RDC : tensions à la cathédrale de Kinshasa à la veille d'une marche anti-Kabila

 

 

 

 

 

 

RDC : tensions à la cathédrale de Kinshasa à la veille d'une marche anti-Kabila

 

 

 

 

Photo prise le 12 janvier 2012 de la cathédrale Notre-Dame du Congo à Kinshasa / © AFP/Archives / JUNIOR D.KANNAH
 
 

Cathédrale envahie, barrages policiers, message de fermeté: la tension montait samedi soir à Kinshasa à quelques heures d'une manifestation des catholiques contre le maintien au pouvoir de Joseph Kabila en République démocratique du Congo.

Les autorités de la ville de Kinshasa ont interdit samedi l'organisation de la marche prévue dimanche ans la capitale, comme ils avaient interdit les précédentes.

Faute d'"itinéraire à suivre, la ville ne saurait prendre acte de votre manifestation parce que ne pouvant en garantir un encadrement efficient", a écrit le gouverneur de Kinshasa André Kimbuta aux organisateurs, le Comité laïc de coordination (CLC).

Dans la matinée, M. Kimbuta avait invité les organisateurs de la marche à une séance de travail en vue d'examiner l'itinéraire de la marche. Cette rencontre n'a finalement pas eu lieu.

Pour ajouter à la confusion, en fin de journée, plusieurs centaines de militants du parti présidentiel ont envahi l'enceinte de la cathédrale de Kinshasa, a constaté un journaliste de l'AFP.

"Nous sommes venus prendre possession de la cathédrale Notre-Dame du Congo pour participer à la messe de dimanche (...) et défendre la patrie", a déclaré à l'AFP Papy Pungu, le président des jeunes leaders du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD).

"Nous passerons la nuit ici", a-t-il précisé, alors que la présence des ces militants coiffés pour la plupart de bérets rouges a créé un climat de panique à Lingwala, un quartier du nord de Kinshasa.

"Ils sont venus à bord de plusieurs bus Transco (la compagnie publique de transport en commun), ils ont envahi la grotte de la Vierge, c'est de la provocation", a réagi sur place Félicité Mbula, une fidèle de la paroisse.

"L'église est fermée, nous n'avons pu avoir la messe ce soir", a-t-elle déploré.

Ces militants du PPRD "prétendent venir prier dimanche, mais on ne passe pas la nuit dans nos paroisses", a jugé Antoine Bokoka, responsable du service du protocole paroissial.

- 'Objectif zéro mort' -

Des paroissiens et des jeunes gens du quartier sont restés postés devant l'entrée de la maison des prêtres, prêts à en découdre.

Le CLC a le soutien de l'épiscopat, qui a demandé aux Congolais de "demeurer debout et vigilants".

Dans la capitale, le climat est tendu, avec des barrages, où les policiers fouillent les véhicules et contrôlent les identités des passagers.

Les précédentes marches du comité laïc de coordination, qui avaient été interdites par les autorités, les 31 décembre et 21 janvier, avaient été réprimées à balles réelles, faisant une quinzaine de morts d'après l'Église, deux selon les autorités.

Le gouverneur "n'a pas pris acte de la marche de demain (dimanche) et nous a instruit de prendre des dispositions pour sécuriser la population et faire échec à quiconque tentera de troubler l'ordre public", a déclaré à des journalistes le général Sylvano Kasongo, chef de la police de Kinshasa.

"L'objectif c'est (d'avoir) zéro mort", a ajouté cet officier, visé par une plainte pour "assassinat" à l'occasion de la répression de la marche du 21 janvier.

"J'ai dit aux policier de ne pas tirer sur la population civile. Nous avons d'autres méthodes pour maintenir l'ordre public. On a le matériel non létal, on a pas droit de tirer sur la population à balle rélles. Nous serons stricts mais courtois", a assuré le général Kasongo.

