VINCENT DICKO (HANOUNE) MIS EN EXAMEN ET JUGÉ À PARIS POUR DIFFAMATION SUITE À UNE PLAINTE DE ABDOULAYE DIAGANA ET OULD JEILANY

 

 

 

 

 

 

 

Le 7 juillet 2017, la 17ème chambre correctionnelle du Tribunal de Grande Instance de Paris a condamné Vincent Dicko (de son état-civil) dit Hanoune Dicko pour diffamation envers Abdoulaye Diagana et Mohamed Abba Ould Jeilany.

 

 

 

 

Quelques jours après avoir publié les accusations mensongères et diffamatoires, le condamné, Vincent Diko Hanoune, se croyant tout puissant et à l’abri de la justice, fanfaronnait et lançait un défi dans les termes suivants (reproduits tels quels, y compris avec les fautes) :

« La justice Française n’est pas sous les ordres des chiens de gardes en garde à vous du système raciste et esclavagiste mauritanien, Diagana Abdoullaye et Mohamd Abba Jeilany ; je serai très honoré d’accueillir votre plainte qui ne tardera à être démonté en mille morceaux, donnant ainsi l’occasion aux gens de lire sur vos vrais hideux visages, vos vraies natures de quadrillons s’adonnant à la délation, l’hypocrisie et les mensonges. Bien entendu, j’espère que cette plainte sera une occasion pour  les autorités françaises de nettoyer le sol français des vampires, et d’agents de renseignements Mauritaniens, qui se sont faits passés comme des refugiés politiques ou immigrés ? ». (Propos non poursuivis).

Nous avons donc pris au mot Vincent Diko Hanoune et avons demandé à la justice française de dire le droit sur cette affaire (article du 7 février 2014). Les motivations du tribunal sont sans ambiguïté : « Il est patent que, comme le soutiennent les parties civiles, les propos de Vincent Diko leur imputent d’être des traitres à la cause de l’opposition mauritanienne en exil et des agents de la sécurité mauritanienne… ». Le tribunal poursuit ses motivations en disant « qu’il s’agit INCONTESTABLEMENT, d’une part, de faits précis pouvant faire l’objet d’un débat probatoire, d’autre part, d’allégations attentatoires à l’honneur et à la réputation » de Abdoulaye Diagana et Mohamed Abba Jeilany qui se voient « imputer des comportements soit constitutifs de graves infractions pénales soit contraires à la morale commune ». Le tribunal conclut que « l’ensemble des propos poursuivis doit être considéré comme diffamatoire ». Il reconnait Vincent Dikocoupable du délit de diffamation publique envers particuliers, en l’occurrence Abdoulaye Diagana et Mohamed Abba Jeilany.

-Sur la peine, Vincent Diko Hanoune est condamné à une amende de 500€ avec sursis.

-Sur l’action civile, Vincent Diko Hanoune est condamné à verser à Abdoulaye Diagana et Mohamed Abba Jeilany la somme de 2000€ chacun à titre de dommages et intérêts (4000€ au total).

-Vincent Diko Hanoune est condamné à leur verser 2000€ chacun à titre de l’article 475-1 du code de procédure pénale (frais irrépétibles : avocat, huissiers…) ; soit au total 4000€.

-M. Vincent Dicko Hanoune est condamné à publier sur son blog le communiqué suivant :

« Par jugement en date du 7 juillet 2017, la 17ème chambre correctionnelle du Tribunal de Grande Instance de Paris a condamné Monsieur Vincent Diko Hanoune pour avoir diffamé publiquement Messieurs Mohamed Abba Ould Sidi Ould Jeilany et Abdoulaye Diagana dans un article mis en ligne le 7 février 2014 et intitulé « Abdoullaye Diagana et son ami Mohamed Abba Ould Jeilany sabote les efforts des cadres mauritaniens de l’extérieur CCME ».

-Dit que ce communiqué devra occuper l’intégralité d’un encadré de 400x400 pixels hors toute publicité, en page d’accueil du site.

-Dit qu’elle devra intervenir dans un délai de 15 jours à compter de la date à laquelle le jugement aura revêtu un caractère définitif sous astreinte de 500€ par jour de retard.

Voilà donc ce qu’a dit la justice française en laquelle Vincent Diko Hanoune place sa confiance en nous demandant de nous adresser à elle. Elle ne peut pas être qualifiée de justice aux ordres. Elle veille à ce que les citoyens accèdent à leurs droits et que certains ne s’arrogent pas le droit d’agresser impunément d’autres.

C’est le lieu de rappeler ici que nous aurions aimé nous passer de cette procédure. Mais la haine tenace et irrationnelle et la mauvaise foi caractérisée en dépit du bon sens nous auront imposé cette épreuve. Nous nous demandons encore pourquoi, malgré notre parcours, notre passé et notre présent qui ont, tous les jours, milité en notre faveur et nous ont lavés de ces accusations ignobles si éloignées de ce que nous sommes, Vincent Diko Hanoune et certains de ses proches s’acharnent à nous jeter dans un camp qui n’est pas le nôtre. A qui profitent toute cette haine, cette énergie gaspillée, ce temps perdu ? En tout cas pas au camp de ceux qui ont jusqu’ici lutté pour mettre fin aux injustices en Mauritanie, camp dont nous nous réclamons aujourd’hui plus que jamais.

