Hommage à Seydou KANE



Hommage à Seydou KANE



LE PHARAON DE LA RENAISSANCE AFRICAINE 
BATISSEUR DE LA TOLERANCE ENTRE LES PEUPLES

Seydou KANE fait partie de ces hommes qui marquent les esprits à jamais.
Noble héritier de la dynastie peule du FOUTA TORO, il consacré sa vie à la tolérence, 
à la justice, à l'émancipation panafricaine avec une grande honnêteté intellectuelle
et une humanité digne.
Fermement engagé dans la vie, dans la réflexion politique et philosophique
du monde noir, il représentait l'alliance parfaite qui existe entre l'héritage de notre société
traditionnelle et un regard résolument tourné vers la modernité. Les luttes panafricaines
qu'il a menées, notamment en Mauritanie, lui ont valu tortures et emprisonnement. C'est ainsi que les grands hommes se distinguent, malgré l'enfermement et les exactions, la conviction reste intacte. L'intolérable n'est pas acceptable et Seydou KANE a toujours fait preuve d'un déterminisme qui se voulait pacifique et fraternel. Il n'oubliait pas que, malgré quelques différences liées à l'Histoire, les peuples sont amenés à vivre ensemble et à mieux se comprendre.
Il possédait une vision humaine qui était en totale harmonie avec la démarche de la
Renaissance Africaine, celle d'une unité culturelle, historique et politique du continent
noir. C'est à la lumière de cette posture panafricaine militante et authentique que nous
voulions rendre hommage à Seydou KANE. Il est un modèle pour chacun de nous qui
croyons en la renaissance Africaine. Il nous inspire par son intelligence, par sa
solidarité et par sa fraternité. Il nous accompagne tel un sage dans nos combats,
ces batailles qu'il avait dignement engagées, nous devons les poursuivre inlassablement
Seydou KANE est avec nous, il n'est pas loin, nous le savons.
A toi Seydou Kane qui a su donner à tes semblables l'amitié, la générosité, la
dignité, l'entraide et l'union sacrée. 

TU NE MOURRAS JAMAIS.


Marième KANE

Les réactions

  • Avatar
    Mamadou Elimane Kane

    Le 30/09/2013 à 17:31:09

    Merci Marième Kane pour la qualité de ton témoignage. Ton cousin Mamadou Elimane a aussi écrit pour l'anniversaire du décès de Moustaf Boli.Moi aussi je prenais tous le temps d'anniversaire d'écrire et de l'envoyer aux parent et amis dont je connais les mails. Voici le papillon que j'ai griffonné. je demande votre indulgence s'il y a des tortuosités de syntaxe.
    Hommage posthume à Saïdou Kane

    « On ne disparaît pas quand on a laissé derrière soi les traces d'un savoir humaniste qui seul, de génération en génération entretiendra le souvenir.»

    Moustaf Boli dit Saïdou Kane, est parti le 28 Septembre 2006. 7 ans que des amis, collaborateurs et parents prient pour le repos de son âme. Ce digne fils du Fouta, ce noble peulh, synthèse généalogique des grandes familles jugeait les faits dans le sens qu’ils portent et dans l’avenir qu’ils dessinent aux contours de l’actualité.
    Il y a déjà sept ans qu’il est couché à Rosso, sept ans après un mail posthume envoyé par ses enfants et reçu le 03 octobre 2006 : « Il paraît que je suis mort le 28 septembre 2006 ! Je n'ai pas souvenir d'avoir rompu les liens avec ma famille, mes compagnons de lutte, les défenseurs de la justice et de la démocratie dans le monde entier, les dignes héritiers de Cheikh Anta Diop. Excusez-moi, je ne peux pas citer tout le monde, comprenez que la liste est longue. J'ai juste élu définitivement domicile à Rosso, ce sera ma dernière demeure. Après toutes ces longues années d'exil, j'avais envie de me poser. Mes voisins sont très calmes. Ce qui me laisse le temps de réfléchir, de prendre un peu de latitude. »

    Le 28 septembre 2006, à Dakar, Saïdou Kane décédait, à l’âge de 59 ans, des suites de ses blessures après un accident de la circulation, intervenu quelques jours plus tôt, à quelques kilomètres de Nouakchott, sur le chemin qui mène à Tékane. Mardi 26, évacuation à Dakar, décès le jeudi 28. Samedi 30 septembre, inhumation, dans le cimetière de Rosso.
    Tandis que beaucoup d’intellectuels continuent de se calfeutrer derrière leur savoir pour jouir de la paix au goût d’inachevé, lui, mettait ses connaissances au service de la communauté, de son pays et de l’Afrique. Il portait au front ses idées et écrits et habitait le monde terrestre avec la ferveur d’un poète engagé avec la modestie d’un passager clandestin.