Le président Joseph Kabila avait critiqué l'ingérence de l'Eglise catholique dans les affaires politiques en RDC lors de sa conférence de presse du 26 janvier: "Rendons à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu".

Les catholiques demandent au président Kabila, dont le deuxième et dernier mandat s'est achevé en décembre 2016, de déclarer publiquement qu'il ne se représentera pas à la prochaine présidentielle prévue le 23 décembre 2018.




(©AFP / 24 février 2018 20h58)

 
 

ALERTE RDC : la cathédrale de Kinshasa envahie par des militants du parti prési

RDC: la cathédrale de Kinshasa envahie par des militants du parti présidentiel (AFP)


(©AFP / 24 février 2018 17h09)

 

Marches anti-Kabila en RDC : l'épiscopat exige une enquête, polémique sur le nombre de morts

 

 

 

 

Kinshasa - L'épiscopat congolais a exigé mardi l'ouverture d'une enquête sur la répression des marches des catholiques contre le président Joseph Kabila ayant occasionné "mort d'hommes" alors qu'une polémique enflait sur le nombre de victimes de la répression.

Dimanche, les forces de sécurité de la République démocratique du Congo ont réprimé des messes dans des églises à coups de gaz lacrymogène et empêché des marches interdites organisées à l'appel d'un collectif catholique.

Dans un communiqué, l'épiscopat de la RDC "condamne avec la dernière énergie le recours à la violence par certains agents de l'ordre, violence non justifiée qui a occasionné la mort d'hommes". 

"Choquée par les actes ignobles", la conférence des évêques catholiques de RDC demande "une enquête sérieuse et objective pour établir les responsabilités sur les pertes en vie humaine et les agressions physiques".

Elle condamne par ailleurs "l'atteinte à la liberté de culte garantie dans tout État démocratique, la profanation de certaines églises et l'agression physique des fidèles dont les servants de messe et les prêtres".

Les marches de catholiques exigeaient l'application d'un accord de sortie de crise née du maintien au pouvoir de Joseph Kabila, signé le 31 décembre 2016 entre la majorité et l'opposition sous l'égide des évêques.

De son côté, la France s'est dite "préoccupée par les violences" de dimanche. Le droit de manifestation pacifique "est une composante essentielle de la démocratie", a souligné le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué où il "réitère son appel au dialogue et au rejet de tout recours à la violence".

Paris "appelle à la tenue effective des élections conformément au calendrier électoral publié le 5 novembre 2017", qui prévoit l'organisation de la présidentielle le 23 décembre 2018. 

Violente répression

Le bilan de la répression des dernières manifestations était au coeur d'une polémique mardi entre la police qui dit qu'"aucun mort" n'a été enregistré et d'autres sources qui font état de victimes.

"Une douzaine de morts a été répertoriée : 11 à Kinshasa et un à Kananga" dans le centre du pays, a déclaré un porte-parole des organisateurs, Jonas Tshiombela.

L'ONU a de son côté fait état d'une "violente répression" qui a occasionné "la mort d'au moins cinq personnes, plusieurs blessés et l'arrestation de plus de 120 personnes".

La police a rétorqué que les morts n'étaient pas des manifestants mais des "pillards" et des "bandits" tués loin des lieux des manifestations, selon la police.

Pour sa part, le gouvernement de la RDC fait état d'un policier tué le même jour dans "l'attaque" d'un commissariat de police.

Pour les Nations unies, l'accord du 31 décembre 2016 demeure "l'unique voie viable devant mener à la tenue d'élections, à une alternance pacifique au pouvoir et à la consolidation de la stabilité en République démocratique du Congo".

Enfin, l'internet a été rétabli dans la nuit de lundi à mardi, après trois jours d'interruption décidée par le gouvernement à la veille des marches.

Le climat politique est très tendu en RDC en raison de la crise née du maintien du président Kabila, dont le mandat s'est achevé en décembre 2016. M. Kabila, au pouvoir depuis 2001, ne peut se représenter, selon la Constitution. 

