Elecctions générales 2018 en Mauritanie

 

 

 

 

 

 

Elections en Mauritanie : peu d'affluence dans les bureaux de vote

 

 

 

 

Les électeurs mauritaniens sont appelés aux urnes ce samedi 15 septembre pour des élections locales, régionales et législatives. Après une certaine désorganisation constatée lors du premier tour, ce second tour semble mieux se dérouler mais les citoyens ne se pressent pas dans les bureaux.

Les bureaux de vote ont ouvert pour la plupart à l’heure, donc à 7h30, contrairement à la confusion constatée lors du premier tour, où des électeurs avaient dû passer toute la matinée à la recherche de leurs noms sur la liste électorale et leur bureau de vote. Ce samedi matin il n’y a pas eu de grosses difficultés à ce niveau.

Nous avons, en revanche, constaté une faible affluence devant les bureaux de vote à Nouakchott. Dans le bureau où président mauritanien et son épouse ont accompli leur devoir civique, il y avait à peine une vingtaine personnes. C’est peu: lors du premier tour ils étaient près d’une centaine d’électeurs devant le bureau à la même heure.

Dans une déclaration à la presse, le président Mohamed Ould Abdel Aziz n’a pas ménagé ses adversaires de Tawassoul lors de son vote. Sans les nommer, il a parlé d’« extrémistes dangereux, véhiculant un concept destructeur pour son pays ».

Sur le plan organisationnel, ce samedi, les forces de l’ordre ont été déployées en grand nombre. Les éléments de la police routière ont même empêché certains médias dont Rfi, d’accéder à certains bureaux de vote, sans que les responsables de la commission électorale n’interviennent. Les confrères se sont dit surpris.

 

© RFI

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Élections en Mauritanie : le parti au pouvoir et les islamistes en tête selon les premiers résultats

 

 

 

Le parti au pouvoir en Mauritanie et les islamistes sont arrivés en tête après les élections législatives, régionales et locales de samedi, selon les premiers résultats partiels disponibles le 3 septembre, a indiqué une source proche de la Commission électorale nationale indépendante.

L’Union pour la République (UPR) du président Mohamed Ould Abdelaziz et le parti islamiste Tewassoul (opposition) « émergent du lot si l’on regarde les résultats disponibles au niveau de tous les scrutins », qui concernent l’Assemblée nationale, les conseil régionaux et les municipalités, a affirmé lundi 3 septembre une source proche de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), sans donner de chiffres.

Le niveau de la compilation des résultats de ces scrutins avait atteint entre 20 et 30% pour les législatives et 50% pour les régionales et municipales, selon cette source. Le retard dans la finalisation des résultats est dû à « la nature très complexe des scrutins ainsi qu’aux problèmes techniques, doublés des aléas de la nature qui ont fait que des bureaux ont continué à voter jusqu’à dimanche (2 septembre) et que la communication des résultats a pris du temps ».

De fortes pluies ont empêché l’accès des équipes de la Ceni à des localités dans au moins cinq régions du pays. Les résultats pourraient ne pas être publiés avant mercredi, alors qu’ils étaient initialement attendus lundi ou mardi, a souligné la source proche de la Ceni.

 

« Fraudes massives »

 

Un nombre record de 98 partis, dont ceux de l’opposition « radicale » qui avait boycotté les législatives de 2013, se sont présentés à ces élections. Ce scrutin est considéré comme un test pour le régime du président Mohamed Ould Abdelaziz, un ancien général arrivé au pouvoir par un coup d’État en 2008.

Bien qu’il se soit engagé à maintes reprises à ne pas tenter de modifier la limitation à deux du nombre de mandats présidentiels, il n’a pas apaisé les soupçons de l’opposition sur ses intentions pour la présidentielle prévue mi-2019, alimentés par les déclarations publiques de ses ministres et de ses partisans.