    A tout moment, il s’attendait à revoir le spectre de la fatalité depuis le mouroir de Walata. Il prétendait, non sans humour, après tant de souffrances entre la certitude de la mort imminente et l’espoir ténu de la survie, que son existence n’était que gain de miraculé et jours de trop.

    Saïdou Kane nous quitte sans recevoir de nous un hommage mille fois mérité. Il s’éteint, si près du but d’accomplir sa mission de réconciliation, de pardon, de concorde et de fraternité entre tous les êtres humains. Le Dimar - où il a réalisé son rêve à travers les journées culturelles dédiées à Elimane Boubacar Kane -, le Fouta, la Mauritanie, l’Afrique dans son ensemble, perdent en lui un symbole agissant au moment où nous avons tant besoin de guide, de leader et d’éclaireur.

    Troubadour du concept, poète de la vie, philosophe de l’existence joyeuse, intransigeant et hardi contre les tenants de l’orthodoxie, Moustaf Boli excellait dans l’art du compromis, dans l’addition des humeurs et des vérités pour fonder une société juste et conviviale.

    Une enveloppe modeste et une vie simple l’amenaient à partager son temps avec ceux qui ont besoin de lui. Ni la gloire et ni les honneurs ne le faisaient courir. Ce qui intéressait ce chevalier de la fraternité, ce nomade de la paix au visage plein d’humanisme, c’était l’Histoire pour en changer le cours sinueux et triste. Avocat du bonheur, il allait partout transmettre l’enthousiasme et la joie de vivre.
    Chacune de ses phrases était une notion d’un segment du monde ou d’une leçon de vie. Dans une aisance bilingue du Français et du Pulaar, la parole de Moustapha s’enroulait dans le souffle vivant du cours de la pensée.

    Il avait un appétit gargantuesque du savoir et du débat. Il était doté du pouvoir de recul et savait par conséquent construire des jugements pertinents, efficaces et justes, toutes choses qui expliquaient sa vivacité et son attachement à son pays et à sa communauté. Sa vie avait incontestablement un sens. Sa mort est une perte immense.

    Il est bon de rappeler, que ses convictions ne sont pas pétries dans la glaise du radicalisme aveugle, de l'arrogance ou du refus de toute négociation. Mais qu'on ne se trompe jamais, son éducation, basée sur une certaine épaisseur éthique, ne peut conduire à trahir la parole donnée, à renoncer à l'engagement pris. Surtout lorsque les droits du peuple auquel il appartient, sont spoliés. Cela ne veut pas dire qu’il est le seul dépositaire de cette éthique. Il n’a nullement réinventé la roue.

    Pour ses héritiers que nous voulons être, ce n'est pas le moment de s’arrêter à mi-chemin. Nous devons continuer le combat. Nous avons parmi nous des modèles de constance dont le plus le plus engagé est aujourd’hui Ibrahima Sarr. Comme Murtudo, Tidiane Hanne et Yéro Doro Diallo, il est un modèle de constance, de courage et d'abnégation. Qu’Allah le laisse vivant pour longtemps encore.

    La lutte vient à peine d'être comprise. Il faut absolument la continuer. Nous serons là, pour toujours y participer, jusqu'au moment où Dieu en décidera autrement.

    Nos larmes se transformeront en ruisseaux qui abreuveront tous nos morts. Que dieu les accueille au Paradis.


    Mamadou Elimane Kane
    elimkane@yahoo.fr
    Dakar, Sénégal

  • Avatar
    Mamadou Elimane Kane

    Le 30/09/2013 à 17:32:01

    Merci Marième Kane pour la qualité de ton témoignage. Ton cousin Mamadou Elimane a aussi écrit pour l'anniversaire du décès de Moustaf Boli.Moi aussi je prenais tous le temps d'anniversaire d'écrire et de l'envoyer aux parent et amis dont je connais les mails. Voici le papillon que j'ai griffonné. je demande votre indulgence s'il y a des tortuosités de syntaxe.
    Hommage posthume à Saïdou Kane

    « On ne disparaît pas quand on a laissé derrière soi les traces d'un savoir humaniste qui seul, de génération en génération entretiendra le souvenir.»

