🇲🇷 Hommage à Amadou Diadié Samba Diom BÄ Posté le 20/02/2021 - Par Source AfBa Haba Facebook Samedi 20 février 2021 Nécrologie-Hommages

🇲🇷 Hommage à Amadou Diadié Samba Diom BÄ
Oublier certains hommes comme celà se fait hélas dans notre contrée, est, tout compte fait, un crime contre la mémoire collective.Il y a un point commun entre un historien, un conteur et un bagarreur. L'un raconte l'histoire, l'autre dit histoires et le troisième crée des histoires. Le plus fort d'entre eux fera l'histoire. Il me semble que pour ce qui nous concerne, nous en sommes réduits à conter l'histoire, à défaut de pouvoir prouver notre histoire. Nombre d'archives furent sciemment détruites par des chercheurs d'histoire afin que les historiens ne puissent trouver une documentation fiable. Les seuls documents encore existant se trouvent ailleurs et certains se plaisent à aller les prendre pour en faire des propriétés privées et les conserver par devers eux-mêmes. A l'heure de la mondialisation, où tout devait être accessible par un simple clic, notre histoire se trouve introuvable. Cet homme, que le premier président lui-même appelait "Mawdo" ( Grand en pular), dont l'histoire se confond avec celle de notre pays, n'a simplement pas, à l'instar du pays, une histoire. Il s'appelait Amadou Samba Diadie Diom BÂ. C'est lui qui, en 1958, en tant que ministre des Ponts et Chaussées, et en présence de Charles De Gaulle et de Moctar Ould Daddah, prononcera un discours que je n'ai pu trouver que dans les archives de Rfi, pour poser la première pierre de Nouakchott.
http://www.rfi.fr/afrique/20101127-nouakchott-une-capitale-sortie-sables
C'était le 5 Mars 1958, dans ce qui est aujourd'hui la présidence de la République. Certains tenteront de modifier cette date, en inscrivant à la main la situant plus tôt, le 24 Avril 1958. A cette époque, Nouakchott se résumait en un petit fort dans lequel une quinzaine de militaires etaient chargés de surveiller la route commerciale qui reliait le Sénégal à l'Algerie et le Maroc. Autour de ce camp, s'était regroupé un petit Ksar qui, en fait existait déjà au tout début des annees1900, ne comptant qu'environ 500 habitants, en grande partie nomades. Dans un pays normal, on ne s'amuserait pas à détruire les traces de l'histoire. De la position où s'est tenu Moctar en Novembre 1960 pour prononcer son discours, sous un hangar, on aurait érigé un monument, ainsi que la première pierre de Nouakchott, qui, en même temps, consacrait la naissance et l'indépendance du pays. Les premiers locaux qui abritèrent les bureaux et autres résidences, vont disparaître effaçant ainsi la mémoire du pays. Quant au doyen Amadou Samba Diadie Diom BÂ, je me remets à sa postérité comme Samba Diom BÂ et Ciré BÂ, pour nous produire son itinéraire d'homme politique et d'homme tout court.
En attendant, prions pour le repos de son âme et que le Tout Puissant l'accueille en Son Saint Paradis.
Source AfBa Haba
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