Raid français au Mali : Bamako confirme la mort de soldats captifs des jihadistes Bamako - (©AFP / 07 novembre 2017 19h42)

 

 

 

 

 

Raid français au Mali : Bamako confirme la mort de soldats captifs des jihadistes

 

 

 

Bamako - Des soldats maliens capturés par les jihadistes font bien partie des tués par un raid de la force française Barkhane en octobre, ont affirmé mardi à l'AFP un responsable du ministère malien de la Défense et un proche des militaires tués.

De son côté, l'état-major des armées françaises a réitéré que l'opération avait visé, "sans erreur possible", un "camp d'entraînement terroriste" relevant du groupe Ansar Dine et précisé qu'à "aucun moment" la présence de militaires maliens n'avait été établie sur ce site.

Le ministère malien de la Défense, dans un communiqué daté du 31 octobre mais obtenu lundi soir par l'AFP, affirme que le ministre Tiéna Coulibaly a reçu ce jour-là l'ambassadrice française et le commandant de Barkhane au Mali à la suite d'une opération "au cours de laquelle des militaires maliens, détenus par des terroristes, ont trouvé la mort".

Cette opération, dans la nuit du 23 au 24 octobre près d'Abeïbara (nord-est), visait un groupe affilié à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) et s'était soldée par la mort de 15 jihadistes, avait annoncé le 26 octobre l'état-major des armées français.

Dimanche, des sources militaires maliennes avaient indiqué à l'AFP, document confidentiel à l'appui, avoir identifié parmi les tués une dizaine de soldats maliens portés disparus à la suite d'attaques menées entre juillet 2016 et mars 2017 et dont les images en captivité avaient été diffusées en octobre par les groupes jihadistes.

"Nos militaires prisonniers des jihadistes ont bel et bien été tués lors de l'opération anti-terroriste des Français dans le nord du Mali. Une délégation française qui a été reçue ici au ministère, a reconnu les faits", a confirmé mardi un responsable malien de la Défense s'exprimant sous le couvert de l'anonymat.

Le commandant de la force française Barkhane a évoqué mardi, lors d'une réunion avec le chef d'état-major des forces armées maliennes, le travail de renseignement militaire relatif à cette opération.

"Ce travail n'a à aucun moment permis de détecter la présence sur ce site de militaires maliens, capturés ou enrôlés par le groupe terroriste", a relevé l'état-major des armées dans un communiqué.

L'opération a "permis la mise hors de combat de quinze terroristes dont l'un s'est avéré être un lieutenant d'Iyad Ag Ghali, spécialisé dans le recrutement et la formation des terroristes d'Ansar Dine", a-t-il affirmé.

La France a par ailleurs proposé "aux autorités militaires maliennes l'appui de la force Barkhane dans le cas où ces dernières souhaiteraient réaliser une mission de recueil d'information sur le site", a souligné l'état-major.

Selon le communiqué du ministère malien, au cours de la rencontre du 31 octobre les responsables français avaient déjà expliqué que l'opération "visait à détruire un camp d'entraînement d'un groupe terroriste" et que les reconnaissances menées en amont n'avaient "pas permis de déceler la présence de militaires maliens".

Un parent du soldat de 2e classe Boubacar Diarra, figurant dans le document confidentiel consulté par l'AFP parmi les six portés disparus de l'attaque du 19 juillet 2016 contre la base militaire de Nampala (centre), a indiqué avoir été informé de sa mort dans le raid français.

"La semaine dernière, ses camarades militaires sont venus nous dire qu'il a été tué dans un bombardement français près de la frontière avec l'Algérie", a déclaré à l'AFP ce parent, Ousmane Diarra.

A la suite de l'attaque de la base de Nampala le 19 juillet 2016, dont le bilan officiel s'établit à 17 morts, 37 blessés et six disparus parmi les soldats, un groupe jihadiste avait diffusé une vidéo montrant des militaires maliens captifs.

Quelque 4.000 militaires français sont déployés dans l'opération Barkhane, qui traque les jihadistes dans la bande sahélo-saharienne, une zone vaste comme l'Europe.



