Egypte : des personnalités appellent au boycott de la présidentielle

 

 

 

 

 

Egypte : des personnalités appellent au boycott de la présidentielle

 

 

 
 
Des signatures en faveur de la candidature du président égyptien Abdel Fattah al-Sissi pour un deuxième mandat, le 24 janvier 2018 / © AFP / MOHAMED EL-SHAHED
 
 
 

Cinq personnalités égyptiennes ont appelé dimanche au boycott de la présidentielle prévue en mars pour laquelle le chef de l'Etat sortant Abdel Fattah al-Sissi est candidat à sa propre succession, accusant le régime "d'empêcher toute compétition loyale".

M. Sissi, au pouvoir depuis 2014, est actuellement le seul candidat officiellement en lice pour l'élection dont le premier tour est prévu entre les 26 et 28 mars. Les aspirants à la présidence ont jusqu'à lundi pour déposer leur candidature.

L'appel de ces personnalités a été lancé alors que la course à la présidentielle, où M. Sissi part largement favori, a vu depuis quelques semaines plusieurs prétendants écartés par les autorités. D'autres se sont dits découragés, dénonçant des pressions sur leurs partisans.

Les signataires condamnent "toutes les mesures administratives et sécuritaires prises par le régime actuel pour empêcher toute compétition loyale lors de la prochaine élection" présidentielle.

Le texte, signé entre autres par deux anciens candidats à la présidentielle de 2012, Mohamed Anouar El-Sadate, le neveu de l'ancien président Sadate, et Abdel Moneim Aboul Foutouh, ancien dirigeant des Frères musulmans, appelle "notre grand peuple à boycotter totalement cette élection".

Il dénonce aussi "le climat de peur" ayant accompagné le processus électoral ainsi qu'"un calendrier électoral ne donnant pas aux candidats une réelle chance de se présenter".

Hicham Geneina, ex-président de l'Autorité de contrôle des comptes publics et grand pourfendeur de la corruption, a aussi signé le texte. Démis de ses fonctions en 2016 par le président Sissi, il était le responsable de campagne d'un candidat récemment écarté de la présidentielle, l'ex-chef d'Etat-major Sami Anan.

Il a été blessé samedi à l'arme blanche au Caire, son entourage évoquant un "motif politique" pour cette "attaque". Sami Anan a été écarté de la présidentielle et selon des membres de sa campagne, ni sa famille, ni ses avocats n'ont pu le joindre depuis sa comparution mardi devant un procureur militaire.

Le texte appelant au boycott a également été signé par Hazem Hosni, professeur de sciences politiques à l'université du Caire et Essam Heggy, un éminent scientifique égyptien.

Mercredi, l'avocat défenseur des droits de l'Homme Khaled Ali avait annoncé qu'il renonçait à se présenter à la présidentielle de mars.

D'autres adversaires potentiels ont été ces dernières semaines écartés ou découragés comme l'ancien Premier ministre Ahmed Chafiq.




(©AFP / 28 janvier 2018 21h50)

Présidentielle en Egypte : un autre concurrent de Sissi risque d'être disqualifié

 

 

 

 

 

Une photo prise le 29 mars 2011 montre l'ancien chef d'état major de l'armée égyptienne Sami Anan (D) avec le commandant du CENTCOM américain de l'époque James Mattis lors d'une rencontre au Caire / © AFP/Archives / KHALED DESOUKI

Un nouveau concurrent au président égyptien Abdel Fattah al-Sissi pour la présidentielle du 26 mars, l'ex-chef d'état-major de l'armée Sami Anan, risque d'être écarté de la course après voir été accusé d'avoir falsifié des documents pour pouvoir se présenter.

L'issue de cette troisième élection présidentielle depuis le renversement par une révolution populaire en 2011 du raïs Hosni Moubarak, ne semble donc faire guère de doute.


Avant M. Anan, potentiellement hors course après les accusations publiées mardi par l'armée, trois concurrents ont été écartés ou ont dû renoncer à se présenter à la présidentielle.

Le général Anan avait annoncé samedi son intention de se porter candidat à la présidentielle, quelques heures après la confirmation par M. Sissi, qui fut aussi un ex-chef d'Etat major, de sa volonté de briguer un second mandat.

Or selon une vidéo publiée mardi sur sa page officielle Facebook, l'armée l'a accusé d'avoir annoncé sa candidature "sans l'autorisation des forces armées et sans suivre les procédures requises pour mettre fin à son service actif dans l'armée".

- Arrêté ? -

L'ancien chef d'état major est également accusé de "falsification de documents officiels pour affirmer que son service dans l'armée est terminé, contrairement à la vérité".

"Toutes les procédures judiciaires doivent être entreprises concernant ce qui a été commis en termes d'infractions et de crimes qui demandent sa comparution devant les juridictions compétentes", ajoute l'armée.

On lui reproche encore de vouloir créer la "division" entre l'armée et le peuple égyptien.

Selon l'entourage de M. Anan, l'ex chef de l'armée a même été arrêté mardi.

"Il a été arrêté ce matin à son bureau à Zamalek (un quartier du Caire, ndlr) et a été emmené au parquet militaire", a assuré à l'AFP Hisham Geneina, l'un des responsables de l'équipe de campagne de M. Anan.

Aucune source officielle n'a confirmé ni démenti cette arrestation. 

Interrogé par l'AFP mardi avant même que les accusations de l'armée ne soient rendues publiques, Hazem Hosni, professeur de sciences politiques à l'Université du Caire, et porte-parole de M. Anan, a estimé qu'il "doit y avoir de l'espace (dans l'Etat) pour les libertés publiques, la participation politique".

"Tuer la politique de cette façon en Egypte n'est pas juste", a-t-il ajouté.

- Adversaire gênant -

Avant M. Annan, d'autres potentiels candidats n'ont pu ou voulu aller jusqu'au bout de la course présidentielle.

L'ex-Premier ministre égyptien Ahmed Chafiq, perçu comme un possible adversaire gênant pour M. Sissi, avait annoncé fin novembre son intention de se présenter depuis les Emirats arabes unis. Mais à son retour d'exil début décembre, il avait renoncé après avoir été introuvable pendant 24 heures.

Le colonel Ahmed Konsowa avait lui aussi annoncé en novembre son intention de se présenter. Mais il avait toutefois été interpellé peu après et condamné en décembre à six ans de prison pour "comportement nuisant aux exigences du système militaire".

Et le 15 janvier, le neveu de l'ancien président Anouar el-Sadate, Mohamed Anouar el-Sadate, devenu une voix dissidente, a annoncé qu'il ne serait pas candidat lui non plus, dénonçant un climat guère propice à un scrutin libre.

Seuls le fantasque patron du club de football de Zamalek, Mortada Mansour, et l'avocat Khaled Ali, dont la candidature est incertaine en raison d'ennuis judiciaires, sont encore susceptibles de se présenter avant la date limite de dépôt des candidatures le 29 janvier.

L'équipe de campagne de M. Ali doit se réunir mardi soir pour décider si cet avocat militant de gauche va se présenter.

Elu confortablement en 2014, M. Sissi avait renversé l'année précédente, en juillet 2013, son prédécesseur islamiste Mohamed Morsi à la faveur d'importantes manifestations.

En quatre ans de présidence, il a réduit au silence toute opposition islamiste comme libérale, emprisonnant des centaines d'opposants.




(©AFP / 23 janvier 2018 17h52) 

 

 

 


  • (©AFP / 28 janvier 2018 21h50)
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  • 28/01/2018
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