asile politique" en Russie, s'est-il amusé jeudi.

- Congrès déterminé -

De son côté, le Congrès américain semble déterminé à ne pas relâcher la pression sur la Russie. Le Sénat a adopté jeudi de nouvelles sanctions ainsi qu'une proposition de loi permettant au Congrès d'empêcher le président de lever des sanctions contre Moscou.

Pour déterminer si M. Trump a tenté de peser sur l'enquête du FBI, Robert Mueller --un ancien chef du FBI-- interroge actuellement de hauts responsables du renseignement, selon le Washington Post et le New York Times.

Un élargissement du champ de l'enquête à une éventuelle entrave à la justice de la part du président représente "un tournant majeur", souligne le Washington Post, affirmant que les enquêteurs recherchent également de potentiels délits financiers chez des collaborateurs du milliardaire républicain.

Le procureur Mueller aurait sollicité cinq pontes du renseignement, dont trois ont accepté d'être entendus, selon la presse: Daniel Coats, directeur du renseignement, qui chapeaute toutes les agences; Mike Rogers, directeur de l'agence de surveillance NSA et son ancien adjoint, Richard Ledgett.

Ces entretiens pourraient se tenir dès cette semaine.

- Fuite 'scandaleuse' -

D'après le Washington Post, M. Mueller s'intéresse particulièrement à un échange le 22 mars entre M. Coats et ses collaborateurs. Il leur aurait confié que le président lui avait demandé d'intervenir auprès de M. Comey pour qu'il abandonne l'enquête sur M. Flynn.

Quelques jours plus tard, M. Trump avait demandé à MM. Coats et Rogers de déclarer publiquement qu'il n'existait aucune preuve de collusion entre son entourage et la Russie, ce que les deux hommes avaient refusé de faire, selon le journal.

Sans réagir sur le fond, l'avocat du milliardaire, Marc Kasowitz, a dénoncé une "fuite d'information du FBI concernant le président (...) scandaleuse, inexcusable et illégale".

Pour "l'aider à répondre aux demandes" de M. Mueller, le vice-président Mike Pence a décidé d'embaucher un avocat personnel, a indiqué jeudi soir Jared Agen, son directeur de la communication.

Les experts jugent peu probable que le ministère de la Justice prenne l'initiative d'inculper un président en exercice, même si l'enquête de M. Mueller concluait à une entrave à la justice de la part de M. Trump.

Mais une telle éventualité pourrait mettre la pression sur le Congrès, à majorité républicaine, pour qu'il déclenche une procédure politique de destitution ("impeachment").

Les procédures d'impeachment lancées contre les présidents Bill Clinton en 1998 et Richard Nixon en 1974 se basaient toutes deux sur des accusations d'entrave à la justice.




(©AFP / 16 juin 2017 03h09)

 
 

 

FBI, Russie : les oublis et démentis du ministre américain de la Justice

 

 

 

 
Jeff Sessions témoigne au Sénat, le 13 juin 2017 à Washington / © AFP / SAUL LOEB

 

 

 

Le ministre américain de la Justice, Jeff Sessions, a dénoncé mardi comme un "mensonge détestable" l'idée qu'il aurait pu être de connivence avec le gouvernement russe, lors d'une audition au Sénat où ses souvenirs ont semblé en décalage avec ceux de l'ex-chef du FBI, James Comey.

Eminence grise et très proche fidèle de Donald Trump, l'attorney general s'est récusé dans l'enquête sur la Russie qui empoisonne la présidence.

Mais certains le soupçonnent d'avoir continué en coulisse à tirer des ficelles, notamment en recommandant le renvoi en mai de M. Comey. Ce dernier a fortement irrité la Maison Blanche avec son enquête sur l'ingérence de Moscou dans l'élection de 2016.

Lors de cette audition publique d'environ deux heures et demie --la première depuis sa prise de fonction-- Jeff Sessions s'est souvent réfugié derrière la prérogative lui permettant de conserver la confidentialité de ses discussions avec le président. Au risque de crisper les sénateurs de la commission du Renseignement.

