Attentats de Paris : le corps d'un deuxième kamikaze identifié Posté le 15/11/2015 - Par Paris - (©AFP / 15 novembre 2015 18h25) Terrorisme islamiste

Attentats de Paris : le corps d'un deuxième kamikaze identifié
Paris - Le corps d'un deuxième kamikaze, retrouvé dans la salle de spectacles du Bataclan à Paris, a été identifié, a-t-on appris dimanche auprès de source proche de l'enquête.
Il serait français selon une source proche de l'enquête, belge selon une autre.
Le parquet fédéral belge a démenti dimanche soir une source policière française selon laquelle l'un de ses frères, un suspect clé de l'enquête sur les attentats de Paris avait été libéré, précisant que sa garde à vue avait été prolongée.
Les services antiterroristes sont sans nouvelles d'un autre membre de la fratrie qui pourrait être l'un des kamikazes ou être en fuite, selon ces sources.
Les trois frères vivaient à Bruxelles, a indiqué une de ces sources, sans être formelle sur leur nationalité : ils sont français selon une source proche de l'enquête, belges selon une autre.
L'un a été identifié comme l'un des kamikazes du Bataclan. Le deuxième a été placé en garde à vue en Belgique. Une source policière a annoncé qu'il avait été remis en liberté.
Les services antiterroristes sont sans nouvelles du troisième. Il pourrait être l'un des kamikazes ou être en fuite, selon les sources proches du dossier. La Belgique a émis un mandat d'arrêt international à son encontre.
Les papiers de l'un d'entre eux - celui dont les enquêteurs sont sans nouvelles - ont été présentés samedi matin lors d'un contrôle routier à la frontière franco-belge. Les enquêteurs cherchent à déterminer si c'est bien leur authentique détenteur qui les a présentés.

A ce stade, deux des sept kamikazes morts dans les attentats qui ont endeuillé Paris ont été identifiés. Omar Ismaïl Mostefaï, un Français de 29 ans résidant dans la banlieue de Paris, est le premier à l'avoir été.
(©AFP / 15 novembre 2015 18h25)
ALERTE - Attentats à Paris : trois des blessés hospitalisés décédés, le bilan s'alourdit à 132 morts
(©AFP / 15 novembre 2015 19h16)
Attentats de Paris : le père et le frère d'un des kamikazes en garde à vue

Paris - Le père et le frère d'un des kamikazes qui ont abattu 89 personnes vendredi soir dans la salle de concerts du Bataclan à Paris ont été placés en garde à vue samedi soir et des perquisitions sont en cours à leurs domiciles, a appris l'AFP de sources proches de l'enquête.
Les opérations sont en cours au domicile du père de ce Français de 29 ans à Romilly-sur-Seine (centre-est) et à celui de son frère à Bondoufle, en région parisienne, selon ces sources.
D'autres interpellations et perquisitions ont eu lieu dans son entourage familial dans ces deux régions, a précisé une autre source proche de l'enquête.
Le frère du terroriste, âgé de 34 ans, s'est présenté à l'hôtel de police de Créteil (près de Paris, ndlr) avant d'être placé en garde à vue, ont expliqué ces sources à l'AFP. Son père a été également placé en garde à vue.
Ce kamikaze, l'un des trois auteurs d'une prise d'otages au Bataclan où 89 personnes ont été tuées, est né à Courcouronnes, en banlieue parisienne. Il avait fait l'objet d'une fiche de renseignements pour radicalisation, a annoncé samedi le procureur de Paris, François Molins.
L'homme avait été condamné à huit reprises par la justice pour des délits de droit commun entre 2004 et 2010.
Il avait fait l'objet en 2010 d'une fiche S pour radicalisation mais n'avait jamais été impliqué dans un dossier de filière ou d'association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste, a expliqué le procureur, précisant qu'il n'avait jamais été incarcéré.
(©AFP / 14 novembre 2015 23h45)
Attentats de Paris : critiques de l'opposition, qui demande plus de poigne à François Hollande
Paris - La chef de l'extrême droite française a critiqué samedi l'action du gouvernement socialiste et réclamé des mesures de sécurité accrues au lendemain des attentats qui ont ensanglanté Paris, l'ancien président Nicolas Sarkozy demandant pour sa part des inflexions majeures.
Comme en janvier, après les attentats jihadistes qui avaient fait 17 morts, le président François Hollande a solennellement appelé le pays samedi à une unité indispensable.
La Nation doit être unie dans cette épreuve, a répondu la présidente du parti d'extrême droite Front national Marine Le Pen mais, au-delà des mots, c'est l'action forte et implacable qui protégera les Français et pérennisera cette unité. (Or) la France et les Français ne sont plus en sécurité (et) des mesures d'urgence s'imposent, selon elle.
Pour Marine Le Pen, la France a été rendue vulnérable, elle doit se réarmer, (...) interdire les organisations islamistes, fermer les mosquées radicales et expulser les étrangers qui prêchent la haine sur notre sol, ainsi que les clandestins qui n'ont rien à y faire.
L'ancien président Nicolas Sarkozy, qui s'est entretenu samedi matin avec son successeur François Hollande, a lui aussi réclamé des inflexions majeures pour que la sécurité des Français soit pleinement assurée.
Les terroristes ont engagé la guerre à la France, a affirmé M. Sarkozy, président du parti de droite Les Républicains. La guerre que nous devons livrer doit être totale, notre devoir est de prendre en compte l'extrême gravité de la situation et d'en tirer toutes les conséquences en termes d'action, a-t-il déclaré, tout en soulignant que notre nation doit être soudée.
Au-delà du nécessaire état d'urgence, et des contrôles aux frontières, nous soutiendrons toutes les décisions qui iront dans le sens d'un renforcement drastique des mesures de sécurité qui permettront de protéger la vie de nos compatriotes, a poursuivi Nicolas Sarkozy.
Tout en appelant à faire bloc derrière l'exécutif, l'ancien Premier ministre Alain Juppé (Les Républicains) l'a lui aussi exhorté à aller plus loin et à clarifier les objectifs de la coalition internationale en Syrie.
Il est indispensable de clarifier les objectifs de la coalition internationale, qui aujourd'hui n'est pas efficace. J'étais sur la ligne du gouvernement, ni Daech ni Bachar. Aujourd'hui (...) il y a des hiérarchies, il y a des priorités, il faut écraser Daech, a déclaré M. Juppé sur la chaîne France2.
Le président Hollande devait recevoir dimanche M. Sarkozy et tous les chefs de partis représentés au Parlement, dont Marine Le Pen. Des élections régionales sont prévues en France les 6 et 13 décembre.
(©AFP / 14 novembre 2015 21h53)
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