Sénégal : Khalifa Sall perd la mairie de Dakar sur décision du président

 

 

 

 

 

Sénégal : Khalifa Sall perd la mairie de Dakar sur décision du président

 

 

 

Une banderole demandant la libération du maire de Dakar, Khalifa Sall, brandie par ses partisans dans la capitale sénégalaise, le 31 juillet 2017. / © AFP/Archives / SEYLLOU

 

 

Le président sénégalais Macky Sall a révoqué vendredi par décret de ses fonctions le maire de Dakar, Khalifa Sall, au lendemain de sa condamnation en appel à cinq ans de prison pour escroquerie sur les deniers publics, soulevant les protestations de ses avocats et de défenseurs des droits de l'homme.

"Monsieur Khalifa Ababacar Sall est révoqué de ses fonctions de maire de la Ville de Dakar", selon un décret signé par Macky Sall et par le Premier ministre, Mahammed Boune Abdallah Dionne.


La Cour d'appel de Dakar a confirmé jeudi la peine de cinq ans décidée en première instance à l'encontre du maire de Dakar, l'un des principaux opposants au chef de l'Etat et candidat déclaré à la présidentielle de février 2019.

Sa révocation a fait l'objet d'éditions spéciales à la télévision et à la radio.

"La condamnation du maire de Dakar par la Cour d'appel le prive de la capacité juridique et de l'autorité morale nécessaires à l'exercice de ses fonctions", d'après un rapport du ministre de la Gouvernance territoriale, qui a la tutelle sur les villes, et sur lequel se fonde notamment le décret.


 

- "Persécution" -



La révocation du maire de Dakar a été immédiatement dénoncée comme "illégale, anti-démocratique et sans fondement" par un de ses avocats, Amadou Ali Kâne, joint par téléphone par l'AFP.

"Khalifa Sall n'est pas définitivement condamné. Nous sommes dans les délais de recours et en matière pénale ceux-ci sont suspensifs. Il avait six jours à partir" de la date de sa condamnation en appel "pour se pourvoir en cassation", a déclaré Me Kâne, évoquant les textes qui organisent la Cour suprême au Sénégal.

"Le harcèlement et la persécution (contre le maire de Dakar) semblent se confirmer. Cette décision est manifestement illégale", a également déclaré sur une radio Me Assane Dioma Ndiaye, président de la Ligue sénégalaise des droits de l'homme (LSDH) et avocat de Khalifa Sall.

"C'est catastrophique à ce stade de la procédure que le président Macky Sall prenne un décret pour révoquer Khalifa Sall. C'est admettre qu'il est (définitivement) fautif alors que les voies de recours ne sont pas encore terminées", a fait remarquer Babacar Ba, du Forum du justiciable, une organisation de défense des droits de l'homme.

"Khalifa Sall est toujours présumé être innocent. Où sont les conseillers et les juristes du président de la République", s'est demandé M. Ba.

 

Le maire de Dakar Khalifa Sall, le 6 décembre 2010, dans la capitale sénégalaise. / © AFP/Archives / Erick-Christian AHOUNOU

La défense du maire et son entourage avaient annoncé jeudi un recours devant la Cour suprême après sa condamnation en appel et confié son intention de se présenter à la présidentielle.

- Dissident -

Le porte-parole du gouvernement sénégalais, Seydou Guèye, n'avait pas répondu vendredi en fin d'après-midi aux appels de l'AFP.

La cour d'appel a condamné Khalifa Sall à cinq ans de prison ferme et à verser "solidairement" avec trois de ses sept coaccusés la somme de 1,8 milliard de francs CFA (environ 2,75 millions d'euros) à l'Etat du Sénégal.

Khalifa Sall, en détention depuis mars 2017, avait été condamné en première instance pour "escroquerie portant sur des fonds publics" et "faux en écriture", pour le détournement d'environ 2,5 millions d'euros prélevés entre 2011 et 2015 sur les caisses de la Ville de Dakar.