"Toute suggestion selon laquelle j'aurais été de connivence ou j'aurais eu connaissance d'une entente avec le gouvernement russe (...) serait un mensonge éhonté et détestable", a déclaré en préambule cet ancien sénateur de l'Alabama, connu pour son conservatisme.

Une des questions se posant devant la commission était de savoir combien de fois M. Sessions a rencontré l'an passé l'ambassadeur de Russie aux Etats-Unis, Sergueï Kisliak.

Après l'avoir tu dans un premier temps, le ministre avait ensuite dû admettre deux rencontres avec M. Kisliak.

Ce mardi, M. Sessions s'en est tenu à ce chiffre, mais sans écarter formellement la possibilité d'une troisième rencontre dont il ne se souviendrait pas.

- 'Peut-être croisé' -

"Je l'ai peut-être croisé dans une réception", a-t-il dit au sujet d'une réunion politique organisée en avril 2016 dans un grand hôtel de Washington, où les deux hommes étaient présents.

Un deuxième point sur lequel était attendu Jeff Sessions concernait une réunion le 14 février à la Maison Blanche, à l'issue de laquelle M. Trump aurait demandé à James Comey d'abandonner l'enquête sur l'ancien conseiller Michael Flynn.

Pour les démocrates, la président s'est alors rendu coupable d'une tentative d'entrave à la justice, foulant les principes de séparation des pouvoirs.

Selon la version de l'ex-grand chef policier, Donald Trump avait fait sortir tous ses conseillers du Bureau ovale, y compris le ministre de la Justice, avant de formuler sa requête choquante.

Après cet épisode, M. Comey dit être allé voir Jeff Sessions pour lui demander de s'interposer à l'avenir entre lui et le président, afin d'empêcher toute interférence politique dans les investigations. Jeff Sessions n'a pas répondu, selon son récit.

"Je peux me tromper, mais son langage corporel semblait dire: qu'est-ce que je peux y faire?", a raconté l'ancien patron du FBI.

Interrogé sur cette réunion, Jeff Sessions a livré une version des faits semblant minimiser l'incongruité de la rencontre en tête-à-tête entre l'enquêteur en chef et l'homme dont les proches étaient visés par des investigations.

- Comey était 'préoccupé' -

"Je me souviens avoir été un des derniers à sortir" de la pièce, a relaté le ministre de la Justice. MM. Trump et Comey étaient selon lui occupés à discuter. "Cela ne m'a pas paru être un problème", a dit le ministre.

M. Sessions a affirmé que M. Comey avait exprimé sa "préoccupation" le lendemain et qu'il lui avait répondu, contrairement à la version donnée par l'ex-chef du FBI.

"Je lui ai répondu en me disant d'accord sur le fait que le FBI et le ministère de la Justice devaient être prudents dans les règles de communication avec la Maison blanche", a-t-il précisé.

L'attorney general a été mis en difficulté par le sénateur Angus King, toujours sur le dossier russe. Le ministre a été poussé à admettre qu'il n'avait pas cherché à en savoir davantage sur les cyberattaques venues de Moscou, niant avoir reçu un rapport sur ces faits, y compris avant de s'être récusé.

M. Sessions s'est enfin dit "confiant" dans Robert Mueller, que son adjoint Rod Rosenstein a nommé procureur spécial chargé d'enquêter sur l'ingérence russe, en soulignant qu'il serait "inapproprié" de sa part de peser dans cette enquête.

Un ami du président, Chris Ruddy, a affirmé lundi que M. Trump envisageait "de peut-être limoger le procureur spécial". Mais le numéro deux du ministère de la Justice, Rod Rosenstein, a assuré mardi qu'il n'avait aucune intention de procéder à un tel renvoi.




(©AFP / 13 juin 2017 23h44)

 

 

 

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  • Washington - (©AFP / 16 juin 2017 03h09)
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  • 16/06/2017
  • Amérique du Nord

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