📂 🇳🇪 Niger : un «mouvement d’humeur» de la garde présidentielle qualifié de «tentative de coup d’État» par la Cédéao Posté le 26/07/2023 - Par Source Page 📄 Web de Rfi via odh-mauritanie.com Mercredi 26 juillet 2023 Publié le : 26/07/2023 - 12:24 Modifié le : 26/07/2023 - 16:43 Afrique

 

 

 

📂 🇳🇪 🔫 📢 Communiqué de l'état-major des armées

 

 

 

 

📂 🇳🇪 🔫 Niger : des militaires affirment avoir renversé le régime du président Mohamed Bazoum

 

Des militaires ont affirmé, mercredi 26 juillet en fin de soirée, avoir renversé le régime du président nigérien Mohamed Bazoum, dans une déclaration lue par l'un d'entre eux à la télévision nationale à Niamey, au nom d'un Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP). Un acte notamment motivé par « la dégradation continue de la situation sécuritaire » au Niger, selon le colonel-major Amadou Abdramane Sandjodi.

Publié le : 27/07/2023 - 01:00Modifié le : 27/07/2023 - 04:39

 

Le colonel-major Amadou Abdramane Sandjodi s'exprimant à la télévision nationale nigérienne, le 26 juillet 2023. © Capture-écran ORTN.NE

 

Texte par : RFI

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« Nous, forces de défense et de sécurité, réunis au sein du CNSP, avons décidé de mettre fin au régime que vous connaissez », celui du président Bazoum, a déclaré le colonel-major Amadou Abdramane Sandjodi, directeur de l'Information, des Relations publiques et des Sports. Entouré de neuf autres militaires en tenue, il a tenu ces mots dans un premier communiqué :

« Ce jour, 26 juillet 2023, nous, forces de défense et de sécurité, réunies au sein du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP) :

- avons décidé de mettre fin au régime que vous connaissez. Cela fait suite à la dégradation continue de la situation sécuritaire, la mauvaise gouvernance économique et sociale.

 

- réaffirmons notre attachement au respect de tous les engagements souscrits par le Niger

- rassurons la communauté nationale et internationale par rapport au respect de l'intégrité physique et morale des autorités déchues, conformément aux principes des droits humains. »

Si 10 officiers sont ainsi apparus à la télévision nationale, un grand absent était à noter : le général Abderahamane Tchiani, considéré comme étant à l'origine de ce coup de force, selon nos sources. Mohamed Bazoum était confronté à une tentative de prise de pouvoir par la force et retenu dans sa résidence depuis mercredi matin.

01:12

Déclaration de l'armée nigérienne annonçant la destitution de Mohamed Bazoum

Les frontières fermées, un couvre-feu instauré, les institutions suspendues

« Toutes les institutions issues de la septième République sont suspendues. Les secrétaires généraux des ministères se chargeront de l'expédition des affaires courantes. Les forces de défense et de sécurité gèrent la situation. Il est demandé à tous les partenaires extérieurs de ne pas s'ingérer », a poursuivi Amadou Abdramane Sandjodi.

La mise en garde du CNSP contre toute ingérence est peut-être un message envoyé à Patrice Talon : le président du Bénin était attendu à Niamey pour une médiation, avant que les officiers ne s'expriment en fin de soirée. Il faut aussi rappeler que des forces étrangères – les États-Unis et la France notamment – disposent de troupes militaires sur le territoire nigérien.

« Les frontières terrestres et aériennes sont fermées jusqu'à la stabilisation de la situation. Un couvre-feu est instauré à compter de ce jour, de 22 heures à 5 heures du matin sur toute l'étendue du territoire jusqu'à nouvel ordre », a ajouté le colonel-major.

Parmi les officiers qui ont participé à la lecture de la déclaration, on peut citer entre autres le patron des forces spéciales nigériennes, le général Barmou Batoure, le général Toumba, le chef d’état-major de l’armée de terre, et le haut commandant de la garde nationale.

Les États-Unis d'Amérique ont appelé à la « libération immédiate » de Mohamed Bazoum, président déchu avec lequel Antony Blinken s'est entretenu. Depuis la Nouvelle-Zélande où il est en déplacement, le secrétaire d'État américain a rappelé que les États-Unis apportaient leur soutien résolu à Mohamed Bazoum « en tant que président élu démocratiquement ». Le dirigeant avait succédé à Mahamadou Issoufou en avril 2021.