Maire depuis 2009, ce dissident du Parti socialiste (PS) et de la majorité présidentielle affirme que les poursuites judiciaires à son encontre visent à l'empêcher de se présenter à la présidentielle, ce que démentent les responsables de la majorité.

Homme politique populaire de 62 ans, Khalifa Sall est considéré comme l'un des rares adversaires à pouvoir menacer dans les urnes le président sortant Macky Sall, qui devrait briguer un second mandat.

Jeudi, la Cour suprême du Sénégal avait par ailleurs rejeté jeudi le pourvoi d'un autre opposant, Karim Wade, fils et ministre de l'ex-président Abdoulaye Wade (2000-2012), contre sa radiation des listes électorales. Un décision qui constitue un revers judiciaire pour cet autre candidat déclaré à la présidentielle qui, selon son avocat, conserve néanmoins des chances de se présenter.




(©AFP / (31 août 2018 20h43)

 

 

Sénégal : revers judidiciaires pour deux ténors de l'opposition, qui visent toujours la présidentielle

 

 

 

 
 
Un artiste observe une effigie du maire de Dakar, Khalifa Sall, sur un mur de la capitale sénégalaise, portant l'inscription "Khalifa Rek" ("Khalifa seulement"), le 28 mars 2018 / © AFP/Archives / SEYLLOU
 
 
 

Deux des principaux opposants au président sénégalais Macky Sall, le maire de Dakar Khalifa Sall et l'ex-ministre Karim Wade, ont vu leurs espoirs de se présenter à la présidentielle de 2019 contrariés jeudi par la justice, mais ils ne perdent pas espoir de revenir dans la course selon leur entourage.

Dans la matinée, Khalifa Sall a vu sa condamnation à cinq ans de prison pour escroquerie confirmée par la cour d'appel. Et en début de soirée, la Cour suprême a rejeté le pourvoi de Karim Wade contre son exclusion des listes électorales, préalable indispensable à une candidature.

 

 

"Khalifa Ababacar Sall: le tribunal confirme le jugement" rendu en première instance en mars, a déclaré le président de la cour d'appel, Demba Kandji, en l'absence du maire de la capitale, dans un palais de justice placé sous haute sécurité.

La cour d'appel a également condamné Khalifa Sall et trois de ses sept coaccusés à verser "solidairement" la somme de 1,8 milliard de francs CFA (environ 2,75 millions d'euros) à l'Etat du Sénégal.

"Nous ne sommes pas surpris. J'ai cessé de croire depuis longtemps en cette justice. Khalifa Sall n'y croyait pas, raison pour laquelle il n'a pas comparu. La décision rendue n'est pas une décision de justice mais une décision politique", a commenté un de ses avocats, Me Ciré Clédor Ly.

La confirmation de la peine, attendue, constitue un sérieux revers pour cet homme politique populaire de 62 ans, considéré comme l'un des rares adversaires à pouvoir menacer dans les urnes le président sortant Macky Sall, qui devrait briguer un second mandat en février 2019.

-

 

"Pas privé de la présidentielle" -

 



Mais dès l'annonce de l'arrêt, ses proches ont souligné que la course à la présidentielle n'était pas encore perdue pour Khalifa Sall, qui compte saisir la Cour suprême. Il "conserve encore sa chance d'être candidat et d'être éligible", a insisté devant la presse Me Ly.

Khalifa Sall n'est "pas privé" de son droit à concourir "tant qu'une condamnation définitive n'a pas été prononcée", a également indiqué à l'AFP une membre de son entourage.

"Leur stratégie c'est d'éliminer des candidats à la présidentielle", dont Khalifa Sall, a de son côté indiqué élu dakarois, Bamba Fall. "C'est un combat politique, nous allons l'engager".

