Soudan : décès de Hassan al-Tourabi, figure influente de l'opposition Posté le 05/03/2016 - Par Khartoum - (©AFP / 05 mars 2016 21h15) Nécrologie-Hommages

 

 

 

 

Décès d'un farouche opposant au régime soudanais

 

 

 


Hassan al-Tourabi, influente figure de l'opposition islamiste au Soudan, est décédé samedi, à 84 ans, des suites d'un infarctus. Il fut longtemps l'éminence grise du président Omar el-Béchir, avant d'en devenir un des plus farouches détracteurs.

 

 

 




La télévision d'Etat a interrompu ses programmes pour annoncer que "l'intellectuel musulman Hassan al-Tourabi était décédé". Elle a ensuite diffusé des versets du Coran.


Turban blanc et courte barbe grise, cet homme volontiers volubile né en 1932 à Kassala dans le nord-est du Soudan, avait plusieurs fois été arrêté depuis 1999. Il n'avait cependant jamais cessé ses critiques acerbes contre le pouvoir.


Il avait notamment été arrêté en janvier 2009, après avoir été le seul responsable politique soudanais à juger le président Béchir "politiquement coupable" de crimes au Darfour. Il avait soutenu les poursuites engagées par la Cour pénale internationale (CPI) contre le président soudanais.


M. Béchir est recherché par la CPI pour crimes de guerre, crimes contre l'humanité et génocide dans cette région de l'ouest du Soudan. La guerre et les violences y ont fait plus de 300'000 morts et 2,5 millions de déplacés depuis 2003 selon l'ONU.


Etudes en France 

 

 

Diplômé des facultés de droit de Khartoum, Londres et Paris-La Sorbonne, il parlait couramment l'anglais, le français et l'allemand, outre l'arabe. Ses connaissances linguistiques lui donnaient un accès facile aux médias étrangers qu'il a plusieurs fois utilisés pour appeler à une révolution islamique internationale.


Figure de proue de l'islam politique, Tourabi accompagna, et même inspira selon certains, le coup d'Etat militaro-islamiste qui conduisit en 1989 le général Omar el-Béchir à la tête du plus vaste pays d'Afrique.


Frères musulmans

 


Fondateur des Frères musulmans soudanais et chantre d'un panarabisme islamiste, il fut aussi proche d'Oussama Ben Laden qui a vécu au Soudan de 1992 à 1996.


Il fut aussi président du Parlement et secrétaire général du Congrès national, le parti du président Béchir. Une lutte de pouvoir entre MM. Béchir et Tourabi avait toutefois abouti au limogeage en 1999, dix ans après le coup d'Etat. L'islamiste avait alors fondé le Congrès populaire, devenant un virulent adversaire du président Béchir.


Nouvelle arrestation
Les relations entre "Béchir le militaire" et "Tourabi l'islamiste" vont se détériorer. Le divorce entre les hommes aboutit à son incarcération de 2001 à 2003, l'homme étant accusé de vouloir renverser le régime.


Il sera à nouveau arrêté en 2004. Il est alors suspecté de liens avec le Mouvement pour la justice et l'égalité (JEM), un des groupes rebelles du Darfour qui venait d'engager une épreuve de force militaire avec le régime dans cette immense et déshéritée région de l'ouest du pays.


Main tendue

 


Après avoir été placé en résidence surveillée, il avait repris à l'été 2005 du service politique à la tête de son parti le Congrès national populaire (CNP). Il avait accusé le régime de corruption.


En mars 2014, il avait été reçu officiellement par le président Béchir, une première depuis quatorze ans. Le gouvernement avait tendu la main aux opposants après des appels à des réformes dans un pays miné par des rébellions, une profonde crise économique et un isolement international.



(ats / 06.03.2016 01h33)  

 
 

 

 

 

 

 

Soudan : décès de Hassan al-Tourabi, figure influente de l'opposition

 

 

 


Khartoum - Hassan al-Tourabi, importante figure de l'opposition soudanaise qui fut aussi l'éminence grise du régime du président Omar el-Béchir, est décédé samedi à l'âge de 84 ans à Khartoum, a-t-on appris de source officielle.

 

 

 



Ses funérailles auront lieu à 08H00 locales (05H00 GMT) dimanche.

L'intellectuel musulman Hassan al-Tourabi est décédé, a rapporté la télévision d'Etat qui a interrompu ses programmes pour diffuser des versets du Coran après l'annonce. 

La présidence a annoncé la mort de Tourabi dans un communiqué relayé par l'agence officielle Suna, rendant hommage à l'intellectuel musulman et au savant qu'il a été. 

Une source médicale a indiqué à l'AFP que ce vétéran de la politique avait été transféré à l'unité des soins intensifs samedi matin à la suite d'un infarctus, qui a causé son décès au Royal Care International Hospital de Khartoum.

