Abdoul Aziz SOUMARÉ
Au-delà des liens familiaux, son AMI


Toute âme goûtera un jour à la mort. Ce jeudi 04/06/2020 était donc la date choisie par le Créateur pour faire partir de ce bas monde notre bien aimé oncle SALL Mamadou Dembo dit Bosko.
Avec la disparition de Bosko le village de Toulel perd ainsi un de ces valeureux fils.
Eh oui les amis permettez moi de rendre un vibrant hommage à mon oncle qui m'a élevé, éduqué et accompagné pendant plusieurs années.
Je ne remercierai jamais assez ce bienfaiteur, cet homme qui porta à lui seul sur ces épaules et le poids de sa famille mais aussi celui des enfants d'autrui.
Jamais nous ne t'oublerons et à jamais nous te serons reconnaissants.
Merci pour tout
Que la paix éternelle soit avec toi.
Que le paradis soit ta dernière demeure.
qu'ALLAH assiste ta famille derrière toi.
Que la récompense de ton hospitalité, de ta générosité et de l'ensemble de tes bonnes actions te fasse bénéficier d'une demeure auprès de celle de notre bien aimé Prophète c'est à dire au premier rang au paradis. Amine
Sally Diamio SOUMARE

Mon ami a tiré sa révérence sans crier gare !
Mon ami a tiré sa révérence sans crier gare !
IDY SOUMARE - Je n’oublierai jamais. Jamais !
Ce jeudi 4 juin 2020. Cette date restera à jamais gravée dans ma mémoire. Désormais cette date évoquera pour moi le deuil, une épreuve sans fin et la douleur. En effet, elle symbolisera pour le reste de ma vie, le jour où j’ai perdu un ami, un frère, un confident et un acolyte : Mamadou Demba SALL dit Bosco. Tout a commencé par un coup de fil à 7h du matin. Au bout du fil, c’était Silly SALL, le fils ainé de mon ami Bosco. La voix presque atone, tremblante.
Il me dit ceci : Papa Idy rejoint nous rapidement aux urgences du Centre Hospitalier National, mon père vient d’y être admis. Aux urgences ! Aux urgences !
Dans la précipitation, je n’ai pas eu le temps de m’habiller décemment. Le temps était comme figé. Une avalanche de mauvaises idées me traversait dans la confusion l’esprit. J’étais déjà dans la résistance.
Je fournissais des efforts surhumains pour me tenir débout et prendre le volant de ma voiture. Arrivé aux urgences, je pousse la porte avec fracas comme si c’était chez moi en faisant fi de la présence du gardien. Ce dernier a assurément lu sur mon visage la gravité de l’instant. Il me laissa passer sans mise en garde.
Je me dirige directement vers Mama Yari DIAGANA, la première épouse de mon ami. Elle était avec l’un des enfants. Elle m’apostrophe avec un ton plein d’amertume et de commisération : « Idy, ce n’est pas la peine de te précipiter, en ajoutant ton confident n’est plus de ce monde ».
Je n’ai pas besoin de dire quelle a été ma douleur pour qui connait mes relations avec celui qui vient de disparaitre. Je viens de réaliser que je venais de perdre une partie de moi-même. Une partie de mon être et de mon existence. En effet, Bosco représente un pan de ma vie. Avec Mamadou SALL, c’est une amitié de longue date, née dans la fougue et l’innocence de la jeunesse et entretenue mutuellement pour résister aux épreuves et vicissitudes du temps. Cette amitié nous l’avions portée et magnifiée sur les bancs de l’école fondamentale de notre village, Toulel.
Puis, elle va être exportée jusqu’à Maghama avant qu’il n’admette à l’entrée en 6ème. Un succès qui l’emmena au collège de Kaédi qui s’appellera lycée de Kaédi au cours de l’année scolaire 1971-1972. A cet instant de ma narration, permettez-moi de parler du parcours professionnel de mon ami. Un cursus qui inspire de l’envie mais peu connu tellement l’homme était modeste. En 1977, Bosco est reçu au Baccalauréat, Série A. Cette réussite lui permet de pousser les portes de l’ENA de Nouakchott pour deux ans de formation.
