Le sommet de l'UA déplacé à Addis après le désistement du Malawi Posté le 09/06/2012 - Par (©AFP / 11 juin 2012 18h00)

Le sommet de l'UA déplacé à Addis après le désistement du Malawi
ADDIS ABEBA - L'Union africaine a déplacé à son siège d'Addis Abeba son prochain sommet prévu en juillet, après la décision du Malawi de renoncer à accueillir cette réunion pour ne pas avoir à inviter le président soudanais Omar el-Béchir, recherché par la Cour pénale internationale (CPI).
Suite au retrait de l'offre du Malawi d'accueillir les réunions du 19è sommet de l'UA à Lilongwe du 9 au 16 juillet, et après consultations entre Etats membres, il a été décidé que ce sommet se tiendrait au siège de l'Union africaine à Addis Abeba aux mêmes dates, indique un communiqué de l'UA publié lundi.
Le Malawi avait renoncé vendredi dernier à accueillir le sommet de l'UA comme initialement prévu, refusant d'inviter Omar el-Béchir comme le demandait l'organisation continentale.
Le président soudanais est, depuis 2009, sous le coup d'un mandat d'arrêt de la CPI qui l'accuse de génocide, de crimes contre l'humanité et de crimes de guerre commis à l'encontre des habitants du Darfour, une région de l'ouest du Soudan.
Le Malawi a ratifié le statut de Rome, fondateur de la CPI, ce qui l'oblige en théorie à arrêter M. Béchir en cas de venue sur son territoire, ce qui n'est pas le cas de l'Ethiopie.
Début mai, la présidente du Malawi, Joyce Banda, avait souhaité que M. Béchir ne participe pas au sommet, afin de ne pas mécontenter les bailleurs de fonds internationaux. Mais la Commission de l'UA avait enjoint le Malawi d'inviter tous les chefs d'Etat du continent, y compris M. Béchir, sous peine de déplacer le sommet, avait rapporté à la radio d'Etat le vice-président du Malawi, Khumbo Kachali.
L'UA reproche à la CPI, et en particulier à son procureur sortant Luis Moreno-Ocampo, de focaliser ses enquêtes sur l'Afrique et d'avoir mis en danger le processus de paix au Soudan en inculpant M. Béchir, premier chef d'Etat en exercice poursuivi par la juridiction internationale.
Cette histoire de la CPI, c'est n'importe quoi selon moi, a déclaré lundi soir à la presse le Béninois Ferdinand Montcho, à l'issue d'une réunion du comité de représentants permanents de l'UA qu'il préside actuellement et qui a officialisé la décision de déplacer le sommet.
Chaque fois que nous voulons tenir un sommet, ils nous dérangent, a-t-il poursuivi, s'exprimant en anglais, à propos de la CPI. Pourquoi ne nous laissent-ils pas tenir notre réunion (sans) tout ce cinéma, ce théâtre?.
Parmi les pays africains qui poussent l'UA à adopter une ligne dure contre la CPI figure notamment le Kenya, dont quatre ressortissants, dont l'actuel vice-Premier ministre Uhuru Kenyatta, candidat à l'élection présidentielle de mars prochain, doivent comparaître pour leur rôle présumé dans les violences ayant suivi le dernier scrutin présidentiel de décembre 2007.
(©AFP / 11 juin 2012 18h00)
Les réactions
Djibril BA Le 11/06/2012 à 22:33:35
Le CPI devrait s'occuper de bien d'autres cas. Le chef d'inculpation pour Charles Taylor en est un exemple.
Ce chef d'inculpation pour Charles Taylor est une insulte aux africains. On aurait pu lui trouver un autre chef d'inculpation que celle comme : " Il doit répondre de onze chefs d'inculpation de crimes de guerre et crimes contre l'humanité. Il est accusé d'avoir soutenu le Front révolutionnaire uni (RUF) et le Conseil des forces armées révolutionnaires (AFRC), deux groupes révolutionnaires sierra-léonais. Il est, selon l'accusation, la figure centrale des guerres civiles qui ont ravagé le Liberia et la Sierra Leone entre 1989 et 2003 et fait près de 400 000 morts. Des milliers de personnes ont été amputées, violées et réduites en esclavage sexuel durant ce conflit largement financé par le trafic des "diamants du sang" ("Blood diamonds") source wikipédia.
Combien de chef d'état sont-ils dans ce cas dans le monde ? C'est une justice à deux vitesses. L'Afrique ne se fera jamais respecter comme ça. Qui a soutenu la rebellion du Katanga ? Qui a soutenu celle du Biaffra ? Qui a soutenu celle du Shaba, celle de Johanas Savimbi et j'en passe? Je crois en toute sincérité que l'on nous considère encore comme des animaux.
Ce doit être la justice des puissants face aux faibles. Il y autant de Charles Taylor qui naviguent à visage découvert et narguent leurs victimes.
Ouvrez les yeux .
Djibril BA
judes Pontien Le 26/07/2013 à 17:01:25
Si l'africain pense aujourd'hui que ces chefs d'Etat sont à la marge de l'impunité, il ne peut jamais créer sa propre histoire...IL ne donnera jamais des leçons à d'autres continents. Sachez qu'une"l'humain est humain ,il a droit à la vie"





