Attentatsde Paris: Mohamed Abdeslam, frère de Salah, ignore où est son frère Posté le 16/11/2015 - Par Versailles - (©AFP / 16 novembre 2015 16h57) Terrorisme islamiste

ALERTE - Attentatsde Paris: Mohamed Abdeslam, frère de Salah, ignore où est son frère
(©AFP / 16 novembre 2015 18h19)
Minute de silence à travers le monde en hommage aux victimes des attentats de Paris
Paris - La France et l'Europe se sont tues à l'unisson pendant une minute lundi à 11H00 GMT, en hommage aux victimes des attentats meurtriers de Paris.
En France, le président François Hollande a choisi l'université de la Sorbonne pour ce moment de recueillement car parmi les victimes, figurent beaucoup de jeunes et d'enseignants.
Dans le centre de la capitale, des centaines de personnes se sont massées sur la place de la République, jonchée de bouquets de fleurs, et près des lieux de plusieurs des attaques, notamment la salle de concert du Bataclan où au moins 89 personnes ont été tuées.
A Londres, écoles, entreprises, gouvernement et Parlement ont observé la minute de silence tandis que Big Ben sonnait 11H00. L'équipe d'Angleterre de football s'est figée pendant son entraînement dans le nord de Londres.
Les drapeaux étaient en berne sur les bâtiments publics et la ministre de l'Intérieur Theresa May est allée se recueillir à l'ambassade de France, gardée par des policiers en armes.
Sur le parvis de la majestueuse cathédrale de St Paul, dans la City, tout mouvement s'est arrêté. A Trafalgar Square, 200 personnes étaient réunies, certaines en larmes, portant des affichettes improvisées clamant Je suis Paris ou Debout contre le terrorisme dans le monde.
A Liverpool (nord) l'hymne français, La Marseillaise, a été entonné après la minute de silence observée par quelque 200 personnes devant la salle de spectacle St George's Hall tandis que des prières, également puisées dans le Coran, étaient lues par un vicaire anglican.
A Berlin, des centaines de personnes de tous âges se sont réunies pour cinq minutes de silence face à l'ambassade de France, à côté de la porte de Brandebourg, tandis que les métros, bus et tram se sont arrêtés pendant une minute.
A Madrid, une centaine de députés ont observé une minute de silence sur les marches de la Chambre pendant qu'un carillon voisin jouait la Marseillaise.
Non loin de là, à la gare d'Atocha, théâtre d'attentats qui ont fait 191 morts en mars 2004, une cinquantaine de personnes s'étaient rassemblées à l'appel des deux principaux syndicats du pays.
Devant l'hôtel de ville, deux à trois cents personnes se sont tues au pied d'un drapeau français en berne et de la bannière Refugees welcome accrochée depuis des semaines sur la façade.
Ce message, bienvenue aux réfugiés, il faut le laisser là, a commenté ensuite une aide-soignante retraitée de 68 ans, Isidora Alejandra Muñoz Cejuda. Il faut aider les Syriens, je suis d'accord pour renforcer la surveillance mais nous aussi avons connu l'exode de plus de 450.000 personnes à la fin de la guerre civile.
A Antalya, en Turquie, où se tenait le sommet du G20, sept responsables européens --David Cameron, Angela Merkel, Matteo Renzi, Mariano Rajoy, Laurent Fabius, Donald Tusk et Jean-Claude Juncker-- ont observé une minute de silence avant d'embrasser Laurent Fabius.
À Oslo, la minute de silence a été observée au Parlement et devant l'ambassade de France, toujours fleurie par des Norvégiens. À Copenhague, le carillon de l'Hôtel de Ville n'a symboliquement pas sonné les douze coups de midi.
De l'autre côté de l'Atlantique, un hommage a été rendu au lycée français de Rio de Janeiro, dans les ambassades françaises de Cuba et Mexico.
En Afrique, le Premier ministre ivoirien Daniel Kablan Duncan et une dizaine de ministres étaient présents à l'ambassade de France à Abidjan. (...) Nous sommes tous convaincus qu'en étant solidaires et en étant décidés nous arriverons à vaincre le terrorisme partout dans le monde. En Europe mais aussi en Afrique. Sur les cinq continents, a-t-il dit.
Au Burkina-Faso, Maya Salembéré, élève en classe de 1ère, et qui a vécu dans le 11ème arrondissement de Paris, a expliqué dans la cour du lycée français de Ouagadougou avoir été très touchée par les attentats. Ce n'est pas des touristes ou les quartiers riches qu'ils ont voulu attaquer (...) c'est la jeunesse, c'est nous.