Il sort de cette école avec le statut d’inspecteur du trésor et mis à la disposition de la direction des inspections après un passage à la direction nationale du trésor. Ensuite Mamadou revient à la direction du trésor pour être plusieurs fois chef de division et chef de service. A partir de 1986 s’ouvre la carrière régionale de Mamadou SALL: il est muté à Akjoujt comme trésorier régional de l’Inchiri, puis en fin 87, il est affecté au Tagant comme trésorier régional. Il a vécu l’angoisse et le drame des malheureux évènements de 89 dans cette wilaya du centre et a échappé miraculeusement à la déportation.
L’orage de la déportation passée, en 1996 Mamadou SALL se présente avec succès au concours d’entrée à la prestigieuse Ecole du trésor de Paris.
Les épreuves venaient de Paris et le concours était organisé dans l’enceinte de l’Ambassade de France puis les copies envoyées en France pour être corrigées. Deux ans plus part, c’est le retour au pays avec cette fois-ci le diplôme d’administrateur des régies financières en poche.
Parcours exceptionnel ! Il rentre au pays avec un diplôme rare et recherché, Mamadou SALL a vite déchanté. Frustrations, désenchantement et injustices il en a vécu durant toute sa carrière professionnelle.
Il n’a jamais trouvé la place qu’il méritait au sein de notre administration mauritanienne. Il s’est contenté non sans résignation des strapontins : inspecteur à la direction générale du trésor puis percepteur de Tevragh Zeina, de Teyaret et d’El Mina alors qu’il était administrateur des régies financières. Il devient également contrôleur financier au Ministère de la fonction publique, de la justice et enfin à la présidence de la république d’où il sera admis à la retraite en 2016 après 35 ans de bons et loyaux services rendus à la Nation.
Partout où il est passé, Bosco a fait montre d’humanité, d’humilité, de générosité et de professionnalisme dans le travail.
Dans sa famille et dans la communauté, Mamadou était plus qu’un exemple. Avec sa disparition, c’est tout le village de Toulel qui vient de perdre un de ses valeureux fils.
On ne peut pas compter le nombre de jeunes qui se sont succédé à la maison pour des études, dans certains cas, des candidats à l’émigration pour l’Europe, le temps de trouver un visa ou des jeunes venus apprendre un métier. Tout ce monde trouvait chez lui protection et hospitalité. Il aura consacré toute sa vie à servir les autres et à l’adoration de Dieu. Mamadou était un homme de Dieu. Un homme de foi qui accordait peu d’intérêt à la vie d’ici bas : il était convaincu qu’ « un jour où l’autre la mort viendra ». Malgré la maladie dont- il a pris à vivre avec depuis 2013, il était tous les mois dans différentes banques de la place muni de procurations pour retirer les pensions des retraités, des veuves et orphelins. Ces derniers ont trouvé en lui un homme de confiance et honnête à tous égard. Sa retraite, il l’a valorisée en s’adonnant à plein temps à la dévotion et au recueillement.
D’ailleurs en 2013 avant qu’il ne soit frappé par la maladie il avait programmé d’aller à la Mecque pour s’acquitter du cinquième pilier de l’islam. Les formalités ont été faites dans une agence de la place. Mais le destin est plus fort. Il en a décidé autrement !
Entre Mamadou et moi, c’est une amitié franche, sincère et désintéressée. Chacun d’entre nous a su jouer sa partition jusqu’au bout sans décevoir.
Que dire encore ! Je perds le fil de mes idées. Vous comprenez mes émotions ! Mais je ne peux occulter les années passées à la Médina R en location, puis dans son logement administratif à Ilot O pendant que je faisais mes premiers pas dans le journalisme à Radio Mauritanie. Ces moments étaient exceptionnels. Ils ont revigoré notre amitié qui a traversé les fleuves, les montagnes, les dunes, les océans pour rester immuable.
