PROCÈS : L’ AMBASSADE DE MAURITANIE EN FRANCE À LA BARRE Posté le 02/03/2014 - Par © Kassataya DIALLO Saidou dit Thierno samedi 1 mars 2014 23:48

 

 

 

 

PROCÈS : L’ AMBASSADE DE MAURITANIE EN FRANCE À LA BARRE

 

 

 

KASSATAYA - Le conseil des prud’hommes de Paris situé dans le 10 arrondissement devait statuer ce jeudi 27 février 2014  sur le licenciement dont a été victime Mme Yatéra Kadidja.

 

Yatéra Kadidja employée par le consulat général de Mauritanie à Paris pendant presque 40 ans, de septembre 1972 à février 2009,  a été licenciée en marge de la fermeture du consulat.

Après une longue période de négociation qui n’a pas abouti,Mme Yatéra attrait l’ambassade de Mauritanie à Paris (venant aux droits du consulat général) devant le conseil des prud’hommes (juridiction spécialisée dans les litiges entre un employé et son employeur).

Il y’a eu deux rencontres de conciliation  en date du 4 février (absence de la défense) et 30 septembre 2013, ces conciliations qui sont un préalable avant tout procès, n’ont pas été fructueuses.

L’audience qui devait se tenir ce jeudi 27 février 2014  à 13h a été renvoyée suite à la demande du conseil de l’ambassade de Mauritanie à Paris. L’avocate de l’ambassade de Mauritanie à Paris M. GOZAN Cynthia(cette avocate travaille dans le même cabinet que l’avocat du Président Mohamed Ould Abdel Aziz dans l’affaire Noel Mamére) a proposé une indemnisation à l’amiable de la plaignante.  Mais le conseil de Mme YatéraM. KENGNE Joseph a refusé cette première proposition. Il fera une contre proposition dans la semaine.

Par ailleurs l’avocat de la plaignante renchérit et avertit qu’il ne négociera pas sur le défaut de cotisations sociales que l’Etat mauritanien n’a pas versé durant 17 pour les droits d’assurance vieillesse de Mme. Yatéra.

Pour rappel, l’ambassade ne se serait pas acquitter de 17 ans de cotisations auprès de la Caisse Nationale d’Assurance Maladie (pour ces droits assurance vieillesse), sans oublier l’indemnité de licenciement et la revalorisation de son salaire au niveau du minimum légal en France (SMIC) car Mme Yatéra était payée bien en deçà.

Ainsi l’audience est renvoyée au 24 juin 2014 soit pour entériner un accord à l’amiable ou procéder au jugement de l’affaire.

D’après nos informations, d’autres anciens employés qui seraient licenciés sans droits sont sur le point de saisir la justice française.

C’est dans ce climat procédurier doublé d’une contestation de la diaspora que le nouvel ambassadeurWagne Abdoulaye sera accueilli à Paris qui vient de remplacer Ould Brahim Khlil qui hérite d’un poste d’ambassadeur dans la république fédérale d’Allemagne.

 

Diallo Saidou dit Thierno

Pour  kassataya

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