La Coalition électorale de l’opposition démocratique (Ceod), qui regroupe les partis de l’opposition dite « radicale », a dénoncé des problèmes d’organisation et des opérations de « fraudes massives menées par le camp du pouvoir ». Des accusations rejetées par le porte-parole de la Ceni, Moustapha Ould Sid’El Moctar.

 

Recours aux instances habilitées

 

La mission d’observateurs de l’Union africaine (UA), la seule présente samedi, a pour sa part estimé que les problèmes constatés ne remettraient pas en cause la « crédibilité » de ces élections. Les « imperfections constatées ne sont pas de nature à entacher leur crédibilité », a déclaré son chef, l’ancien Premier ministre tchadien Albert Pahimi Padacké, en présentant à la presse son rapport préliminaire. Pour l’UA, les élections se sont « déroulées dans le calme, la sérénité et la paix ».

La mission de l’UA, arrivée le 22 août en Mauritanie et forte de 30 observateurs, a appelé toutes les parties à « accepter les résultats qui sortiront des urnes » et à privilégier les « instances habilitées en cas de recours ou de contestation ».

 

 

 

© Jeune Afrique

 

 

 

 

 

 

 

 

Date: 14.09.2018  Heure: 22:36 GMT

 

 

Ajouté le : 14.09.2018 16:21

Le président de la CENI tranche en faveur des leaders de l'opposition : ils peuvent visiter les bureaux de vote de l'armée

Le président de la commission électorale nationale indépendante (CENI) Mohamed Vall Ould Bilal, a autorisé aux dirigeants de l’opposition à entrer dans les bureaux de vote des forces de sécurités.

 

Un commissaire de police avait interdit aux chefs de parti politique et aux leaders de l’opposition d’entrer dans un bureau de vote de policiers à l’école Ibn Sina dans le quartier de Tavagh Zeina.

 

Depuis le matin, les chefs de l’opposition attendaient le président de la CENI pour obtenir l’autorisation qui leur permettrait de visiter les bureaux de vote des forces de sécurité car, les gardes avaient refusé tout accès.  

 

 

 

Date: 09.09.2018  Heure: 22:17 GMT

 

 

Ajouté le : 09.09.2018 06:56

 

Mauritanie : Proclamation des résultats provisoires des élections

 

 

 

 

 

 

ALAKHBAR (Nouakchott) – La commission Electorale Nationale Indépendante mauritanienne (CENI) a proclamé samedi soir les résultats provisoires des élections législatives, régionales et municipales du 1er septembre 2018.

 

Au niveau des législatives, les résultats de la compétition ont été tranchés dans 37 circonscriptions et 12 attendent le second tour :


Au niveau des élections régionales, les résultats de la compétition ont été tranchés dans 4 circonscriptions et 9 attendent le second tour ;


Au niveau des municipales, les résultats de la compétition ont été tranchés dans 111 communes et 108 passent au second tout. 

 

Pour l’élection des députés, le scrutin a été organisé dans 49 circonscriptions. Ont participé à ces élections 96 partis politiques et 16 coalitions de partis, à travers 540 listes en compétitions pour 157 sièges parlementaires.

 

Par rapport à l’élection des conseillers régionaux, le scrutin a été organisé dans 13 régions sur l’ensemble du territoire national. Ont participé à ce scrutin 52 partis politiques et 16 coalitions de partis, à travers 160 listes en compétition pour 285 sièges.


Le scrutin a été organisé dans 219 communes sur l’ensemble du territoire national. Ont participé à cette élection 84 partis politiques et 32 coalitions de partis, à travers 1552 listes en compétition pour 3831 sièges.


1.4 million d’électeurs ont été appelés aux urnes. Le vote s’est déroulé dans 4080 bureaux de vote, répartis sur l’étendue du territoire national et dans six (6) circonscriptions électorales externes situées dans six pays d’Afrique, d’Asie et d’Europe.

