Kenya : face aux tensions, report de l'élection dans les fiefs de l'opposition

 

 

 

Kenya : face aux tensions, report de l'élection dans les fiefs de l'opposition

 

 

 

 
Des policiers anti-émeutes opposés à des manifestants, à Nairobi, le 27 octobre 2017 / © AFP / SIMON MAINA

La crise électorale s'est encore aggravée vendredi au Kenya, où le scrutin prévu samedi dans les bastions de l'opposition a été à nouveau reporté pour des raisons sécuritaires, retardant d'autant l'annonce de la victoire attendue d'Uhuru Kenyatta à cette présidentielle boycottée par l'opposition.

 

Dans un nouvel épisode de cette saga présidentielle ayant causé instabilité et inquiétudes dans l'économie la plus dynamique d'Afrique de l'Est, la Commission électorale (IEBC) a décidé de reporter le vote qui devait avoir lieu samedi dans l'ouest du pays, majoritairement peuplé par l'ethnie luo, celle de l'opposant historique, Raila Odinga.

Dans ces quatre comtés de l'ouest (Homa Bay, Kisumu, Migori et Siaya) sur les 47 que compte le pays, la présidentielle de jeudi n'avait pu être organisée à cause d'une situation chaotique et des menaces sécuritaires. La plupart des bureaux de vote y étaient restés fermés, le matériel électoral n'ayant pu être acheminé et les agents électoraux craignant pour leur sécurité.

En raison des menaces pesant sur le personnel électoral, la Commission électorale (IEBC) a décidé de "reporter l'élection (...) à une date qui sera annoncée dans les jours prochains", a déclaré son chef, Wafula Chebukati.


 

Vies en danger



"Quand il s'agit de notre personnel (...), quand leurs vies sont en danger, nous, en tant que commission, sommes profondément préoccupés", a-t-il expliqué.

Plus la journée de vendredi avançait, plus la situation se tendait dans les bastions de l'opposition, avec des heurts dans le bidonville de Kawangware (dans la capitale, Nairobi), où des groupes de jeunes se confrontaient à la police, et dans des villes de l'Ouest.

A Kawangware, des partisans de l'opposition ont incendié plusieurs échoppes de commerçants kikuyu, l'ethnie du président Uhuru Kenyatta, majoritaire dans le pays.

Le scrutin de jeudi était organisé après un coup de théâtre et une première en Afrique: l'annulation le 1er septembre par la justice de l'élection du 8 août, à l'issue de laquelle M. Kenyatta avait été proclamé vainqueur avec 54,27% des voix, contre 44,74% à M. Odinga.

La Cour suprême avait justifié cette décision par des irrégularités dans la transmission des résultats, faisant peser la responsabilité de ce scrutin "ni transparent, ni vérifiable" sur la Commission électorale.

M. Odinga, 72 ans et trois fois candidat malheureux à la présidence (1997, 2007, 2013), a fait pression pour obtenir une réforme de cette Commission, mais l'opposition a jugés insuffisants les changements récemment mis en œuvre.

Malgré les appels à la retenue des deux camps, des affrontements violents entre partisans de l'opposition et la police ont eu lieu jeudi et vendredi dans les places fortes de l'opposition, où les frustrations et le sentiment de marginalisation ont été exacerbés depuis des années.

Le Kenya a connu depuis l'indépendance (1963) trois présidents sur quatre issus de l'ethnie kikuyu, qui domine également l'économie du pays.

Ces affrontements ont fait depuis deux jours au moins sept tués par balle et des dizaines de blessés, selon un nouveau bilan de sources hospitalière et policière.

Nombre de partisans de l'opposition avaient laissé entendre qu'ils feraient tout pour empêcher la tenue du scrutin de samedi.

Plus tôt vendredi, l'un des leaders de l'opposition, Musalia Mudavadi avait exhorté ses partisans dans l'ouest à "rester à l'écart" de ce scrutin, qu'il avait qualifié de "piège de la mort". "Nous appelons l'IEBC à annuler ce scrutin forcé. La motivation est clairement malveillante et néfaste et le processus entier est une mascarade", avait-il martelé.

