Extradition par la Guinée d'un salafiste mauritanien condamné à mort Posté le 21/01/2016 - Par © AFP Mercredi 20 janvier 20h45 Terrorisme islamiste

Extradition par la Guinée d'un salafiste mauritanien condamné à mort

Ould Salek est arrivé mercredi soir à bord d'un avion à Nouakchott en provenance de Conakry
Condamné à mort dans l'affaire des véhicules piégés explosés au sud de Nouakchott en 2011, il fait partie des fervents soutiens de l'Etat Islamique (Daech).
Il avait été arrêté en 2011 et condamné à mort à la suite d’un attentat manqué qui a visé le président Mohamed Ould Abdel Aziz
L’homme faisait partie d’un commando envoyé par AQMI à Nouakchott avec pour objectif entre autres l’élimination du président mauritanien.
Le véhicule bourré d’explosif destiné à cet effet avait été détruit par un tir de roquette RPG par des éléments de la garde présidentielle parti à sa rencontre quelque part au Sud du département de Riyad, à l’entrée de la capitale.
© APA

Un jihadiste mauritanien arrêté en Guinée et renvoyé dans son pays après 3 semaines de cavale
Nouakchott - Un jihadiste mauritanien condamné à mort, qui s'était évadé d'une prison de Nouakchott le 31 décembre, a été renvoyé mercredi soir dans son pays, au lendemain de son arrestation en Guinée.

La cavale de Saleck Ould Cheikh aura duré trois semaines et de Mauritanie, il est entré au Sénégal puis en Guinée-Bissau, a résumé une source policière mauritanienne de haut rang.
La Mauritanie a lancé le 7 janvier un avis de recherche contre Saleck Ould Cheikh, condamné à mort en 2011 pour action terroriste, après une opération à la voiture piégée menée par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) visant à assassiner le président Mohamed Ould Abdel Aziz.
Saleck Ould Cheikh et Mohamedine Ould Samba Ould Bouji, un jeune prédicateur soupçonné de l'avoir aidé dans son évasion, ont été ramenés de Conakry à Nouakchott peu avant 20H00 (locales et GMT), par vol spécial, selon une source aéroportuaire mauritanienne et des images diffusées par la télévision nationale.
Le convoi policier transportant les deux hommes a quitté l'aéroport par une issue à l'abri des regards des journalistes et des curieux vers une destination inconnue.
Quatre personnes, deux Mauritaniens et deux Bissau-Guinéens, ont été arrêtées mardi soir près de la frontière avec la Guinée-Bissau par les gendarmes guinéens, avait auparavant indiqué à l'AFP un porte-parole de la gendarmerie, le commandant Mamadou Alpha Barry.
L'arrestation s'est produite mardi soir à une quinzaine de kilomètres de la ville de Boké, en Guinée, a précisé à l'AFP à Bissau le responsable de la sécurité d'une localité frontalière bissau-guinéenne.
- Coups de feu -
Un responsable syndical des transports routiers à Boké, Issiagha Kéita, a indiqué à l'AFP à Conakry avoir été alerté par un appel téléphonique d'un ami syndicaliste basé en Guinée-Bissau, sur deux Mauritaniens en route pour la Guinée en motos-taxis et armés.
J'ai pu joindre un des pilotes de ces motos, auquel j'ai conseillé d'aller directement au poste de contrôle et de livrer les passagers aux gendarmes, ce qui fut fait, a ajouté M. Kéita.
Selon un gendarme qui se trouvait sur les lieux, au moment de la fouille, l'un d'eux (des passagers, NDLR) a ouvert le feu sur les gendarmes, qu'il a de justesse ratés et tiré en l'air pour couvrir sa fuite.
Le fugitif a été rattrapé par la population accourue en entendant les coups de feu, a ajouté ce gendarme sous couvert d'anonymat.
Transférés à Boké, les suspects ont été interrogés à la brigade départementale de la gendarmerie avant d'être déférés à Conakry. Ils parlent plutôt l'arabe et difficilement le français, ce qui a rendu un peu compliqué leur interrogatoire, a-t-on souligné de même source.
L'épouse et la soeur de Saleck Ould Cheikh, qui lui rendaient souvent visite en prison, ont été arrêtées le 4 janvier à Nouakchott dans le cadre de l'enquête visant à déterminer les responsabilités et les conditions de son évasion.
A la suite de cette évasion, la police sénégalaise avait été mise en état d'alerte début janvier à Saint-Louis, une ville du nord du Sénégal proche de la frontière mauritanienne.
En Guinée-Bissau, les services de sécurité avaient également été mobilisés aux frontières du pays, avec diffusion de la photo du fugitif, depuis le lancement d'un avis de recherche par la Mauritanie, a indiqué à l'AFP à Bissau Sumba Na N'Sil, porte-parole du ministère de l'Intérieur.
En 2008, des jihadistes mauritaniens qui avaient assassiné quatre touristes français près d'Aleg, dans le sud-est de la Mauritanie, avaient été arrêtés à Bissau, moins d'un mois après leur fuite via le Sénégal et la Gambie. Ils comptaient ensuite passer en Guinée pour rejoindre l'Algérie.
str-bm-aye-hos/sst/mrb/de
(©AFP / 20 janvier 2016 22h00)