 

 

 

 

 

Date: 06.09.2018  Heure: 15:51 GMT

 

 

Ajouté le : 05.09.2018 20:19

 

 

Liste nationale des femmes : voici les 30 premiers partis (résultats provisoires)

 

 

 

ALAKHBAR (Nouakchott) - La Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) a annoncé des résultats provisoires concernant la liste nationale des femmes. Ce, à partir du dépouillement de 2 339 bureaux de vote sur les 4 080 que compte le pays, soit 57,33% des voix.

 

Sur la base de ces résultats, nous avons été en mesure d'établir la liste des 30 premiers partis. Ils se présentent comme suit : 

1. UPR : 78 590 voix, soit 18%; 
2. Tewasssoul : 44 379 voix, soit 10,62%; 
3. UDP : 18 681 voix, soit 4,47%; 
4. Karama : 15 019 voix; soit 3,59%; 
5. UFP : 14 666 voix, soit 3,61%; 
6. RFD : 12 486 voix, soit 2,99; 
7. AND : 11 532 voix, soit 2,76%; 
8. BINAA : 9 062 voix, soit 2,17%; 
9. Sawab : 8 604 voix, soit 2,06%; 
10. APP : 8 293 voix, soit 1,98%; 
11. Chora : 7 972 voix, soit 1,91% 
12. Sursaut : 6 798 voix, soit 1,6%; 
13. ADIL : 6 435 voix, soit 1,5%,; 
14. AJD/MR : 5 599 voix, soit 1,34%; 
15. Wiam : 5 101 voix, soit 1,22%; 
16. HIWAR : 4 865 voix, soit 1,16%; 
17. PUD : 4 624 voix, soit 1,11%; 
18. Moustaqbel : 4 140 voix, soit 0,99%; 
19. PMJD : 3 887 voix, soit 0,93%; 
20. Islah : 3 816 voix, 0,91%; 
21. Authenticité : 3 692 voix, soit 0,88%; 
22. RAVAH : 3 539 voix, soit 0,85%; 
23. PRDR : 3 466 voix, soit 0,83%; 
24. MPR : 3 347 voix, soit 0,80%; 25. UDN : 3 287 voix, soit 0,79%; 
26. HATEM : 3 176 voix, soit 0,76%; . 
27. PADS : 3 122 voix, soit 0,75%; 
28. CPM : 2 949 voix, soit 0,71%; 
29. USD : 2 721 voix, soit 0,65%; 
30. EL GHAD : 2 594 voix, soit 0,62%.
 
 

 

 

Date: 05.09.2018  Heure: 00:06 GMT

 

 

Ajouté le : 04.09.2018 11:31

Elections/Mauritanie : Résultats de la députation de Nouakchott après le dépouillement de 84,12 % des votes

 

ALAKHBAR (Nouakchott) - Selon les résultats partiels publiés par la Céni, sur l’élection des députés de Nouakchott, le parti Tawassoul devance largement son principal rival UPR après le dépouillement de 84,12% des votes. Ceci dit que 551 urnes  sur les 655 ont passé au décompte.

Le parti RNRD (Tawassoul) se classe en première position 15 431 soient 13% et il est suivi de l’UPR avec 15258 soient 12,58%  et du RFD qui a pu réaliser 5376 voix soient 4,53%.

UFP : 4422 soient 3,72 %

SAWAB : 3653 soient 3,07%

APP : 3105 soient 2,61%

 

 

 

 

Date: 05.09.2018  Heure: 00:04 GMT

 

 

Ajouté le : 04.09.2018 13:23

Elections régionales : L’UPR arrache le Conseil Régional de l’Adrar

 

 

ALAKHBAR (Nouakchott) - Le parti UPR a arraché avec une majorité écrasante le siège du conseil régional de l’Adrar au premier tour.

 

Les résultats annoncés par la CENI, ce mardi, pourraient être définitifs et ils font état d’un taux de 60,42% des suffrages exprimés après le dépouillement de 123 bureaux sur 142 soient 86,62% des voix.

 

Alors l’UPR a recueilli 15698 voix soient 60,42% et la deuxième position revient à la coalition entre ADU et Tawassoul qui a totalisé 3685 soient 14,18%.