Une série d'élections dont la présidentielle censée élire son successeur est prévue pour le 23 décembre 2018.Un calendrier récusé par l'opposition et la société civile qui réclament l'application de l'accord du 31 décembre 2016 qui prévoyait des élections fin 2017 pour organiser le départ de M. Kabila.



(©AFP / 02 janvier 2018 16h37) 

RDC : huit morts dans la répression des marches anti-Kabila

 

 

Manifestation de catholiques à Kinshasa, le 31 décembre 2017 pour appeler le président Kabila à quitter le pouvoir / © AFP / John WESSELS

 

 

Huit personnes ont trouvé la mort dimanche en République démocratique du Congo, et une centaine d'autres ont été arrêtées, en marge de manifestations de catholiques contre le maintien au pouvoir du président Joseph Kabila, muet sur son avenir politique dans ses voeux aux Congolais.

M. Kabila a assuré que la publication de l'échéancier qui prévoit la tenue de la présidentielle au 23 décembre 2018 "conduit de manière irréversible vers l'organisation des élections".

Mais les catholiques congolais ont manifesté dimanche car il y a un an un accord était signé, sous l'égide des évêques, prévoyant des élections fin 2017 pour organiser le départ de M. Kabila, dont le mandat s'est achevé en décembre 2016.

Le président s'en est pris à ces manifestants, appelant à la "vigilance" afin de "barrer la route à tous ceux qui (cherchent à se) servir de prétexte des élections depuis quelques années, seraient tentés aujourd'hui de recourir à la violence pour interrompre le processus démocratique en cours et plonger le pays dans l'inconnu".

Le bilan provisoire de cette journée est de "huit morts dont sept à Kinshasa et un à Kananga", dans le centre du pays, a déclaré à l'AFP une source onusienne. "Quatre-vingt-deux arrestations, dont des prêtres" ont eu lieu à Kinshasa et "41 sur le reste du pays", a ajouté cette source.

Dans un communiqué à New York, le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a appelé "le gouvernement et les forces nationales de sécurité à faire preuve de retenue et à respecter les droits du peuple congolais aux libertés d’expression et de manifester pacifiquement". 

Le patron de l'ONU "exhorte tous les acteurs politiques congolais à demeurer pleinement engagés à la mise en œuvre de l’Accord politique du 31 décembre 2016 qui demeure l’unique voie viable devant mener à la tenue d’élections, à une alternance pacifique au pouvoir et à la consolidation de la stabilité en République démocratique du Congo", précise le communiqué.

La police congolaise a fait état de trois civils tués à Kinshasa, tandis que le gouvernement de la RDC annonçait un policier tué dans la capitale.

Les forces de sécurité congolaises ont réprimé des messes à coups de gaz lacrymogènes, et empêché des marches interdites après l'appel à manifester contre le pouvoir.

A Kananga, au Kasaï (centre), un homme a été tué par balles par des militaires qui ont ouvert le feu sur des catholiques, en marge d'une marche contre le président Kabila.

Coupure internet, déploiement sécuritaire, barrages policiers: les autorités congolaises ont tenté d'étouffer ces "marches pacifiques" contre le chef de l'État, malgré l'appel des Nations unies et de chancelleries au respect du droit à manifester.

- Enfants de chœur interpellés -

A Kinshasa, au moins une quinzaine de personnes ont été blessées, dont plusieurs par balles, selon un décompte de l'AFP qui s'est rendue dans plusieurs paroisses.

La police a aussi interpellé douze enfants de chœur à la sortie d'une paroisse du centre-ville.

A Lubumbashi (sud-est), deuxième ville du pays, deux personnes ont été blessées par balles quand les forces de sécurité ont ouvert le feu alors que des catholiques tentaient de manifester à la sortie d'une messe.