Mon ami est parti à 62 ans.
A ses épouses, ses enfants, ses frères et sœurs, à toute la famille SALL de Toulel et à toute la communauté, je leur présente mes condoléances les plus attristées.
A DIEU nous venons, à DIEU nous retournons.
Que le Firdaws soit sa dernière demeure !
Dors en paix Mamadou ! Tu ne seras jamais oublié pour ce que tu as représenté pour nous.
Idy Soumaré, Journaliste.
Idysoumare17@gmail.com
🇲🇷 ✍️ À la mémoire de mon ami, frère et confident. /Par Idy SOUMARÉ
Je ne t'oublierai jamais. Jamais, Jamais ! La promesse avait été faite. C'est le moment d'honorer de nouveau ta mémoire et avec elle notre amitié. Jeudi 04/juin/2021. Voilà une année jour pour jour que tu nous a quittés. Mamadou SALL dit Bosco ancien administrateur des régies financières, valeureux fils de Toulel.
En ce triste anniversaire mes pensées vont à tes épouses et à tes enfants. Pour qui la vie a changé de tonalité depuis une année. Mais étant croyant, nous nous remettons à Dieu pour surmonter cette épreuve.
Faut il le rappeler, avec Mamadou SALL,c'est une amitié de longue date, vieille de plus d'un demi siècle. Une amitié née dans la fougue et l'innocence de la jeunesse et entretenue mutuellement pour résister aux épreuves et vicissitudes du temps. Cette amitié nous l'avions portée et magnifiée sur les bancs de l'école fondamentale de notre village natal Toulel, puis à Maghama et à Nouakchott, notre point de chute.
Cher ami, ça fait un an déjà que tu es parti. Mais c'est comme si c'était hier.
Rien n'a changé de notre grande estime pour toi. Ta place est toujours vacante parceque tu es irremplaçable. Dans nos prières, dans nos conversations tu es encore présent. Nous ne refusons pas la mort car nous sommes tous mortels.
En revanche, nous refusons l'oubli et disparition. Nous acceptons la volonté divine avec résignation et philosophie. Avec ton absence, je comprends et mesure la force de notre amitié et son poids. C'est toute une vie faite de confidences que nous avions partagée dans l'allégresse et le bonheur. Mais hélas !Aujourd'hui j'en suis le seul dépositaire.
Écrire ces quelques mots en ta mémoire, c'est surtout communiquer.
Communiquer avec moi-même, avec toi, avec notre amitié et son histoire mais c'est surtout défendre la vie. Ainsi c'est une forme de fidélité à notre amitié dont la flamme ne s'éteindra jamais. Repose en paix.
Idy SOUMARÉ écrivain journaliste.
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Vendredi 4 juin 2021
Il est parti voilà un an sur la pointe des pieds, avec l'élégance qui lui était coutumière. Cependant son souvenir restera. Sa vie durant, il s'était consacré aux autres. D'une générosité sans limite, il était au service de tous. Courageux, il ne se dérobait jamais face à ses responsabilités. C'est ce pilier qui s'est effondré un triste matin du jeudi 4 juin 2020. Laissant désemparés un village, des familles et des êtres l'ayant connu et aimé.
Puisse le Créateur l'installer au Firdaws le plus élevé, auprès des Justes dont assurément il était.
🤲🏾🤲🏾🤲🏾
Abdoul Aziz SOUMARÉ
Vendredi 4 juin 2022

Hommage à un parent, ami et confident
Cinq ans qu’il est parti, avec élégance et discrétion. Cinq ans que son départ prématuré a créé un vide. Immense. Il aura vécu une belle et riche vie, pleine de succès, de générosité, au service de la famille, des proches.
De TULLELI qu’il aimait d'un amour fort , jamais démenti et qu’il aura servi jusqu'au bout.
Funeste jeudi que celui du 4 juin 2020. Jamais nous n'oublierons cette matinée fatidique, où la nouvelle a fait l'effet d'un coup de tonnerre dans un ciel soudain assombri.