 

 
Le maire de Dakar Khalifa Sall, lors d'un événement dans la capitale sénégalaise, le 5 décembre 2012. / © AFP/Archives / Seyllou

Khalifa Sall, en détention depuis mars 2017, avait été condamné en première instance pour "escroquerie portant sur des fonds publics" et "faux en écriture", pour le détournement d'environ 2,5 millions d'euros prélevés entre 2011 et 2015 sur les caisses de la Ville de Dakar.

Maire depuis 2009, ce dissident du Parti socialiste (PS) et de la majorité présidentielle affirme que les poursuites judiciaires à son encontre visent à l'empêcher de se présenter à la présidentielle, ce que démentent les responsables de la majorité.

- Grâce présidentielle -

"Pourvoi rejeté", a laconiquement déclaré le président de la Cour suprême en rendant son arrêt quelques heures plus tard dans l'affaire Karim Wade, fils et ministre de l'ex-président Abdoulaye Wade (2000-2012) et lui aussi candidat déclaré à la présidentielle.

M. Wade avait vu sa demande d'inscription sur les listes électorales rejetée le 2 juillet par le ministère de l'Intérieur, qui avait invoqué des dispositions du Code électoral privant de droits civiques toute personne condamnée à plus de cinq ans de prison.

Il avait été condamné en 2015 à six ans de prison ferme, à plus de 210 millions d'euros d'amende pour "enrichissement illicite" et à la confiscation de tous ses biens. Le verdict avait été confirmé en appel en août 2015, mais il a bénéficié d'une grâce présidentielle en juin 2016 et vit depuis à l'étranger, principalement au Koweït.

Pour l'un de ses avocats, le député Madické Niang, l'arrêt de la Cour suprême n'exclut cependant pas Karim Wade de la course à la présidentielle. "Nous avons d'autres recours mais nous n'allons pas les dévoiler ici", a-t-il affirmé en estimant que "ce qui s'est passé aujourd'hui montre que le système judiciaire est du coté du pouvoir".

Une centaine de prétendants ont manifesté leur intention de se présenter au prochain scrutin présidentiel mais aucun n'a le même niveau de notoriété ou de popularité de Khalifa Sall ou Karim Wade.




(©AFP / (30 août 2018 21h02)

 

Sénégal : condamné en appel, le maire de Dakar ne renonce pas à la présidentielle

 

 

 

Un artiste observe une effigie du maire de Dakar, Khalifa Sall, sur un mur de la capitale sénégalaise, portant l'inscription "Khalifa Rek" ("Khalifa seulement"), le 28 mars 2018 / © AFP/Archives / SEYLLOU

 

 

Condamné jeudi en appel à la même peine de cinq ans qu'en première instance pour escroquerie sur les deniers publics, le maire de Dakar Khalifa Sall ne renonce pas à l'élection présidentielle de 2019 face au président Macky Sall, ses proches soulignant qu'il conservait encore ses chances de se présenter à ce scrutin.

Plus tard dans la journée, la Cour suprême du Sénégal doit par ailleurs se prononcer sur un recours introduit par un autre opposant de poids, Karim Wade, qui conteste une décision prise en juillet de le rayer des listes électorales, ce qui pourrait l'empêcher d'être candidat à la présidentielle comme il en a l'intention.


"Khalifa Ababacar Sall: le tribunal confirme le jugement" rendu en première instance en mars, a déclaré lors d'une audience publique le président de la cour d'appel de Dakar, Demba Kandji, en l'absence du maire de la capitale, dont des supporters étaient présents dans une salle d'audience du palais de Justice de Dakar placée sous haute sécurité.

La cour d'appel a également condamné Khalifa Sall et trois de ses sept coaccusés à verser "solidairement" la somme de 1,8 milliard de francs CFA (environ 2,75 millions d'euros) à l'Etat du Sénégal.

"Nous ne sommes pas surpris. J'ai cessé de croire depuis longtemps en cette justice. Khalifa Sall n'y croyait pas, raison pour laquelle il n'a pas comparu. La décision rendue n'est pas une décision de justice mais une décision politique", a déclaré à la presse un des avocats du maire de Dakar, Me Ciré Clédor Ly, présent à l'audience mais sans sa robe d'avocat.