 


- Pire crise électorale depuis 10 ans -



Au moins 47 personnes ont été tuées depuis le scrutin présidentiel du 8 août, la plupart dans la répression brutale des manifestations par la police.

Le Kenya est plongé dans sa pire crise électorale depuis les violences politico-ethniques de 2007-2008, les pires depuis l'indépendance du pays en 1963, qui avaient fait au moins 1.100 morts et 600.000 déplacés.

Les opérations de compilation des résultats se sont poursuivies vendredi, la Commission électorale ayant reçu les procès-verbaux de plus de 36.000 des 40.883 bureaux de vote, selon M. Chebukati.

Le résultat ne fait aucun doute: Uhuru Kenyatta est assuré de l'emporter, Raila Odinga ayant décidé de ne pas participer à ce qu'il a qualifié de "mascarade" électorale.

Mais le très faible taux de participation, estimé à moins de 35%, questionne d'ores et déjà la légitimité de M. Kenyatta. S'il est confirmé, ce taux serait, de loin, le plus bas depuis les premières élections multipartites dans le pays en 1992.

Outre le boycottage de l'opposition et les menaces contre les électeurs de M. Kenyatta dans les bastions de M. Odinga, nombre de partisans traditionnels du président sortant ne se sont, semble-t-il, pas déplacés.

Un manque d'engouement qu'expliquent très probablement une lassitude de plus en plus prégnante face aux turpitudes de l'élite politique et un ras-le-bol de la gestion de la crise électorale, qui affecte durement l'économie.

Le journal The Standard synthétisait bien vendredi l'image d'un pays éprouvé, titrant à la une : "Un Kenya, deux visages".




(©AFP / 27 octobre 2017 19h30)

 

Kenya : incertitude à deux jours d'une élection boycottée par l'opposition

 

 

 

 

Le président kenyan Uhuru Kenyatta et son vice-président William Ruto arrivent à un meeting électoral le 23 octobre 017 à Nairobi / © AFP / SIMON MAINA

 

 

Les Kényans sont à nouveau appelés aux urnes jeudi pour une présidentielle à hauts risques, en raison du boycottage annoncé par l'opposition et de l'organisation dans la hâte du scrutin après l'invalidation en justice de la réélection du chef de l'Etat Uhuru Kenyatta.

Dans un climat politique délétère, marqué par de nombreuses manifestations de l'opposition implacablement réprimées par la police, la Commission électorale (IEBC) assure être prête d'un point de vue technique et logistique, après avoir été accablée par la Cour suprême pour sa gestion du scrutin invalidé.

Mais son président, Wafula Chebukati, de plus en plus isolé au sein de la commission, a publiquement émis des doutes sur sa capacité à garantir la crédibilité du scrutin. 

Parallèlement, les appels se multiplient en faveur d'un report de l'élection au-delà de la date limite du 31 octobre, prévue par la Constitution. Mardi, la Cour suprême a convoqué en urgence une audience mercredi matin, après avoir été saisie par trois militants des droits de l'homme qui souhaitent un report pouvant aller jusqu'à 90 jours.

Cette période d'incertitude et de tension, qui affecte durement l'économie la plus dynamique d'Afrique de l'Est, avait paradoxalement débuté par une décision historique de cette même Cour suprême, le 1er septembre. Saisie par l'opposition, elle évoque alors des irrégularités dans la transmission des résultats et invalide contre toute attente la présidentielle du 8 août, une première en Afrique.

Le jugement est salué comme une opportunité pour les hommes politiques kényans de renforcer la démocratie, mais ces derniers n'auront finalement redoublé d'efforts que dans leurs invectives, faisant sonner bien creux leurs appels à la paix.

- Au moins 40 morts -

L'IEBC a depuis entrepris certaines réformes, mais l'opposition estime que l'institution est toujours partiale et majoritairement acquise au parti au pouvoir. Dans ces conditions, l'opposant Raila Odinga, 72 ans, a annoncé le 10 octobre son retrait de l'élection, sans pour autant le formaliser.