La liste du conseil régional de l’UPR en Adrar est présidée par Mr Yayha Ould Abdel Ghahar , ancien parlementaire et membre du sénat dissout le 6 Août 2017 à la suite d’un référendum populaire.

 

Date: 04.09.2018  Heure: 23:37 GMT

 

 

Ajouté le : 02.09.2018 20:58

 

 

 

Conseil Régional de Nouakchott : résultats après dépouillement de 90 bureaux de vote

 

ALAKHBAR (Nouakchott) - Selon les résultats provisoires de l'élection du Conseil Régional de Nouakchott, le Forum National pour la Démocratie et l'Unité (FNDU) arrive en tête. Ce résultat est obtenu à la suite du dépouillement de 90 sur les 655 bureaux de vote que compte Nouakchott.


S'adressant aux journalistes présents au siège de la CENI, le dit responsable confirme que le candidat du FNDU, Mohamed Jemil Ould Mansour arrive en tête avec 5292 voix. Il est suivi par la candidate du parti présidentiel Fatimetou Abdel Malik. Elle obtient 4700 voix.


Enfin, le cadre de la CENI a indiqué que le candidat du Rassemblement des Forces Démocratiques (RFD) clos le podium avec ses 1400 voix. Le dépouillement se poursuit.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Aboubacar Soumaré, candidat de l’AFCD à la mairie de Sebkha : ‘’Les mauritaniens ont besoin de sincérité politique et dans les faits. Ce n’est plus vraiment une question de partis politiques. C’est une question d’hommes’’

6 September, 2018 - 02:27

 

 

 

 

 

Le Calame :  Les électeurs de Sebkha ont voté, le 1er septembre. En tant que candidat, comment avez-vous vécu cette journée au niveau de votrencommune ?

 

Aboubacar Soumaré : Assalam 3aleykoum. Je tiens en mon nom personnel et en celui du parti de l’AFCD (Avant-garde des Forces de Changement Démocratique) à remercier tous les habitants de la commune de Sebkha pour l’accueil qu’ils nous ont fait et la confiance qu’ils nous ont accordée.

Cette journée électorale a été très intense. Eprouvante pour les électeurs qui ont fait preuve de beaucoup de combativité afin de retrouver leur bureau de vote et de patience dans les files d’attente. Je tiens encore une fois à les remercier pour avoir participé avec conviction à ce processus démocratique vital pour le vivre ensemble et le bon fonctionnement de nos institutions.

Le jour du vote concentre tous les espoirs et toutes les tensions après une pré-campagne de plus de deux mois et une campagne de deux semaines pendant lesquelles nous avons opté pour une communication de proximité, faisant du porte à porte, rencontrant les citoyens chez eux et répondant sans détour s à toutes leurs questions.

J’ai passé cette journée sur le terrain avec les habitants de Sebkha et mes équipes m’impliquant à la fois dans l’opérationnel et dans la coordination. Une très belle expérience.

 

 

 

Les électeurs et leurs  candidats attendent  encore les  résultats. Et dans cette circonscription, il y avait près d’une cinquantaine de candidats. Pensez-vous  que le  jeu a été loyal ? Y’aurait-il eu de manœuvres frauduleuses, comme le pointe déjà l’opposition, en particulier, l’AEOD ?

 

 

Il y a eu exactement 45 candidats aux élections municipales de Sebkha. D’après mes informations les opérations électorales en ce qui concerne les municipales à ce stade ont été plutôt loyales.

Il y a eu bien évidemment des entorses à la loi telles que :

  • des extraits de procès-verbaux non signés ou carrément non remis aux représentants des partis dans les bureaux de vote
  • des représentants de partis mandatés non admis dans les bureaux de vote sans une « intervention »
  • des représentants exclus illégalement des bureaux de vote pour contestations. Si la liberté d’expression n’est pas respectée dans un bureau de vote au moment où la démocratie s’exprime, où le sera-t-elle ?
  • et la plus grave qui m’ait été reportée et pour laquelle j’attends confirmation : une falsification assumée des chiffres dans le bureau de vote 24 de l’école 4. Comme je l’ai dit j’attends confirmation.

