
Le régime mène la Mauritanie "vers l’inconnu" (O. Daddah)

ALAKHBAR (Nouakchott) – Le régime de Mohamed Ould Abdel Aziz mène la Mauritanie "vers l’inconnu", a alerté l’opposant Ahmed Ould Dadda, chef du parti RFD, Rassemblement des Forces Démocratiques.
Ould Daddah était en conférence de presse ce vendredi dans le cadre de la campagne de l’opposition contre les modifications constitutionnelles. Il a accusé le président Ould Abdel Aziz de "chercher à travers le référendum à se maintenir au pouvoir".
Le chef du RFD a appelé les autres partis politiques à s'occuper des préoccupations du peuple et à le protéger de "l’injustice" en lui trouvant "une alternative".
"Tous les Mauritaniens, a poursuit Ould Daddah, doivent se lever contre les pratiques anti-démocratiques qui menacent la stabilité et l’avenir du pays".

Conférence de presse du front anti référendum : «Avec ou sans autorisation de l'administration, nous allons poursuivre nos marches, vaille que vaille, contre le référendum anti-constitutionnel du pouvoir», dixit Jemil Mansour

28 July, 2017 - 16:31
Au cours d’un point de presse tenu, ce vendredi 28 juillet, au siège du parti Tawassoul, le président de ce parti, Mohamed Jémil Mansour, qui assure la présidence tournante du FNDU a réitéré la détermination du front anti-référendum (le G8) à « poursuivre, avec ou sans l’autorisation du pouvoir ses marches de protestation contre le référendum du 5 août prochain».
Cette rencontre avec la presse intervient au lendemain des marches du G8, violemment réprimées par la police qui a usé, à profusion, de grenades lacrymogènes contre les manifestants, arguant que les manifestations ne sont pas autorisées.

Dans son mot introductif, le président du FNDU a rappelé l’illégalité du référendum prévu le 5 août, indiquant que le projet du pouvoir a avorté parce que pour réussir, le pouvoir use et abuse de tous les moyens de l’état, de l’administration, avec à la clef, l’intimidation et la corruption. Il a condamné avec fermeté « la violente répression des marches de l’opposition qui se sont soldées par de nombreux blessés dont des responsables et présidents de partis politiques, des élus, comme le sénateur Mohamed Ould Ghadda ». Cette violence n’entamera en rien notre détermination ; elle ne nous décourage pas, nous allons poursuivre et atteindre notre objectif, à savoir faire échec au référendum du 5 août, renseigne le président du FNDU. C’est dans ce cadre qu’il a annoncé, pour cette après-midi, des marches à Toujounine et à Ryad. Tevragh Zeina, El Mina et Ksar suivront après.
Pour Mohamed Jemil Ould Mansour, les mauritaniens ont prouvé, à maintes occasions, ceci en dépit des intimidations et autres menaces qu’ils sont hostiles aux amendements constitutionnels. Et pour preuve, affirme-t-il, les populations de Nouakchott et de l’intérieur du pays, ont répondu aux appels du front en marchant massivement contre les modifications de la Constitution. Elles ont prouvé, par leur présence aux marches que ces amendements ne les préoccupent guère.
© Le Calame

Les sbires du régime ont battu des Présidents de Partis d'opposition.

Le rôle des partis politiques est de participer à l'animation de la vie politique . Ils ont vocation à conquérir le pouvoir par des voies pacifiques. L'expression publique fait partie de ces moyens. Les marches et les meetings publics qui font parties des libertés publiques sont reconnus et protégées par la constitution et tous les textes juridiques concernant les droits et les libertés publics.
C'est dans cet esprit et dans le contexte d'une campagne référendaire que l'opposition democratique a prévu des marchés et manifestations publiques et en a informé l'autorité publique en charge de la protection de l'ordre public justement à l'occasion de ces manifestations et ce conformément aux textes en vigueur en la matière.
Le régime, parcequ'irrespectueux de la loi et l'ordre public, a violemment réprimé les marches de l'opposition démocratique blessant ainsi Messieurs Jemil Mansour Président en exercice du FNDU et Président du Parti Tawassoul, Yahya Mohamed Waghef Président du Parti ADIL et membre eminant du FONDU et d'autres hautes personnalités politiques.
Ce comportement montre le caractère belliqueux du pouvoir et son peu respect à l'égard de ceux qui gouverneront demain ce pays.
En procédant de la sorte, le pouvoir installe la violence dans le jeu politique et dans les rapports entre les citoyens et l'autorité publique. Le Président de la République et ses forces de l'ordre et de sécurité assument totalement les.consequences de tels comportements.
Qu'il soit clair dans l'esprit de tous que l'opposition démocratique n'abandonnera aucune parcelle de ses droits et libertés, droits et libertés dont elle entend jouir sans privation ni restriction.
Que DIEU sauve la Mauritanie!!!!!@.
Abdoulaye Djimmé DIAW
Source Facebook