A Islamabad, plusieurs dizaines de personnes se sont rassemblées à l'ambassade de France dont le ministre de la Défense Khwaja Asif, qui a écrit sur le registre de condoléances: Nous partageons la douleur des Français et comprenons leur angoisse. Les Pakistanais subissent le terrorisme depuis 15 ans et continuent de lutter contre cette menace.
burs-oaa/fb/we
(©AFP / 16 novembre 2015 17h59)
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Attentats de Paris : deux suspects inculpés en Belgique, pas de trace de Salah Abdeslam
Bruxelles - Deux suspects ont été inculpés lundi à Bruxelles pour terrorisme à la suite des attentats meurtriers de Paris mais une vaste opération policière dans le quartier populaire de Molenbeek n'a pas permis d'appréhender un suspect clé des attaques, Salah Abdeslam, apparemment toujours en fuite.
Les deux suspects ont été inculpés pour attentat terroriste et participation aux activités d'un groupe terroriste puis placés en détention provisoire.
Selon la presse belge, ces deux hommes se trouvaient dans une voiture remontant de Paris, contrôlée samedi matin à Cambrai (nord de la France) puis interceptée dans la commune bruxelloise de Molenbeek.
Un troisième homme contrôlé à Cambrai, qui avait présenté des papiers au nom de Salah Abdeslam, semble avoir échappé de justesse aux gendarmes français samedi matin lors d'un contrôle routier à Cambrai.
Les forces de l'ordre ont laissé la voiture dans laquelle il se trouvait avec deux autres personnes repartir en direction de la Belgique, faute d'informations le mettant en cause quelques heures après les attentats, selon des sources concordantes.
La justice belge a émis un mandat d'arrêt international contre ce Français né à Bruxelles, âgé de 26 ans, décrit comme l'ennemi public numéro un par certains médias belges.
Abdeslam est le frère d'un des kamikazes morts dans les attaques qui ont fait 129 morts à Paris vendredi soir et ont été revendiquées par le groupe Etat islamique. Dans un appel à témoins, la police française le décrit comme dangereux.
La traque a conduit les enquêteurs belges à monter lundi matin une opération d'envergure pour tenter de l'appréhender dans son fief, le quartier populaire de Molenbeek à Bruxelles, réputé comme un sanctuaire du jihadisme international en raison des attaches qu'y ont eu plusieurs auteurs d'attaques ces dernières années.
L'opération est terminée et le résultat est négatif (...) Personne n'a été arrêté, a déclaré le porte-parole du parquet, Eric Van Der Sypt, à l'AFP. Il avait précisé dans la matinée qu'il ne pouvait dire si Salah Abdeslam se trouvait effectivement dans l'appartement autour duquel des unités spéciales de la police avaient été déployées en masse, accompagnées par des pompiers et des équipes de déminage.
- Chasse à l'homme -
C'est Salah Abdeslam qui a loué l'une des deux voitures utilisées par les tueurs, l'autre ayant été louée par son frère Brahim, 31 ans, qui s'est fait exploser devant un bar Boulevard Voltaire vendredi soir, blessant grièvement une personne.
Ces véhicules, loués en début de semaine dernière en région bruxelloise, ont été retrouvés par la police française, près de la salle de concert du Bataclan --où au moins 89 personnes sont mortes-- et en proche banlieue.

Le troisième membre de la fratrie Abdeslam, Mohamed, ( photo ci-dessus ) avait été interpellé samedi à Molenbeek, mais il a été relâché lundi en début d'après-midi sans la moindre inculpation, ce qui veut dire qu'il n'y a pas le moindre indice contre lui, a précisé à l'AFP son avocate, Me Nathalie Gallant.
Il a un alibi. Vendredi soir, il était avec son associé à Liège (est de la Belgique), où ils travaillent sur un projet de rénovation d'un lounge bar. (Les déclarations de) son associé, sa téléphonie... ont confirmé qu'il ne pouvait pas être à Paris vendredi, a ajouté Me Gallant. Il n'avait pas eu de contacts avec ses frères ces derniers jours, a-t-elle assuré.
Au total, la justice belge a relâché lundi cinq des sept suspects qui avaient été interpellés samedi à Bruxelles dans le cadre du volet belge de l'enquête, a indiqué le parquet.
Par ailleurs, la police néerlandaise menait lundi après-midi une opération policière d'envergure près d'une grange à proximité de la frontière belge, selon les médias néerlandais, sans qu'un lien ait été établi à ce stade avec les attaques de Paris. Deux personnes ont été arrêtées.
(©AFP / 16 novembre 2015 16h51)
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