Ces dérives sont à mon sens plus du fait du manque d’expérience et de coopération de certains présidents de bureau de vote « dictateurs » qui ne saisissent pas le sens de la démocratie et de la liberté que d’une instruction de la CENI ou de l’Etat.

Il y a également beaucoup de rumeurs qui circulent au moment des élections. Si nous exigeons de la rigueur auprès des membres de la CENI, nous devons également en avoir quant au traitement de toutes les informations qui nous arrivent.

Je tiens ici à féliciter ceux des présidents de bureau qui ont été exemplaires, rigoureux et courtois dans la gestion des opérations électorales les concernant.

 

 

Ce scrutin aura été marqué par le un nombre élevé de bulletins nuls. Comment analysez-vous  ce phénomène ?

 

 

Le grand gagnant de ces élections est le parti « Bulletins nuls ». Plus de 2.600 nous concernant dans les municipales à Sebkha.

Ceci s’explique par :

  • le modèle de bulletin de vote et le très grand nombre de candidats. Ce n’est pas facile de retrouver son logo imprimé en tout petit dans le document au milieu de tous les autres et de cocher dans la case minuscule correspondant sans dépasser
  • les conditions d’accueil des électeurs qui sont très difficiles. Par exemple j’ai voté dans le bureau 60 de la commune de Sebkha. Le bureau a ouvert avec 4 heures de retard faute de couvercle sur les caisses électorales. L’endroit était exigu, sans lumière, il n’y avait pas d’éclairage. L’isoloir faisait moins d’un mètre carré et la toute petite table à disposition était très basse. Ce sont des conditions très défavorables à un vote serein.

L’analphabétisme également est un réel problème dans notre pays. Il faudrait dans le long terme évidemment développer l’éducation mais à court terme pour les élections plus d’assistance aux votants dans les bureaux de vote.

 

 

 

 

Pensez-vous qu’au sortir de cette élection on saura lire la carte politique et donc envisager dans la sérénité, l’échéance de 2019 ?

 

 

En ce qui concerne la commune de Sebkha, nous avons eu 46 candidats dont une candidature qui a été rejetée. Cette multiplication des partis politiques et des candidatures traduit une dissolution évidente du tissu politique.

La politique à mon sens n’est ni mensonges ni affaires. La politique est un engagement, un sacrifice, la défense de nos valeurs pour une société meilleure. La politique est une responsabilité.

Pour l’échéance 2019 les choses ont l’air un peu floues avec Monsieur le Président de la République qui s’engage à respecter la Constitution dont il est le garant et son entourage politico-administratif qui se met hors-la-loi en scandant un troisième mandat. Cette confusion qui, je l’espère, n’est pas calculée est un message extrêmement négatif envoyé à nos concitoyens à qui on doit montrer l’exemple de la légalité. Les institutions de notre pays sont souveraines et respectables. Elles ne doivent pas souffrir de telles contradictions. Si le porte-parole du gouvernement ne respecte pas la Constitution de la République Islamique de Mauritanie, pourquoi le citoyen lambda s’arrêterait-il à un feu rouge ?

Ce que je retiens en tout cas de mon expérience après ce premier tour est que les mauritaniens ont envie de s’en sortir. Le développement qu’ils réclament demande une vision, un programme, des outils de mesure d’avancement et surtout les hommes qui vont mener les actions à bien.

Les mauritaniens ont besoin de sincérité politique et dans les faits. Ce n’est plus vraiment une question de partis politiques. C’est une question d’hommes.

 

 

La campagne électorale aura été marquée par la très forte implication du président de la République en personne qui a appelé  ceux qui souhaitent un 3e mandat de donner une majorité écrasante à l’UPR, principal parti de la majorité présidentielle qui venait de récolter, il y a quelques mois,  près 1,2 million d’adhérents. Quels  effets  a  produit  cette  implication du président et partant l’administration ?