Une étoile venait de s'éteindre. Un pilier de s'effondrer et une immense détresse de nous envahir. Une douleur sourde jaillit des rives de Maayelii à Dial DIOP, en passant par Nouakchott Coumba Yumeen et assaillant notre Diaspora de l'Hexagone. Mamadou Dembo SALL, plus connu sous l'alias de BOSCO venait de tirer sa révérence. Des orphelins, il en a laissé, bien plus que l'on ne pense. Que de gens ont bénéficié de ses largesses, de ses attentions et de sa disponibilité sans réserve. J'ai eu, pour ma part, une chance inouïe, celle d'être devenu son ami, puis confident, à la faveur de son séjour en France, il suivait alors les cours d'administrateur des Régies financières, en duo avec le regretté Mamoudou DEH. C'était en 1997. Depuis, nous avons entretenu une relation amicale heurtée parfois, mais toujours sincère. Les moyens modernes nous ont permis de communiquer plusieurs fois par jour, du mail à WhatsApp … L'on pouvait échanger cinq à six fois par jour, selon l'ampleur de l'actualité villageoise, nationale, internationale. Tous les sujets étaient passés au crible de nos analyses individuelles, on s'accordait, s'accrochait mais toujours, s'enrichissait.
A travers nos correspondances, on se nommait mutuellement HBMK, pourquoi ? En référence à Guélaye Aly FALL, à travers son chant de la geste de Hamet Birome Mody KOME, choisi je ne sais d'ailleurs plus par quel hasard, pour nous chahuter gentiment. On partageait tant de choses.
L’ultime message que je lui adressait était en date du mercredi 3 juin 2020, il devait être aux alentours de 22h, je relatais, avec force détails, un projet en cours et au bénéfice de notre cher TULLELI, et taquin comme seul lui savait l'être, me répondit en soulignant que nos “efforts devraient aller bien au-delà de ce que je décrivais”. En somme, il demandait encore et toujours plus sur le chemin de l'excellence au service de cette cause à lui sacrée, TULLELI.
En ce jour anniversaire de ton accession vers, je l'espère, JENATT FIRDAWS, je prie pour le repos éternel de ta belle âme. Auprès des Meilleurs, des Justes dont, sans doute aucun, tu étais. Tu resteras, pour l'éternité, un digne fils de cette terre que tu as tant aimée et servie. L'hommage posthume que tu reçus en est un exemple fort…. Je salue la mémoire d'un grand homme, au parcours vertical, d'une bonté sans limite. Mais ne dit-on pas que dame terre renferme des géants ? A sa famille, je redis mes pensées les meilleures.
Paris, 4 juin 2025. 01h09 ,
ton neveu, cousin ami et confident,
Abdoul Aziz SOUMARE
Rubrique Menus & pages
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Les réactions
ODH Nouvelles Le 15/06/2020 à 20:00:02
Mamadou SALL -Bosco- dans sa nature était un être exceptionnel, généreux dans l'âme, altruiste, jovial et toujours souriant. Il avait fait de la fidélité à l'amitié, un devoir voire un sacerdoce. Il était la personne qui aimait son prochain. La mort est hélas, cette chose qui vient à son heure sans distinction et sans discrimination pour sévir. Elle ne connaît ni la perfection, ni la bonté, ni la beauté ignorant la médiocrité, les défauts et la méchanceté. Elle vient à son heure, faire intrusion irrémédiablement, implacablement dans la destinée pour semer le vide, le désarroi et la désolation ,le deuil et la tristesse ,le chagrin et la souffrance. Que dire encore pour exprimer et décrire les sentiments et les émotions de ce moment comme si nous echappait la destinée. Bosco est parti mais Il restera vivant dans les souvenirs, et les esprits pour ce qu'il a fait de sa vie si courte mais ô combien utile. Inna lilahi wa inna ileyhi rajioune.
Que la terre lui soit légère et Firdows sa demeure éternelle !
Lassana DRAMÉ
Lundi 15 juin 2020
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