Mort de Soumaïla CISSÉ ce vendredi 25 décembre 2020 à l'hôpital Américain des suites de la COVID-19 Posté le 25/12/2020 - Par ODH-MAURITANIE Vendredi 25 décembre 2020 12h25 Nécrologie-Hommages

Mort de Soumaïla CISSÉ ce vendredi 25 décembre 2020 à l'hôpital Américain des suites
de la COVID-19*

Il avait eu 71 ans le 20 décembre 2020.
Paix éternelle à son âme
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ODH-MAURITANIE présente ses condoléances attristées au Peuple malien, à la famille de l'illustre disparu ainsi qu'à ses proches
ALLAH S.w.T l'accueille au Paradis Firdaws
🤲🏽
Abdoul Aziz SOUMARÉ

Mali 🇲🇱 : l'opposant Soumaïla Cissé, ex-otage, est mort du coronavirus
Publié le : 25/12/2020 - 10:50
Modifié le : 25/12/2020 - 11:02

Soumaïla Cissé, principal opposant malien, qui avait été retenu en otage pendant six mois par des jihadistes, est décédé du Covid-19, le 25 décembre 2020.
© Michèle Cattani, AFP
Texte par : FRANCE 24 Suivre
Le principal opposant malien Soumaïla Cissé, qui avait été retenu en otage pendant six mois par des jihadistes, est mort vendredi du Covid-19 en France, a-t-on appris auprès de sa famille et de son parti.
Le principal opposant malien Soumaïla Cissé, qui avait été retenu en otage pendant six mois par des jihadistes, demars à octobre 2020, est décédé, vendredi 25 décembre, du Covid-19 en France, a-t-on appris auprès de sa famille et de son parti.
"Soumaïla Cissé, leader de l'opposition malienne, est décédé ce jour en France où il avait été transféré pour des soins du Covid-19", a annoncé à l'AFP un membre de sa famille, une information confirmée par un responsable du parti.
Avec AFP

🇲🇱 Soumaïla Cissé, l'éternel empêché

Le dirigeant malien Soumaïla Cisse à Bamako, le lendemain de sa libération, 9 octobre 2020. AFP
Par Célian Macé — 26 décembre 2020 à 09:43
Le dirigeant malien, trois fois candidat malheureux au second tour de l'élection présidentielle, avait été libéré cet automne après six mois de captivité aux mains des jihadistes. Il est mort vendredi du coronavirus.
Après Moussa Traoré en septembre et Amadou Toumani Touré en novembre, le Mali pleure ce week-end un troisième président, dirait-on. Pourtant, il ne l’aura jamais été. Soumaïla Cissé est mort ce vendredi à Paris, tué par le Covid-19. Pour beaucoup, l’homme politique de 71 ans était perçu comme un recours évident, naturel, pour le pays, à la sortie du tunnel de la transition qui a suivi le coup d’Etat du 18 août. Le virus en a décidé autrement. Une ultime fois, Soumaïla Cissé a manqué son rendez-vous avec la présidence de la République.
Il appartenait à cette génération de dirigeants qui composèrent les cadres du balbutiant Mali démocratique des années 90 sous l’aile d’Alpha Oumar Konaré. Cissé, ingénieur-informaticien de formation, est nommé secrétaire général de la présidence après son élection, en 1992, puis ministre des Finances en 1993. C’est un pilier du parti présidentiel Adéma-PASJ. Homme de dossiers, travailleur, il est à l’époque l’homme de tous les budgets du pays.
Cruel scénario
En 2002, il se présente comme le successeur d’Alpha Oumar Konaré à la présidentielle. Et échoue à l’issue d’un second tour qui l’oppose à un ancien militaire, le populaire général Amadou Toumani Touré, surnommé «le soldat de la démocratie» pour avoir renversé Moussa Traoré dix ans plus tôt et rendu le pouvoir aux civils. Le scénario, cruellement, se répétera en 2013 puis en 2018, cette fois face à son ancien camarade de l’Adéma, Ibrahim Boubacar Keïta.
Les deux hommes, formés en France, avaient chacun créé leur parti politique dans les années 2000 pour s’émanciper d’Alpha Oumar Konaré. Le RPM pour «IBK», l’URD pour «Soumi». Un littéraire flamboyant, bon vivant, contre un scientifique efficace, discret et courtois. Des styles opposés mais issus du même moule. Cette rivalité teintée de complicité avait au moins offert des élections relativement apaisées à un pays déchiré par les violences.
L’émotion nationale de sa captivité
L’un comme l’autre ont pourtant été rattrapés par cette instabilité. Soumaïla Cissé est enlevé le 23 mars dernier, alors qu’il bat campagne pour les législatives dans son fief de la région de Niafunké. Il passera six mois aux mains de ses ravisseurs, avant d’être libéré en même temps que l’otage française Sophie Pétronin, en échange de près de 200 prisonniers arrêtés dans le cadre de la lutte antiterroriste qui croupissaient dans des geôles de Bamako. Sa captivité a ému tout le Mali, bien au-delà des frontières partisanes.
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Il est encore en détention lorsque Ibrahim Boubacar Keïta est renversé par un putsch, le 18 août. Tout l’été, un vaste mouvement de contestation avait fait vaciller son pouvoir. Autre rendez-vous manqué pour le chef de l’opposition. Depuis son retour à Bamako, célébré dans la joie, on le disait enfin promis au fauteuil présidentiel. «Rester dans le désert m’a donné du temps pour réfléchir, avait-il confié au Monde à sa libération. Je m’amusais à faire des schémas dans le sable pour trouver une sortie de crise.» Le virus l’a empêché à jamais d’appliquer ses schémas dans la réalité.
© Libération