 

 

Dans la commune de Sebkha, les résultats provisoires me donnent très largement en tête. L’UFP et l’UPR se battent pour la 2ème place avec un petit avantage pour l’UFP et avec l’UPR qui use de tous les recours possibles à sa disposition pour inverser la tendance.

Monsieur le Président de la République doit être au-dessus des querelles de chapelles, être garant de la constitution et éviter toute autre tentation dont les conséquences seraient néfastes pour la démocratie et peuvent mettre en péril la cohésion et la stabilité sociales.

L’implication de Monsieur le Président de la République n’a pas influencé les électeurs de Sebkha pour les municipales. Cela traduit une nécessité urgente de changer de politique locale en ce qui concerne cette commune. Elle a besoin de transparence économique, d’écoles, d’infrastructures sportives, culturelles, artistiques et de santé. Elle a besoin qu’on s’occupe d’elle avec sincérité.

C’est sur le terrain du développement que nous sommes jugés par nos concitoyens.

 

Propos recueillis par  DL

 

 

 

 

 

Élections du 1er Septembre : En attendant les résultats du scrutin

6 September, 2018 - 09:56

Les Mauritaniens se sont rendus aux urnes, le 1er Septembre, pour élire leurs conseils municipaux, régionaux et  les députés à l’Assemblée nationale. Ils attendent, depuis, les résultats de ce véritable test, grandeur nature, pour la présidentielle de 2019.

Parmi les premiers enseignements, l’extrême complexité de ce scrutin qui ralentit beaucoup la compilation des résultats, au niveau de la CENI. Si la commission met les bouchées doubles, pour  publier les résultats  provisoires dès le mardi 4 Septembre, elle sera bien aidée par une autre conséquence de cette complexité : le nombre élevé de bulletins nuls, grands vainqueurs de la consultation, en certains centres de vote.

Autre enseignement, la nécessité d’un second tour, dans beaucoup de circonscriptions. Une conséquence directe du nombre élevé de listes candidates. 98 partis politiques ont en effet pris part au scrutin et l’on a compté, en certaines circonscriptions de Nouakchott, jusqu’à 46 listes. Les alliances électorales sont donc appelées  à jouer un rôle capital  dans une quinzaine de  jours. 48 heures après le scrutin, chiffres  et rumeurs les plus contradictoires  circulent dans les salons et bureaux de la capitale.  Plus l’attente  se prolongera, plus les suspicions  iront  crescendo et plus la CENI se verra accusée de manipulation des résultats, au profit des candidats du parti au pouvoir.  La coalition électorale de l’opposition n’a d’ailleurs pas attendu longtemps  pour  dénoncer diverses fraudes. C’est peut-être la raison qui poussé le président de ladite commission à sortir de son silence. Sur sa page Facebook, Ould Bellal déplore les tirs nourris, venus de tous côtés, contre la CENI et tient à rappeler les conditions particulières  du scrutin de cette année mais dit comprendre l’empressement des gens à voir l’organe de contrôle publier rapidement  les résultats.

Dernier constat, enfin : nombre de  partis paraissent déjà éliminés. Si l’intention était d’assainir l’arène politique, en fixant  à 1% le seuil minimal à atteindre pour tout parti politique ayant pris aux élections, sous peine d’être dissous, le but semble bien atteint, à en croire les premiers résultats qui circulent dans le pays. On sera définitivement fixé, dans quelques jours.

DL

 

 

 

 

L’opposition dénonce le retour de la fraude à la manière des années 90

4 September, 2018 - 14:31

 

 

 

Les fraudeurs de 1992 ont la carapace dure et restent toujours en verve une trentaine d’années après le début du processus démocratique. Cette thèse est soutenue par l’Alliance Electorale de l’Opposition Démocratique (AEOD), dont les responsables ont fait face à la presse dans la nuit du lundi au mardi.