L'opposition a depuis envoyé des messages contradictoires sur la marche à suivre le jour du scrutin. Dans un communiqué, elle a annoncé mardi soir que Raila Odinga donnerait sa "position finale" lors d'un meeting dans un parc de Nairobi mercredi à partir de 14H00 (11H00 GMT).

Mardi, elle a organisé de nouvelles manifestations, malgré une interdiction du ministre de l'Intérieur. 

A Kisumu, un des bastions de M. Odinga, quelque 2.000 manifestants ont défilé dans le centre-ville avant que n'éclatent des échauffourées avec la police dans le principal bidonville de la cité. A Nairobi, quelques centaines de personnes ont été dispersées au gaz lacrymogène.

Au moins 40 personnes ont été tuées depuis le 8 août, la plupart dans la répression brutale des manifestations par la police dans des bastions de l'opposition, selon les organisations de défense des droits de l'homme.

Après s'en être pris verbalement aux juges de la Cour suprême, qualifiés d'"escrocs", Uhuru Kenyatta, 55 ans, n'a cessé de répéter que le scrutin devait avoir lieu le 26.

Son gouvernement a également entrepris d'amender la loi électorale dans l'urgence, officiellement pour corriger les erreurs évoquées par la Cour suprême. Mais l'opposition estime que les amendements offrent de nombreuses possibilités pour truquer l'élection.

Le texte, adopté par le Parlement, n'a pas encore été signé par le président Kenyatta, enjoint par la communauté internationale de s'en abstenir.

Avide de pouvoir

Mardi, le quotidien Daily Nation a une nouvelle fois appelé les responsables politiques "à la raison". "Le Kenya est un acteur crucial du commerce régional et un membre respecté de la communauté des nations, et cela ne doit pas être souillé par des politiciens avides de pouvoir", a écrit le journal.

Lundi, vingt ambassadeurs occidentaux avaient eux parlé d'une seule voix pour dénoncer la "détérioration de l'environnement politique" kényan.

Car dans un pays où le vote se joue plus sur des sentiments d'appartenance ethnique et géographique que sur des programmes, cette crisee a une nouvelle fois mis en lumière les profondes divisions sociales, géographiques et ethniques qui traversent le Kenya et ses quelque 48 millions d'habitants.

M. Odinga, déjà trois fois candidat malheureux à la présidence (1997, 2007, 2013), plaide pour l'organisation d'un tout nouveau processus électoral. Selon lui, l'élection de jeudi se résumera à un "sondage d'opinion" au sein du parti au pouvoir.

Le centre d'analyse International Crisis Group (ICG) estime qu'un report "aiderait à éviter une crise au Kenya", dix ans après les pires violences post-électorales de l'histoire du pays (1.100 morts). "Les institutions et les dirigeants politiques devraient envisager un court report, et de son côté, Odinga devrait s'engager à participer", dit-il.




(©AFP / 24 octobre 2017 22h44) 

 

Kenya : l'Occident sonne l'alarme à l'approche de la présidentielle

 

 

 

Des partisans de Raila Odinga l'écoutent dans un rassemblement à Nairobi le 18 octobre 2017 / © AFP/Archives / Tony Karumba

 

 

Vingt ambassadeurs occidentaux ont dénoncé lundi la "détérioration de l'environnement politique" au Kenya et appelé les responsables de tous bords à calmer les esprits à l'approche de la présidentielle de jeudi, organisée à la suite de l'invalidation en justice de la réélection du président Uhuru Kenyatta.

Après des semaines d'invectives entre pouvoir et opposition, de nombreuses questions subsistent sur le déroulement du scrutin de jeudi, notamment en raison du retrait du principal opposant, Raila Odinga, qui estime que les conditions ne sont pas réunies pour un scrutin crédible.

L'élection a été préparée dans la hâte par la Commission électorale (IEBC) afin de respecter la date limite prévue par la Constitution, tout en tentant de gommer les "irrégularités" ayant mené la Cour suprême à invalider le scrutin du 8 août.