La police a également utilisé des gaz lacrymogènes et des jeunes ont répliqué par des jets de pierres. Quatre véhicules ont été incendiés et des commerces pillés.

Toute l'opposition et la société civile, qui réclament le départ du président Kabila dès ce 31 décembre 2017, se sont associées à l'appel des marches, interdite par les autorités comme les précédentes manifestations contre le régime.

Dans un pays majoritairement chrétien, où les habitants survivent avec moins de un dollar par jour, c'est en pleine prière au cœur des églises que les forces de sécurité ont fait irruption.

"Alors que nous étions en train de prier, les militaires et les policiers sont entrés dans l'enceinte de l'église et ont tiré des gaz lacrymogènes dans l'église" où se déroulait la messe, a déclaré à l'AFP un chrétien de la paroisse Saint-Michel à Kinshasa.

A la cathédrale Notre-Dame du Congo, à Lingwala, quartier populaire du nord de Kinshasa, les forces de sécurité ont également tiré des gaz lacrymogènes à l'arrivée du leader de l'opposition Félix Tshisekedi, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Les manifestants demandent au président de déclarer qu'il ne sera plus candidat. Ils veulent aussi un "calendrier électoral consensuel" à la place de l'actuel, qui prévoit des élections le 23 décembre 2018.

Les autorités congolaises ont coupé l'internet "pour des raisons de sécurité d'État" avant cette marche.

Au cours de la nuit, l'armée et la police s'étaient déployées massivement devant des églises de Kinshasa, la capitale aux quelque 10 millions d'habitants, les autorités assurant être informées d'une "distribution d'armes" pour déstabiliser le régime.

Une équipe de l'AFP a été menacée à Kinshasa par un officier congolais. "Si vous ne videz pas les lieux, j'ordonne qu'on tire sur vous", a lancé l'officier. 

A Kinshasa, de nombreuses barrières routières ont été installées dans la ville, où des policiers et militaires contrôlaient les passagers des véhicules en circulation. 



(©AFP / 01 janvier 2018 08h11) 


  • Kinshasa - (©AFP / 24 février 2018 20h58)
  • 0 Réaction
  • 24/02/2018
  • Crimes contre l'humanité

Réagir


  • CAPTCHA

Espace Membre

Calendrier

« Avril 2018 »
Lu Ma Me Je Ve Sa Di
1
2345678
9101112131415
16171819202122
23242526272829
30

Newsletter

  • En inscrivant votre e-mail, vous recevrez gratuitement les bulletins d'information de O.D.H Mauritanie



Twitter

RT @babiraguel: Culture : l?humoriste Big Baba nous parle de son métier | Vidéo https://t.co/e2FsBhXX10
le 24/04/2018
Trump rend hommage au colonel Beltrame en présence de Macron à la Maison Blanche https://t.co/4wO8b6VklR https://t.co/SShfw76IsJ
le 24/04/2018
Attentat de Kaboul : mort du "héros" qui courait à la rescousse des victimes https://t.co/aV7qU65r4o
le 23/04/2018
Dépêches et news: https://t.co/aqogdV2tv0
le 23/04/2018
Les rebelles au Yémen annoncent la mort de leur chef politique https://t.co/C3M1I29U58 https://t.co/gUCpwAnKsX
le 23/04/2018

Livre d'or

  • Dernier message :

  • online pharmacy canada levitra levitra generika 20mg eteamz.active.com file levitra.html link pharmacyonline phentermine cheap levitra generic levitra patent deutschland

    par Robertnug
  • Aller sur le livre d'or →

Rechercher sur le site

Visiteurs en ligne

    • Nombre d'invités : 11

    Météo

    Mercredi

    min. 7 °

    max. 16 °

    Couvert

    Jeudi

    min. 7 °

    max. 16 °

    Partiellement nuageux

    Vendredi

    min. 9 °

    max. 18 °

    Partiellement nuageux