 

 

 


Ils  ont dénoncé « l’attitude d’une Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) aux ordres de l’administration,  unique responsable du  processus électoral, et  de la fraude massive » à l’occasion des élections législatives et locales du samedi 01 septembre en Mauritanie,  au cours de cette rencontre avec la presse.
Saleck ould Sidi, responsable du Rassemblement National pour la Réforme et le Développement (RNRD-TAWASSOUL/mouvement islamiste) a cité « de multiples cas de fraude dans de nombreuses localités et même des situations  de violence à Nouakchott », accusant un préfet d’avoir agressé physiquement une femme présidente d’un bureau de vote,  qui refusait de lui remettre un procès verbal portant sur les opérations.

Kane Hamidou  Baba, leader du Mouvement Pour la Refondation (MPR), a évoqué « des cas de falsification  de procès verbaux au détriment de sa formation dans la commune de Tekane (Sud/Ouest). Ces actes n’ont pas été mis à disposition de notre représentant après le vote, mais le lendemain ».
Pour sa part, maître Mahfoud ould Bettah, président de la Convergence Nationale Démocratique (CND), a condamné « un processus électoral mené entièrement par l’administration et à travers lequel la CENI sert tout juste d’alibi pour un contrôle purement  imaginaire des opérations».

Quant  à  Ahmed  ould Daddah, leader du Rassemblement des Forces Démocratiques (RFD), plusieurs fois candidat malheureux  à une élection présidentielle, il  a réitéré « l’attachement de l’opposition à la paix sociale ». Cependant, il a mis en garde contre « le comportement d’un pouvoir qui pousse les mauritaniens dans les derniers retranchements, avec d’énormes risques d’instabilité pour le pays ».
Au même moment, des observateurs de l’Union Africaine (UA) tenaient une conférence de presse pour dire « qu’il était encore prématuré de lui parler de fraude ».
Les résultats des élections  législatives et locales du samedi 01 septembre en Mauritanie tombent au compte-gouttes et sont diffusés sur les antennes de la radio et de la télévision nationale.

 

 

Début du vote pour les élections législatives, régionales et municipales

1 September, 2018 - 13:53

Le vote pour des élections législatives, régionales et municipales a débuté ce samedi à 8 heures (locales et TU), sur l’ensemble du territoire national.
Le fichier électoral  est constitué par près de 1,4 millions d’inscrits.
Le vote des  forces armées et de sécurités a été organisé  vendredi « pour leur permettre de se libérer et de s’acquitter de leur mission républicaine »? selon le président de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), Mohamed Vall ould Bellal.
Le haut  responsable de la CENI reconnaît le caractère « complexe » de ce vote inédit dans l’histoire du pays.
Il affirme cependant que toutes les dispositions  ont été prises pour un bon déroulement de celui-ci: «tout le matériel électoral a été envoyé à temps  dans les chefs lieux de régions et distribué au niveau de toutes les  circonscriptions».

98 partis politiques, 1376 listes pour les municipales, 67 listes pour les élections régionales, 96 listes pour les législatives  et 87 listes de femmes,  sont en lice dans le cadre de ces  élections générales  qui se traduisent par l’organisation de cinq (5) scrutins simultanés.

Les élections législatives, régionales et municipales 2018 en Mauritanie sont qualifiées de « très décisives » par de nombreux observateurs.
Après le boycott de novembre/décembre 2013, l’opposition dite radicale est  présente cette fois. Ce qui renforce les enjeux d’un vote intervenant à quelques mois d’une élection présidentielle à laquelle ne devrait pas prendre part le chef de l’Etat en exercice,  pour cause de limitation  constitutionnelle des mandats.

Fortement engagé dans la campagne électorale 2018, le président Mohamed ould Abdel Aziz a occupé les  devants  de la scène médiatique pendant la quinzaine écoulée.

 

© Le Calame  

 

 

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    min. 9 °

    max. 19 °

    Ciel dégagé

    Lundi

    min. 6 °

    max. 16 °

    Couvert