Les diplomates occidentaux ont d'ailleurs soutenu lundi que si l'IEBC estime ne pas être prête à organiser l'élection, elle doit se tourner vers la Cour suprême pour obtenir un report au-delà du 31 octobre. C'est à cette date qu'expirera le délai constitutionnel de 60 jours prévu pour l'organisation d'une nouvelle présidentielle en cas d'invalidation du précédent scrutin.

"Cela ne nous poserait pas de problème", a assuré l'ambassadeur américain au Kenya, Robert Godec, s'exprimant au nom de 20 ambassadeurs occidentaux, dont celui de l'Union européenne, et semblant de la sorte se joindre du bout des lèvres aux appels de plus en plus nombreux en faveur d'un report de l'élection.

Lundi, cet appel a été formulé notamment par l'organisation kényane Nous-le-Peuple, regroupant des membres de la société civile, des médias, du monde académique et de syndicats, et par le centre d'analyse International Crisis Group (ICG), selon lequel un report "aiderait à éviter une crise au Kenya", dix ans après les pires violences post-électorales de l'histoire du pays (1.100 morts).

- Au moins 40 morts -

L'annulation historique de la présidentielle, le 1er septembre, avait été une victoire majeure pour l'opposant Raila Odinga, mais ce dernier a depuis annoncé ne pas vouloir participer à la nouvelle élection, soutenant que l'IEBC - accablée par la Cour suprême pour sa gestion du scrutin - n'a pas mené les réformes nécessaires pour garantir un scrutin libre, juste et crédible.

La coalition d'opposition NASA a appelé ses partisans à de nouvelles manifestations à partir de mardi contre l'IEBC "jusqu'à ce que les changements nécessaires" aient été effectués. Et M. Odinga a promis de préciser mercredi la marche à suivre pour ses partisans.

Au moins 40 personnes ont été tuées depuis le 8 août, la plupart dans la répression brutale des manifestations par la police, selon les organisations de défense des droits de l'Homme. Lundi, le ministre de l'Intérieur, Fred Matiangi, a assuré que toute manifestation serait interdite à partir de lundi minuit, date à laquelle se termine officiellement la campagne électorale.

Signe de la profonde tension entre les deux camps, la sœur de M. Odinga, Ruth Odinga, a été inculpée lundi d'incitation à la violence.

"La détérioration de l'environnement politique mine les préparatifs de la nouvelle élection présidentielle", a soutenu M. Godec, épinglant à la fois l'opposition et le parti au pouvoir. "La rhétorique incendiaire, les attaques contre les institutions et l'insécurité croissante, tout cela rend la tenue d'un scrutin juste et crédible plus difficile"."

M. Godec a à cet égard appelé le président Kenyatta à ne pas signer des amendements controversés à la loi électorale adoptés dans l'urgence par le Parlement, dominé par le parti Jubilee.

- Démission -

"Les attaques contre le personnel de l'IEBC doivent cesser", a ajouté M. Godec. "Personne n'est obligé de briguer un mandat ou de voter (...), mais personne ne devrait faire usage de la violence ou de l'intimidation pour perturber le droit des autres personnes à voter ou à participer" au scrutin.

Si l'IEBC n'a pas accédé à certaines requêtes majeures de l'opposition, dont l'éviction de nombreux responsables et le choix de nouveaux fournisseurs de matériel électoral, M. Godec a souligné que certaines mesures avaient été prises par l'IEBC en vue du nouveau scrutin.

Le 18 octobre, une des commissaires de l'IEBC a toutefois démissionné, estimant impossible la tenue d'un scrutin crédible, alors que le président de la commission, Wafula Chebukati, s'est estimé incapable, en l'état, de garantir l'équité de l'élection.

M. Odinga, 72 ans et déjà trois fois candidat malheureux à la présidence, estime que son retrait, qu'il n'a cependant pas formalisé, devrait entraîner l'annulation du scrutin et l'organisation d'un tout nouveau processus électoral. Cette solution est rejetée par M. Kenyatta, 55 ans, qui insiste sur la tenue du scrutin le 26 octobre.