Le maire de Dakar et sa défense avaient boycotté en juillet les derniers jours du procès en appel pour protester, selon eux, contre "la violation de leurs droits".

La confirmation de la peine, attendue, constitue un sérieux revers pour cet homme politique populaire de 62 ans, considéré comme l'un des rares adversaires à pouvoir menacer dans les urnes le président sortant Macky Sall, qui selon toute vraisemblance compte se représenter lors de la présidentielle de février 2019.

- "Pas privé de la présidentielle" -

Mais dès l'annonce de l'arrêt, ses proches ont souligné que la course à la présidentielle n'était pas encore perdue, un ultime recours étant possible devant la Cour suprême.

Khalifa Sall "peut toujours être candidat. Il conserve encore sa chance d'être candidat et d'être éligible. Il n'a pas encore perdu ses chances", a insisté devant la presse Me Ly.

 

Le maire de Dakar Khalifa Sall, lors d'un événement dans la capitale sénégalaise, le 5 décembre 2012. / © AFP/Archives / Seyllou

Il a "l'intention" de saisir la Cour suprême et n'est "pas privé" de son droit à concourir "tant qu'une condamnation définitive n'a pas été prononcée", a également indiqué à l'AFP une membre de son entourage.

"Leur stratégie c'est d'éliminer des candidats à la présidentielle", dont Khalifa Sall, a de son côté indiqué un maire d'une commune de Dakar et proche de Khalifa Sall, Bamba Fall, qui était présent au tribunal. "C'est un combat politique, nous allons l'engager", a t-il assuré.

Khalifa Sall, en détention depuis mars 2017, avait été condamné en première instance pour "escroquerie portant sur des fonds publics" et "faux en écriture", pour le détournement d'environ 2,5 millions d'euros prélevés entre 2011 et 2015 sur les caisses de la Ville de Dakar.

Maire de Dakar depuis 2009, ce dissident du Parti socialiste (PS) et de la majorité présidentielle affirme que les poursuites judiciaires à son encontre visent à l'empêcher de se présenter à la présidentielle de 2019, ce que démentent les responsables de la majorité.

La Cour suprême doit quant à elle se prononcer sur le recours en cassation introduit par Karim Wade, fils et ministre de l'ex-président Abdoulaye Wade, condamné en 2015 à six ans de prison pour "enrichissement illicite".

M. Wade avait vu sa demande d'inscription sur les listes électorales rejetée le 2 juillet, ce qui devrait lui aussi l'empêcher de se présenter. Saisi par M. Wade, le tribunal départemental de Dakar s'était déclaré "incompétent", avant la saisine de la Cour suprême.

Une centaine de prétendants ont manifesté leur intention de se présenter au scrutin présidentiel de 2019, mais aucun n'ont le même niveau de notoriété ou de popularité que Khalifa Sall et Karim Wade. 




(©AFP / (30 août 2018 17h38)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La Cour d'appel de Dakar a définitivement statué jeudi sur l'affaire dite de la caisse d'avance impliquant Khalifa Sall et Cie.

Le juge Demba Kandji constate que l'édile est "coupable des faits qui lui sont reprochés" et confirme ainsi le jugement de première instance : 5 ans de prison ferme. Mieux, le magistrat a confirmé en appel un premier jugement sanctionnant Khalifa Sall et le mettant à l'amende pour le remboursement (solidairement) de la somme de 1,830 milliards, alloués à l'Etat du Sénégal en guise de dommages et intérêts.

Le 30 mars dernier, le Maire de Dakar avait déjà été condamné en première instance à 5 ans de prison ferme et une amende de 5 millions avant de faire appel de cette décision...

(c) Dakaractu

 


  • Dakar -(©AFP / (31 août 2018 20h43)
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