(©AFP / 07 novembre 2017 19h42) 

Mali : une dizaine de tués dans des attaques, report d'une visite officielle dans le centre

 

 

Bamako - Une dizaine de personnes, dont au moins huit civils, ont péri lundi dans deux attaques dans le nord et le centre du Mali, où le Premier ministre Abdoulaye Idrissa Maïga a dû reporter une visite après l'explosion d'une mine au passage d'un véhicule d'escorte, selon des sources concordantes.

Quatre civils et un militaire malien ont été tués dans une embuscade entre Konna et Doro (centre) visant deux camions affrétés par la Mission de l'ONU au Mali (Minusma), sous escorte de l'armée malienne, selon un communiqué de cette dernière.

Un précédent bilan de sources policière et militaire maliennes faisait état d'au moins trois civils tués.

Les soldats maliens ont pris en chasse les assaillants mais ceux-ci "sont parvenus à s'enfuir en emportant leurs motos et leurs blessés", selon le texte.

Pendant la poursuite, un véhicule militaire s'est renversé, précise l'armée malienne.

Selon une source douanière, "les camions ont ensuite été brûlés par les assaillants, qui sont des jihadistes". Un des chauffeurs des camions, en route pour le nord du Mali, figure parmi les tués, selon la même source. 

Par ailleurs, M. Maïga, qui conduit depuis la semaine dernière une mission gouvernementale dans le centre du pays, a reporté une visite à Niafounké à la suite d'une attaque à la mine contre un véhicule militaire participant à la protection de la délégation, selon les autorités locales et des habitants.

"Un des véhicules qui allait accueillir la délégation, qui est venue avant l'arrivée du Premier ministre, a sauté sur une mine. Un militaire a eu la jambe coupée et deux autres ont eu des fractures", a indiqué à l'AFP un responsable du gouvernorat de Tombouctou.

A la suite de la découverte de "trois autres mines qui n'avaient pas explosé", a précisé cette source, "par mesure de précaution, décision a été prise de reporter la visite".

Cette tournée gouvernementale vise à faciliter le retour de l'administration et à vérifier la possibilité de tenir sur tout le territoire les élections régionales, fixées au 17 décembre.

- G5 Sahel -

Toujours dans le centre du pays, à Fatoma, à 10 km de Sévaré, six jihadistes à moto sont entrés dans la localité, "tuant le conseiller du chef de village", a indiqué à l'AFP un élu local, précisant qu'ils avaient d'abord "cherché en vain un indicateur des gendarmes".

Sévaré abrite le poste de commandement de la force conjointe du G5 Sahel de lutte contre les jihadistes, qui a lancé le 1er novembre sa première opération, aux confins du Mali, Niger et du Burkina Faso, pays membres de cette organisation comprenant également la Mauritanie et le Tchad.

Par ailleurs, dans le nord-est du Mali, frontalier du Niger, "un bus de transport a sauté sur une mine près d'Ansongo. Au moins quatre civils, dont une fille, ont été tués", a déclaré à l'AFP une source militaire malienne sur place, faisant également état de blessés. 

"Ce sont les jihadistes qui ont posé la mine pour terroriser la population, accusée de donner des informations aux forces de sécurité", a déclaré un élu de la localité, confirmant l'information.

Les passagers se rendaient à une foire hebdomadaire, a appris l'AFP auprès du syndicat régional des transporteurs routiers.

"Il n'y a plus de sécurité pour nous les transporteurs. Il y a des attaques de bandits armés ou bien les jihadistes mettent des mines sur notre chemin", a déclaré Oumar Guiré, membre de ce syndicat.

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda. Ces groupes en ont été en grande partie chassés par une intervention militaire internationale, lancée en janvier 2013 à l'initiative de la France, qui se poursuit actuellement.

Mais des zones entières du pays échappent encore au contrôle des forces maliennes et étrangères, régulièrement visées par des attaques, malgré la signature en mai-juin 2015 d'un accord de paix, censé isoler définitivement les jihadistes.

Depuis 2015, ces attaques se sont étendues au centre et au sud du Mali et le phénomène gagne les pays voisins.



(©AFP / 06 novembre 2017 20h08) 

 

 


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