(©AFP / 23 octobre 2017 21h04) 

 

Kenya : Kenyatta et Odinga appellent au calme pour l'élection du 26

 

 

 

Le président kényan Uhuru Kenyatta, lors d'un discours à Nairobi, le 20 octobre 2017 / © AFP / TONY KARUMBA

 

 

Le président kényan Uhuru Kenyatta et le leader de l'opposition, Raila Odinga, ont lancé vendredi des appels à une élection pacifique le 26 octobre, tout en se jetant quelques piques, en ce jour où le pays fête ses héros de l'indépendance.

Dans la capitale, Nairobi, M. Kenyatta a participé à la cérémonie célébrant le Jour des héros (Mashujaa Day). Il a utilisé cette occasion pour appeler les Kényans à voter en sa faveur et mettre en garde son rival contre toute velléité de perturber le scrutin. 

Le président, dont la réélection avec 54,27% des voix lors du scrutin du 8 août a été annulé par la Cour suprême pour des irrégularités dans la transmission des résultats, a accusé l'opposition d'abuser des libertés démocratiques pour "créer l'anarchie".

A son arrivée à la cérémonie, M. Kenyatta n'a pu éviter de serrer la main de David Maraga, le président de la Cour suprême, qu'il avait qualifié d'"escroc" après l'annulation de la précédente élection.

Cette décision, inédite en Afrique, a depuis plongé le pays dans sa pire crise depuis les violences post-électorales de 2007-2008, qui avaient fait au moins 1.100 morts.

En référence à cette période sombre, M. Kenyatta a prévenu vendredi qu'il "ne permettrait pas la répétition d'un passé douloureux, où des vies et des biens ont été perdues". "Nous devons donc nous dresser et dire non à tout dirigeant qui entend nous tromper et plonger le Kenya dans le chaos", a-t-il ajouté.

Il a appelé ses concitoyens à respecter le droit de chacun à voter ou pas et a affirmé que "les organes de sécurité ont été améliorés et déployés de manière appropriée pour maintenir l'ordre et la justice".

M. Odinga a annoncé la semaine passée son retrait de l'élection du 26 octobre, estimant que les réformes de la Commission électorale (IEBC) qu'il avait demandées n'avaient pas été effectuées. 

Lors d'un meeting devant des milliers de partisans dans sa ville d'origine de Bondo, dans l'ouest, il a répété vendredi qu'il n'y aurait "pas d'élection" la semaine prochaine.

Mais il a prié ses partisans de ne pas s'en remettre à la violence. "Je veux plaider auprès de vous. Les divergences que nous avons avec M. Kenyatta ne doivent pas devenir personnelles. Ce sont nos divergences. Vous ne devez pas vous attaquer les uns les autres à cause de ça."

Il a précisé qu'il annoncerait la marche à suivre pour ses troupes à la veille de l'élection. Il a déjà appelé ses partisans à manifester massivement le 26 octobre.

Mercredi, le président de l'IEBC, Wafula Chebukati, a émis de forts doutes sur la capacité de la Commission à garantir une élection crédible, en raison des interférences politiques dont elle fait l'objet et du manque d'indépendance de certains de ses membres.




(©AFP / 20 octobre 2017 17h40) 

 

 

 

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.......     "Peu importe que le bruit politique soit plus fort pendant les élections, je veux assurer chaque Kényan, et le monde, que chaque branche de ce gouvernement est en place et opérationnelle. Il n'y a pas de vide, pas de lacune", a déclaré M. Kenyatta. Le président kényan, chef de l'exécutif, prononce traditionnellement à cette occasion, devant les deux chambres du Parlement, son discours de politique générale qui lui permet de fixer le programme législatif de son gouvernement.
    ..........

 

 

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  • Nairobi - (©AFP / 27 octobre 2017 19h30)
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  • 27/10/2017
  • Afrique élections

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