Présidentielle en Tunisie : Marzouki et Essebsi au coude-à-coude Posté le 23/11/2014 - Par © AFP Tunis (AFP) - 23.11.2014 19:35 Maghreb

 

 

 

Présidentielle en Tunisie : Marzouki et Essebsi au coude-à-coude

 


L'équipe du président tunisien Moncef Marzouki a estimé que ce dernier était au coude-à-coude avec le favori de la présidentielle de dimanche, Béji Caïd Essebsi. Un peu plus tôt, le camp Essebsi avait revendiqué une large avance, estimant même ne pas être très loin d'une victoire dès le premier tour.

 

 

 


"Dans le pire des cas nous sommes à égalité, et dans le meilleur nous avons 2 à 4% d'avance", a déclaré à la presse le directeur de campagne de M. Marzouki, Adnène Mancer. "Nous entrons dans le deuxième tour avec de grandes chances" face à M. Essebsi, a-t-il ajouté.


M. Mancer a dit craindre des "fraudes" en faveur de M. Essebsi. Il a appelé les observateurs électoraux à la vigilance. Ils "ne doivent quitter les urnes qu'après la fin de l'opération de dépouillement parce que nous nous attendons, si les urnes sont laissées (sans supervision) pour quelque raison que ce soit, à ce qu'une opération de vraie fraude commence", a-t-il accusé.


Des sondages

 


Il a aussi balayé les résultats de sondages réalisés à la sortie des bureaux de vote plaçant le chef de Nidaa Tounès largement en tête (de 42,7% à 47,8% suivant les instituts) face à M. Marzouki (entre 26,9% et 32,6%).
 

 

 



Dans l'après-midi, la campagne du président sortant avait déjà accusé des partisans de M. Essebsi d'avoir tenté de l'attaquer près de son bureau de vote.


L'instance électorale (ISIE) a jusqu'au 26 novembre pour annoncer les résultats et la tenue d'un deuxième tour fin décembre si aucun candidat n'obtient de majorité absolue.


A la tête de l'Etat

 


M. Marzouki est à la tête de l'Etat depuis fin 2011. Il a été élu par l'Assemblée constituante à la faveur d'un accord de coalition avec les islamistes d'Ennahda. 


Près de 5,3 millions d'électeurs étaient appelés aux urnes, après la tenue des législatives dont le caractère démocratique a été salué par la communauté internationale. Une exception dans la région, l'essentiel des pays du Printemps arabe ayant basculé dans la répression ou le chaos.



(ats / 23.11.2014 20h51)  

 

 

 

 

 

 

Présidentielle tunisienne : Marzouki et Essebsi au coude-à-coude

 

Tunis (AFP) - 23.11.2014 19:35

Le chef du parti Nidaa Tounès, Béji Caïd Essebsi, vote le 23 novembre 2014 dans une école de Tunis

 

voir le zoom : Le chef du parti Nidaa Tounès, Béji Caïd Essebsi, vote le 23 novembre 2014 dans une école de Tunis

 

 

Le chef du parti Nidaa Tounès, Béji Caïd Essebsi, vote le 23 novembre 2014 dans une école de Tunis
afp.com - Arbi Soussi

 
 
 

L'équipe de campagne du président tunisien Moncef Marzouki a estimé que ce dernier était au coude-à-coude avec le favori de la présidentielle de dimanche, Béji Caïd Essebsi, et qu'un deuxième tour devrait les départager.

"Dans le pire des cas nous sommes à égalité, et dans le meilleur nous avons 2 à 4% d'avance", a déclaré à la presse le directeur de campagne de M. Marzouki, Adnène Mancer. "Nous entrons dans le deuxième tour avec de grandes chances" face à M. Essebsi, a-t-il ajouté.

Un peu plus tôt, le camp Essebsi avait revendiqué une large avance, estimant même ne pas être très loin d'une victoire dès le premier tour.

M. Mancer a dit craindre des "fraudes" en faveur de M. Essebsi et appelé les observateurs électoraux à la vigilance.

"Nos observateurs ne doivent quitter les urnes qu'après la fin de l'opération de dépouillement parce que nous nous attendons, si les urnes sont laissées (sans supervision) pour quelque raison que ce soit, à ce qu'une opération de vraie fraude commence", a-t-il accusé.

Il a aussi balayé les résultats de sondages réalisés à la sortie des bureaux de vote plaçant le chef de Nidaa Tounès largement en tête (de 42,7% à 47,8% suivant les instituts) face à M. Marzouki (entre 26,9% et 32,6%).

Dans l'après-midi, la campagne du président sortant avait déjà accusé des partisans de M. Essebsi d'avoir voulu l'attaquer près de son bureau de vote.

 

 

© 2014 AFP

 

La Tunisie à la veille d'une présidentielle historique

 

Tunis (AFP) - 22.11.2014 16:54 - Par Antoine LAMBROSCHINI

 

 