"La cavale de Saleck Ould Cheikh aura duré trois semaines et de Mauritanie, il est entré au Sénégal puis en Guinée-Bissau", a indiqué à l'AFP une source policière mauritanienne de haut rang, situant dans un premier temps l'arrestation dans ce pays, à la frontière avec la Guinée.
Mais selon des sources de sécurité guinéennes et bissau-guinéennes, le fugitif a en fait été capturé en Guinée, près de la frontière entre les deux pays.
"Son extradition interviendra sous peu", a-t-on assuré de source policière mauritanienne.
La Mauritanie a lancé le 7 janvier un avis de recherche contre Saleck Ould Cheikh, condamné à mort en 2011 pour "action terroriste", après une opération à la voiture piégée menée par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) visant à assassiner le président Mohamed Ould Abdel Aziz.
Son épouse et sa sœur, qui lui rendaient souvent visite en prison, ont été arrêtées le 4 janvier à Nouakchott dans le cadre de l'enquête visant à déterminer les responsabilités et les conditions de son évasion.
L'arrestation s'est produite mardi soir à une quinzaine de kilomètres de la ville de Boké en Guinée, a précisé à l'AFP à Bissau le responsable de la sécurité d'une localité frontalière bissau-guinéenne.
Trois ressortissants mauritaniens et un Bissau-Guinéen armés de pistolets automatiques ont été arrêtés mardi près de la frontière par la gendarmerie guinéenne, selon des sources de sécurité et syndicale en Guinée, qui n'ont pas confirmé dans l'immédiat l'identité de Saleck Ould Cheikh.
Un responsable syndical des transports routiers à Boké, Issiagha Kéita, a indiqué à l'AFP à Conakry avoir été alerté par un appel téléphonique d'un ami syndicaliste basé à Kountabaly, en Guinée-Bissau, sur deux Mauritaniens en route vers la Guinée à bord de motos-taxis et armés.
"J'ai pu joindre l'un des pilotes de ces motos, auquel j'ai conseillé d'aller directement au poste de contrôle et de livrer les passagers aux gendarmes, ce qui fut fait", a ajouté M. Kéita.
Selon un gendarme qui se trouvait sur les lieux, "au moment de la fouille, l'un d'eux (des passagers, NDLR) a ouvert le feu sur les gendarmes, qu'il a de justesse ratés et tiré en l'air pour couvrir sa fuite".
"Le fugitif a été rattrapé par la population accourue en entendant les coups de feu", a ajouté ce gendarme sous le couvert de l'anonymat.
Transférés à Boké, les suspects ont été interrogés à la brigade départementale de la gendarmerie. "Ils parlent plutôt l'arabe et difficilement le français, ce qui a rendu un peu compliqué leur interrogatoire", a-t-on souligné de même source.
En 2006, trois jihadistes mauritaniens qui avaient assassiné quatre touristes français avaient été arrêtés à Bissau un mois après leur fuite de Mauritanie.
Un jihadiste mauritanien évadé arrêté en Guinée
Nouakchott - Un jihadiste mauritanien, condamné à mort et évadé de Nouakchott depuis le 31 décembre, a été arrêté mardi soir en Guinée après avoir franchi la frontière en provenance de Guinée-Bissau, et devait être renvoyé dans son pays, a-t-on appris mercredi de sources de sécurité.