    Moustaf Boli dit Saïdou Kane, est parti le 28 Septembre 2006. 7 ans que des amis, collaborateurs et parents prient pour le repos de son âme. Ce digne fils du Fouta, ce noble peulh, synthèse généalogique des grandes familles jugeait les faits dans le sens qu’ils portent et dans l’avenir qu’ils dessinent aux contours de l’actualité.
    Il y a déjà sept ans qu’il est couché à Rosso, sept ans après un mail posthume envoyé par ses enfants et reçu le 03 octobre 2006 : « Il paraît que je suis mort le 28 septembre 2006 ! Je n'ai pas souvenir d'avoir rompu les liens avec ma famille, mes compagnons de lutte, les défenseurs de la justice et de la démocratie dans le monde entier, les dignes héritiers de Cheikh Anta Diop. Excusez-moi, je ne peux pas citer tout le monde, comprenez que la liste est longue. J'ai juste élu définitivement domicile à Rosso, ce sera ma dernière demeure. Après toutes ces longues années d'exil, j'avais envie de me poser. Mes voisins sont très calmes. Ce qui me laisse le temps de réfléchir, de prendre un peu de latitude. »

    Le 28 septembre 2006, à Dakar, Saïdou Kane décédait, à l’âge de 59 ans, des suites de ses blessures après un accident de la circulation, intervenu quelques jours plus tôt, à quelques kilomètres de Nouakchott, sur le chemin qui mène à Tékane. Mardi 26, évacuation à Dakar, décès le jeudi 28. Samedi 30 septembre, inhumation, dans le cimetière de Rosso.
    Tandis que beaucoup d’intellectuels continuent de se calfeutrer derrière leur savoir pour jouir de la paix au goût d’inachevé, lui, mettait ses connaissances au service de la communauté, de son pays et de l’Afrique. Il portait au front ses idées et écrits et habitait le monde terrestre avec la ferveur d’un poète engagé avec la modestie d’un passager clandestin.

    A tout moment, il s’attendait à revoir le spectre de la fatalité depuis le mouroir de Walata. Il prétendait, non sans humour, après tant de souffrances entre la certitude de la mort imminente et l’espoir ténu de la survie, que son existence n’était que gain de miraculé et jours de trop.

    Saïdou Kane nous quitte sans recevoir de nous un hommage mille fois mérité. Il s’éteint, si près du but d’accomplir sa mission de réconciliation, de pardon, de concorde et de fraternité entre tous les êtres humains. Le Dimar - où il a réalisé son rêve à travers les journées culturelles dédiées à Elimane Boubacar Kane -, le Fouta, la Mauritanie, l’Afrique dans son ensemble, perdent en lui un symbole agissant au moment où nous avons tant besoin de guide, de leader et d’éclaireur.

    Troubadour du concept, poète de la vie, philosophe de l’existence joyeuse, intransigeant et hardi contre les tenants de l’orthodoxie, Moustaf Boli excellait dans l’art du compromis, dans l’addition des humeurs et des vérités pour fonder une société juste et conviviale.

    Une enveloppe modeste et une vie simple l’amenaient à partager son temps avec ceux qui ont besoin de lui. Ni la gloire et ni les honneurs ne le faisaient courir. Ce qui intéressait ce chevalier de la fraternité, ce nomade de la paix au visage plein d’humanisme, c’était l’Histoire pour en changer le cours sinueux et triste. Avocat du bonheur, il allait partout transmettre l’enthousiasme et la joie de vivre.
    Chacune de ses phrases était une notion d’un segment du monde ou d’une leçon de vie. Dans une aisance bilingue du Français et du Pulaar, la parole de Moustapha s’enroulait dans le souffle vivant du cours de la pensée.

    Il avait un appétit gargantuesque du savoir et du débat. Il était doté du pouvoir de recul et savait par conséquent construire des jugements pertinents, efficaces et justes, toutes choses qui expliquaient sa vivacité et son attachement à son pays et à sa communauté. Sa vie avait incontestablement un sens. Sa mort est une perte immense.

    Il est bon de rappeler, que ses convictions ne sont pas pétries dans la glaise du radicalisme aveugle, de l'arrogance ou du refus de toute négociation. Mais qu'on ne se trompe jamais, son éducation, basée sur une certaine épaisseur éthique, ne peut conduire à trahir la parole donnée, à renoncer à l'engagement pris. Surtout lorsque les droits du peuple auquel il appartient, sont spoliés. Cela ne veut pas dire qu’il est le seul dépositaire de cette éthique. Il n’a nullement réinventé la roue.

    Pour ses héritiers que nous voulons être, ce n'est pas le moment de s’arrêter à mi-chemin. Nous devons continuer le combat. Nous avons parmi nous des modèles de constance dont le plus le plus engagé est aujourd’hui Ibrahima Sarr. Comme Murtudo, Tidiane Hanne et Yéro Doro Diallo, il est un modèle de constance, de courage et d'abnégation. Qu’Allah le laisse vivant pour longtemps encore.

    La lutte vient à peine d'être comprise. Il faut absolument la continuer. Nous serons là, pour toujours y participer, jusqu'au moment où Dieu en décidera autrement.

    Nos larmes se transformeront en ruisseaux qui abreuveront tous nos morts. Que dieu les accueille au Paradis.


    Mamadou Elimane Kane
    elimkane@yahoo.fr
    Dakar, Sénégal

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