Ajouté le : 16.07.2017 22:01
Mauritanie : l'opposition marche contre "le tripatouillage" de la Constitution
ALAKHBAR (Nouakchott) - L'opposition mauritanienne reunie dans le FNDU (Front National pour la Démocratie et l'Unité) a organisé ce samedi une marche et un meeting pour dénoncer "le tripatouillage" de la Constitution.
La marche "a prouvé l'unité du peuple mauritanien contre la modification de la Constitution", a déclaré, Mohamed Mahmoud Ould Lematt, vice-président du parti RFD.
"Les forces de l'opposition ont appelé à la mobilisation générale dans tout le pays pour faire échouer le projet de modification de la Constitution", a ajouté Mohamed Jemil Mansour, le président en exercice du FNDU et chef du parti Tawassoul.
"Le tripatouillage de la Constitution menance le peuple mauritanien ainsi que sa cohésion et son unité", a affirmé Samba Thiam, président du parti FPC.
"L'opposition a adressé un message claire aux régime l'atteinte aux symboles du pays est inacceptable", a dit Abdessalam Ould Horma, qui préside le parti Sawab.
"Mohamed Ould Abdel Aziz ignore la Mauritanie et ignore les Mauritaniens" selon Samory Ould Bey, qui dirige la centrale syndicale CLTM (Union des Travailleurs de Mauritanie)
Le président "Mohamed Oud Abdel Aziz ne va pas se contenter de tripatouiller la Constitution, il ira jusqu'à briguer un troisième mandat", interdit par la Constitution, a prédit le sénateur opposant Mohamed Ould Ghadda.
Un référendum constitutionnel est prévu le 5 août prochain en Mauritanie pour, entre autre, supprimer le Sénat et la Haute Cour de Justice et modifier les drapeau et hymne nationaux.

Gigantesque marche de l’opposition contre le projet de révision constitutionnelle
16 July, 2017 - 01:39
Une marche suivie de meeting, organisée à Nouakchott par une nouvelle coalition de l’opposition mauritanienne, a mobilisé plusieurs dizaines de milliers d’individus qui ont dit non à un projet de révision constitutionnelle devant être soumis à un référendum le 05 août prochain.
Cette manifestation s’est déroulée en présence des principaux leaders de l’opposition mauritanienne.
Partie de 3 endroits différents pour converger vers la mosquée « Ben Abass » située au centre-ville de Nouakchott, l’immense foule des marcheurs a crié en chœur: « non au troisième mandat, non à la modification de la constitution, non à la perpétuation du pouvoir militaire et exigé le départ des généraux Mohamed Ould Abdel Aziz et Ghazwani ».
Plusieurs chefs de partis ont pris la parole à l’occasion du meeting de clôture de cette gigantesque manifestation, notamment Mohamed Jemil Ould Mansour, président en exercice du Forum National pour la Démocratie et l’Unité (FNDU). Celui-ci a exprimé « la ferme détermination du peuple mauritanien à faire échec au projet de révision du pouvoir et à préserver la
constitution et le principe de l’alternance démocratique ».
Il a par ailleurs annoncé la poursuite des manifestations dans les autres villes du pays dimanche.
Ce projet de révision constitutionnelle sur la base de l’article 38 de la loi fondamentale, porte sur la suppression du sénat, la création de conseils régionaux, la modification des symboles nationaux (drapeau et hymne) et la suppression de certaines institutions.
Mais pour l’opposition mauritanienne, le recours à l’article 38 de la loi fondamentale, pour une révision constitutionnelle « cache des intentions inavouées » de la part du pouvoir, dans la mesure où la procédure de révision constitutionnelle est réglée par le chapitre VI du même texte en ses articles 99,100 et 101.