La cavale de Saleck Ould Cheikh aura duré trois semaines et de Mauritanie, il est entré au Sénégal puis en Guinée-Bissau, a indiqué à l'AFP une source policière mauritanienne de haut rang. a
La Mauritanie a lancé le 7 janvier un avis de recherche contre Saleck Ould Cheikh, condamné à mort en 2011 pour action terroriste, après une opération à la voiture piégée menée par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) visant à assassiner le président Mohamed Ould Abdel Aziz.
Quatre personnes, deux Mauritaniens et deux Bissau-Guinéens, ont été arrêtées mardi soir près de la frontière avec la Guinée-Bissau par les gendarmes guinéens, a indiqué à l'AFP un porte-parole de la gendarmerie, le commandant Mamadou Alpha Barry, sans vouloir confirmer leur identité, officiellement pour des raisons de sécurité.
Nous sommes en ce moment à l'aéroport pour rapatrier sous bonne escorte policière et de gendarmerie les deux Mauritaniens arrêtés hier à la frontière avec la Guinée-Bissau, a déclaré le commandant Barry mercredi en fin d'après-midi.
L'arrestation s'est produite mardi soir à une quinzaine de kilomètres de la ville de Boké en Guinée, a précisé à l'AFP à Bissau le responsable de la sécurité d'une localité frontalière bissau-guinéenne.
Un responsable syndical des transports routiers à Boké, Issiagha Kéita, a indiqué à l'AFP à Conakry avoir été alerté par un appel téléphonique d'un ami syndicaliste basé en Guinée-Bissau, sur deux Mauritaniens en route vers la Guinée en motos-taxis et armés.
J'ai pu joindre un des pilotes de ces motos, auquel j'ai conseillé d'aller directement au poste de contrôle et de livrer les passagers aux gendarmes, ce qui fut fait, a ajouté M. Kéita.
Selon un gendarme qui se trouvait sur les lieux, au moment de la fouille, l'un d'eux (des passagers, NDLR) a ouvert le feu sur les gendarmes, qu'il a de justesse ratés et tiré en l'air pour couvrir sa fuite.
Le fugitif a été rattrapé par la population accourue en entendant les coups de feu, a ajouté ce gendarme sous couvert d'anonymat.
Transférés à Boké, les suspects ont été interrogés à la brigade départementale de la gendarmerie avant d'être déférés à Conakry, la capitale. Ils parlent plutôt l'arabe et difficilement le français, ce qui a rendu un peu compliqué leur interrogatoire, a-t-on souligné de même source.
L'épouse et la soeur de Saleck Ould Cheikh, qui lui rendaient souvent visite en prison, ont été arrêtées le 4 janvier à Nouakchott dans le cadre de l'enquête visant à déterminer les responsabilités et les conditions de son évasion.
A la suite de cette évasion, la police sénégalaise avait été mise en état d'alerte début janvier à Saint-Louis, une ville du nord du Sénégal proche de la frontière mauritanienne.
En Guinée-Bissau, les services de sécurité avaient également été mobilisés aux frontières du pays, avec diffusion de la photo du fugitif, depuis le lancement d'un avis de recherche par la Mauritanie, a indiqué à l'AFP à Bissau Sumba Na N'Sil, porte-parole du ministère de l'Intérieur.
En 2008, des jihadistes mauritaniens qui avaient assassiné quatre touristes français près d'Aleg, dans le sud-est de la Mauritanie, avaient été arrêtés à Bissau, moins d'un mois après leur fuite via le Sénégal et la Gambie. Ils comptaient ensuite passer en Guinée pour rejoindre l'Algérie.
str-bm-aye-hos/sst/mrb/jhd
(©AFP / 20 janvier 2016 19h35)