Dans la soirée, son corps a été transféré par ambulance dans la maison familiale à Khartoum, où des centaines de ses partisans et membres de son Parti du congrès populaire étaient rassemblés, a indiqué un correspondant de l'AFP.

De nombreuses personnes y faisaient l'éloge du défunt tandis que d'autres présentaient leurs condoléances. Des femmes, elles, pleuraient la perte d'un guide. 



- Condoléances de Béchir -
 


Le président Béchir s'est lui aussi rendu auprès de la famille pour présenter ses condoléances, ainsi que des membres de son gouvernement et des responsables de l'opposition.

Le président est reparti sans faire de déclarations, a ajouté le correspondant de l'AFP.

Hassan al-Tourabi, avait plusieurs fois été arrêté ces dernières années, sans jamais cesser ses critiques acerbes contre le pouvoir.

Il avait été le seul responsable politique soudanais à avoir jugé en 2009 le président Béchir politiquement coupable de crimes commis dans la province soudanaise du Darfour, en proie à la guerre civile, soutenant ainsi les poursuites lancées par la Cour pénale internationale.

Fondateur des Frères musulmans soudanais et chantre d'un panarabisme islamiste, Tourabi accompagna, et même inspira selon certains, le coup d'Etat qui conduisit en 1989 le général Omar al-Béchir à la tête du plus vaste pays d'Afrique.

Homme charismatique et fin stratège, Hassan al-Tourabi n'a cessé d'étendre son influence et devint président du Parlement et secrétaire général du Congrès national, le parti du président Béchir, avant que leurs relations ne tournent à l'aigre en 1999.

 

 

 

 

 

 



Les relations entre Béchir le militaire et Tourabi l'islamiste vont se détériorer et cela aboutira à son incarcération de 2001 à 2003, l'homme étant accusé de vouloir renverser le régime.

Tourabi avait repris à l'été 2005 du service politique à la tête de son parti le Congrès national populaire, se livrant à de virulentes attaques contre le régime qu'il accusait notamment de corruption. 

Diplômé des facultés de droit de Khartoum, Londres et Paris-La Sorbonne, cet idéologue au turban blanc et à la courte barbe crise parlait couramment l'anglais, le français et l'allemand outre l'arabe. 

Figure de proue de l'islam politique, ses connaissances linguistiques lui donnaient un accès facile aux médias étrangers qu'il a plusieurs fois utilisés pour appeler à une révolution islamique internationale.



(©AFP / 05 mars 2016 21h15)

 

 

 

 

 

Soudan : décès de Hassan al-Tourabi, figure influente de l'opposition

 

 

 


Khartoum - Hassan al-Tourabi, importante figure de l'opposition soudanaise qui fut aussi l'éminence grise du régime du président Omar el-Béchir, est décédé samedi d'un arrêt cardiaque à l'âge de 84 ans à Khartoum, a annoncé la télévision d'Etat.

Ses funérailles auront lieu à 08H00 locales (05H00 GMT) dimanche.

L'intellectuel musulman Hassan al-Tourabi est décédé, a rapporté la chaîne nationale qui a interrompu ses programmes pour diffuser des versets du Coran. 

Une source médicale a indiqué à l'AFP que ce vétéran de la politique avait été transféré à l'unité des soins intensifs samedi matin à la suite d'un infarctus, qui a causé son décès au Royal Care International Hospital de Khartoum.

Dans la soirée, une ambulance a transporté son corps pour rejoindre la maison familiale dans la capitale soudanaise, où des centaines de ses partisans et membres de son parti étaient rassemblés, a indiqué un correspondant de l'AFP.

Le président Béchir s'est rendu auprès de sa famille pour présenter ses condoléances, a ajouté le correspondant faisant état de nombreuses personnalités rassemblées devant la résidence.

Portant un turban blanc et une courte barbe grise, Hassan al-Tourabi, un homme volontiers volubile, avait plusieurs fois été arrêté ces dernières années, sans jamais cesser ses critiques acerbes contre le pouvoir.

Il avait été le seul responsable politique soudanais à avoir jugé en 2009 le président Béchir politiquement coupable de crimes commis dans la province soudanaise du Darfour, en proie à la guerre civile, soutenant ainsi les poursuites lancées par la Cour pénale internationale.

 

 

 

 



Diplômé des facultés de droit de Khartoum, Londres et Paris-La Sorbonne, Hassan al-Tourabi accompagna, et même inspira selon certains, le coup d'Etat qui conduisit en 1989 le général Omar al-Béchir à la tête du plus vaste pays d'Afrique.

Fondateur des Frères musulmans soudanais et chantre d'un panarabisme islamiste, cet idéologue n'a cessé d'étendre son influence. 

Il devint président du Parlement et secrétaire général du Congrès national, le parti du président Béchir, avant que leurs relations ne tournent à l'aigre en 1999
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(©AFP / 05 mars 2016 19h35)  

 
 


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