Pour que le débat serein et constructif reprenne le dessus et qu’on se penche sur les véritables maux de la Mauritanie, nous prévenons que nous ne laisserons plus jamais passer calomnies, dénigrements, diffamations, accusations gratuites et mensongères et autres procès en sorcellerie. Que chacune et chacun prenne ses responsabilités et réponde de ses actes. A bon entendeur salut.

Fait à Paris, le, 10 juillet 2017.

Abdoulaye Diagana et Mohamed Abba Ould Jeilany

 

 

 

 

 

VINCENT DICKO (HANOUNE) MIS EN EXAMEN ET JUGÉ À PARIS POUR DIFFAMATION SUITE À UNE PLAINTE DE ABDOULAYE DIAGANA ET OULD JEILANY  

 

 

 

 

 

 

 

 

Le 22 juin 2017 s’est déroulé au Tribunal de Grande Instance de Paris un procès opposant MM. Abdoulaye Diagana et Mohamed Abba Ould Jeilany (plaignants) à M. Vincent Dicko (de son état-civil) dit Hanoune Dicko (le prévenu).

Ce procès fait suite à une plainte pour diffamation introduite par Abdoulaye Diagana et Ould Jeilany, accusés par Vincent Dicko de « saboter les efforts du CCME » et de livrer au pouvoir de Nouakchott des informations concernant ses opposants. A la suite de la plainte, Vincent Dicko avait été mis en examen et renvoyé en correctionnelle.

A l’ouverture de l’audience, Mme la Juge a présenté les conclusions de l’enquête ainsi que les résultats des recherches qu’elle a conduites elle-même. Il en ressort que le prévenu a publié une longue série d’articles, d’une violence inouïe, chargeant notamment un des plaignants (Abdoulaye Diagana) même si un seul des articles faisait l’objet du procès.

Les plaignants ont de leur côté produit des éléments matériels (publications de presse ou de revues scientifiques, rapports, prises de position publiques, interventions dans des médias nationaux et internationaux) qui balaient les accusations de connivence avec le pouvoir.

Pour ce qui concerne le Collectif des Cadres Mauritaniens Expatriés (CCME), Abdoulaye Diagana et Mohamed Abba Ould Jeilany ont produit des témoignages qui ne permettent pas le doute :

- L’ancien président du CCME a témoigné de la loyauté des plaignants et a démenti les accusations portées contre eux.

- Le président actuel du CCME est allé dans le même sens et leur a renouvelé sa confiance dans l’exercice de leurs fonctions.

Pour ce qui concerne les prétendues actions contre IRAAbdoulaye Diagana et Mohamed Abba Ould Jeilany ont produit des témoignages démontrant le caractère mensonger et grotesque des accusations :

- Le président de la section IRA/France à l’époque des faits a expliqué à la barre pourquoi il s’est vu dans l’obligation de démissionner pour exprimer son indignation face aux accusations mensongères et aux calomnies dont était victime Abdoulaye Diagana.

-  Dans une interview accordée au journal mauritanien L’authentique en juin 2017, le président du mouvement IRA Biram Ould Dah a totalement blanchi Abdoulaye Diagana et Mohamed Abba Ould Jeilany de ces accusations mensongères. Biram Ould Dah y a également regretté les propos malheureux qu’il avait eus sur des cadres, Abdoulaye Diagana et Mohamed Abba Ould Jeilany, qu’il qualifie de valeureux.

Répondant à l’interpellation de Mme la juge, le procureur de la république a déclaré que « l’ensemble des propos visés relevaient de la diffamation ». Il a demandé au tribunal « d’aller vers une condamnation de monsieur Dicko ». Le jugement a été mis en délibéré au 7 juillet 2017.

C’est l’occasion pour nous, Abdoulaye Diagana et Mohamed Abba Ould Jeilany, de rappeler que nous avons usé de tous les moyens pour éviter ce procès en demandant au prévenu de retirer les accusations et de faire des excuses. Nous n’y sommes allés que contraints et forcés.

Par ailleurs, même si le mal est déjà fait, nous prenons acte du changement de ton (tardif) de monsieur Biram Ould Dah et prenons bonne note des regrets qu’il a formulés ainsi que le fait pour lui de reconnaitre s’être trompé à notre sujet.

Nous regrettons profondément que la calomnie, les accusations mensongères, la diffamation soient érigées en armes de discussion au point de polluer la toile et de priver les Mauritaniens de débats sains et constructifs. Si à chaque fois qu’il y a divergence de point de vue, on doit faire recours à la calomnie et à la diffamation (alors même que le diagnostic est partagé), il n’y aurait plus en Mauritanie que des sorcières, des traitres, des agents de renseignements. C’est une méthode qui ne grandit pas des femmes et des hommes qui prétendent se battre contre les injustices. Il y a fort à craindre qu’une fois à la place de ceux qu’ils combattent, opposants et militants des droits de l’homme ne deviennent pires que les bourreaux d’hier.

 

Fait à Paris, le, 27 juin 2017.

 

Abdoulaye Diagana et Mohamed Abba Ould Jeilany

 

 

© Kassataya

 

 


  • © Kassataya Écrit par Abdoulaye Diagana et Mohamed Abba Ould Jeilany Publié le mardi 27 juin 2017 14:02
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  • 11/07/2017
  • Justice

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