Des partisans de l'ex-Premier ministre tunisien Béji Caïd Essebsi rassemblés sur l'avenue Bourguiba à Tunis, le 21 novembre 2014

voir le zoom : Des partisans de l'ex-Premier ministre tunisien Béji Caïd Essebsi rassemblés sur l'avenue Bourguiba à Tunis, le 21 novembre 2014Des partisans de l'ex-Premier ministre tunisien Béji Caïd Essebsi rassemblés sur l'avenue Bourguiba à Tunis, le 21 novembre 2014
afp.com - Fadel Senna
 
voir le zoom : Le président tunisien sortant Moncef Marzouki, candidat à la présidentielle, s'adresse à ses partisans, le 19 novembre 2014 à Bizerte, au nord-est de TunisLe président tunisien sortant Moncef Marzouki, candidat à la présidentielle, s'adresse à ses partisans, le 19 novembre 2014 à Bizerte, au nord-est de Tunis
afp.com - Fethi Belaïd
voir le zoom : Carte de la Tunisie et présentation des deux principaux candidats à l'élection présidentielle de dimanche Carte de la Tunisie et présentation des deux principaux candidats à l'élection présidentielle de dimanche 
afp.com - K.Tian/J.Jacobsen
voir le zoom : L'homme d'affaires tunisien Slim Riahi, candidat à l'élection présidentielle, lors d'un meeting de campagne, le 21 novembre 2014 à TunisL'homme d'affaires tunisien Slim Riahi, candidat à l'élection présidentielle, lors d'un meeting de campagne, le 21 novembre 2014 à Tunis
afp.com - Fadel Senna

La Tunisie procédait samedi aux derniers préparatifs de sa première présidentielle depuis la révolution de 2011, un scrutin dont le favori est Béji Caïd Essebsi, 87 ans, son parti Nidaa Tounès ayant remporté les législatives face aux islamistes.

Le Premier ministre Medhi Jomaa, un indépendant chargé en début d'année de sortir la Tunisie d'une profonde crise politique et d'organiser les échéances électorales, s'est dit samedi "très confiant", voyant en la présidentielle un "espoir" pour la région, alors que l'essentiel des pays du printemps arabe ont basculé dans la répression ou le chaos.

"C’est un espoir, un grand espoir pour la région (...) Nous étions les premiers à rentrer dans ce cycle de changements qu’on a appelé le printemps arabe. Nous serons les premiers (à en sortir) mais d’autres suivront", a-t-il déclaré à l'AFP lors d'une visite dans la région de Béja (120 km à l'ouest de Tunis) pour superviser les préparatifs en vue de l'élection.

Près de 5,3 millions d'électeurs sont appelés aux urnes de 08H00 à 18H00 (07H00-17H00 GMT) dimanche pour ce scrutin qui doit achever de doter la Tunisie d'institutions élues pérennes, une exception dans la région.

Vingt-sept personnalités sont en lice, dont le président sortant Moncef Marzouki, des ministres du président déchu Zine El Abidine Ben Ali, une figure de proue de la gauche Hamma Hammami, le richissime homme d'affaires Slim Riahi ainsi qu'une magistrate, Kalthoum Kannou, seule femme candidate.

Cinq candidats ont jeté l'éponge au cours de la campagne mais ils restent inscrits sur les bulletins de vote.

Le parti islamiste Ennahda, au pouvoir de fin 2011 jusqu'à début 2014 et deuxième aux législatives d'octobre, n'a lui pas présenté de candidat et a décidé de "laisser ses membres et partisans faire leur propre choix".

 

- Première présidentielle libre -

 

C'est la première fois que les Tunisiens pourront voter librement pour leur chef d'Etat. De son indépendance en 1956 jusqu'à la révolution de 2011, le pays n'a connu que deux présidents: Habib Bourguiba, déposé le 7 novembre 1987 par un coup d’État de son Premier ministre Ben Ali; et ce dernier, resté président jusqu'à sa fuite en Arabie saoudite le 14 janvier 2011.

Favori du scrutin malgré son âge, M. Caïd Essebsi, Premier ministre en 2011, a axé sa campagne sur la restauration du "prestige de l’État", le pays ayant traversé moult crises depuis la révolution, notamment l'essor de groupes jihadistes, les assassinats de deux opposants à Ennahda et de profondes difficultés économiques.

Sa victoire faciliterait la tâche de son parti en vue de la formation d'un gouvernement de coalition, la victoire de Nidaa Tounès aux législatives d'octobre ayant été nette mais insuffisante pour former une majorité.

Si la nouvelle Constitution n'accorde que des prérogatives assez limitées au chef de l’État, l'élection au suffrage universel lui confère un poids politique important. Par ailleurs, il dispose d'un droit de dissolution si la classe politique ne parvient pas à former une majorité.

 

- Menace jihadiste -

 

Le président sortant, autre poids lourd, a sillonné le pays en se posant en candidat à même d'empêcher une "contre-révolution", le parti de M. Caïd Essebsi comptant d'anciens partisans du régime de Ben Ali.

"Quand il y a une révolution, il y a toujours une contre-révolution. Et la contre-révolution est en train de livrer sa dernière bataille et elle va la perdre", a déclaré M. Marzouki à l'AFP en marge d'un meeting de campagne à Bizerte (nord).

M. Caïd Essebsi a été président du Parlement sous Ben Ali au début des années 1990 et plusieurs fois ministre à l'époque de Habib Bourguiba.

Les autorités sont pour leur part sur le qui-vive de crainte d'attaques jihadistes durant le scrutin.

Ainsi, une cinquantaine de bureaux de vote ne seront ouverts que pendant cinq heures, au lieu de dix, dans des zones proches de l'Algérie où des groupes armés sont actifs. Et des dizaines de milliers de policiers et militaires seront déployés pour assurer la sécurité du scrutin.

"Toutes les menaces se cristallisent autour de cette période-là qui constitue (...) le passage d’une situation en quelque sorte transitoire, provisoire, vers la stabilité" en Tunisie, a souligné à l'AFP le ministre délégué chargé de la Sécurité nationale, Ridha Sfar, jugeant cependant que le "tout se passe dans les meilleures conditions".

 

© 2014 AFP



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