À lire aussi Niger: une histoire jalonnée de coups d’État et tentatives de coups de force

Niger: Mohamed Bazoum, deux ans de présidence avant la chute

Le président du Niger Mohamed Bazoum a finalement été destitué mercredi 26 juillet, au terme d'une longue journée d'incertitude à Niamey. Retour sur le parcours du désormais ex-chef d'État nigérien.

Né à Bilabrine, dans la région de Diffa en 1960, Mohamed Bazoum se lance dans le jeu politique dans les années 1990. Figure de l’Union syndicale des travailleurs du Niger, le diplômé de philosophie fonde avec son compagnon de lutte, Mahamadou Issoufou, le Parti nigérien pour la démocratie et le socialisme.

Élu député une première fois en 1993, il occupera à maintes reprises la vice-présidence de l'Assemblée nationale, avant d'être nommé ministre lorsqu'Issoufou accède à la présidence nigérienne en 2011. Mohamed Bazoum officie d'abord aux Affaires étrangères, puis à l'Intérieur. Des expériences qui lui permettent de développer son carnet d'adresses à l'international.

Il succède à son mentor en avril 2021, quand il est élu avec près de 56% des voix face à son adversaire, Mahamane Ousmane. Sa victoire est tout juste validée par la Cour constitutionnelle que des militaires tentent un coup d'État, seulement deux jours avant son investiture. Un an plus tard, presque jour pour jour, les autorités nigériennes annoncent avoir déjoué une nouvelle tentative de putsch.

Finalement, c'est un groupe d'officiers disant appartenir à un Conseil national pour la sauvegarde de la patrie qui a annoncé, mercredi 26 juillet dans la soirée à la télévision nationale, avoir renversé le président Bazoum.

 

Source Page 📄 Web de Rfi via odh-mauritanie.com

Jeudi 27 juillet 2023

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📂 🇳🇪 Niger : un «mouvement d’humeur» de la garde présidentielle qualifié de «tentative de coup d’État» par la Cédéao


À Niamey, très tôt ce 26 juillet 2023, le palais de la présidence était interdit d'accès suite à un « mouvement d'humeur anti-républicain » de certains éléments de la garde présidentielle. D'après les informations de RFI, le président Mohamed Bazoum se porte bien. Dans des communiqués distincts, la Commission de la Cédéao et le président de la Commission de l’Union africaine condamnent « la tentative de coup d’État au Niger ». Josep Borrell, vice-président de la Commission européenne, déclare, lui, que « l’UE condamne toute tentative de déstabiliser la démocratie et menacer la stabilité du Niger ».
Publié le : 26/07/2023 - 12:24 Modifié le : 26/07/2023 - 16:43

 


[Image d'illustration] Le président nigérien Mohamed Bazoum, ici lors d'une rencontre avec les ministres français des Affaires étrangères et de la Défense lors de leur visite à Niamey, le 15 juillet 2022. © Bertrand Guay / AFP


Texte par : RFI
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Le chef de l'État nigérien et sa famille sont à la résidence et se portent bien, selon une source proche de la présidence. Une information également partagée à l'AFP par Kalla Moutari, député du PNDS, le parti au pouvoir.
Des pourparlers ont eu lieu ce mercredi matin entre les autorités politiques et les éléments de la garde présidentielle qui ont manifesté ce « mouvement d'humeur ».
Dans un message sur ses réseaux sociaux – qui a été en partie supprimé quelques minutes plus tard – la présidence du Niger a affirmé à la mi-journée que « des éléments de la garde présidentielle (GP) ont […] tenté en vain d'obtenir le soutien des forces armées nationales et de la garde nationale ».
La présidence a ajouté que les « forces armées nationales et de la garde nationale » étaient prêtes « à attaquer les éléments de la GP impliqués dans ce mouvement d’humeur s’ils ne [revenaient] pas à de meilleurs sentiments ».
Actuellement, le ministre de l'Intérieur est retenu par ces éléments mécontents, dans la villa verte du palais.
Les forces spéciales nigériennes, fidèles au président Bazoum, ont pris position autour de la radio et de la télévision nationales.
C'est ce mercredi matin vers 5h30, heure locale, que des éléments de la garde présidentielle ont bloqué les accès au palais. La circulation dans les alentours a repris normalement deux heures plus tard. Pour l'instant, on ignore les raisons précises de ce mécontentement.
« La Commission de la Cédéao condamne la tentative de coup d’État au Niger »
Dans un communiqué publié par la présidence du Nigeria voisin, Bola Ahmed Tinubu, qui est également l’actuel patron de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao), évoque des « développements désagréables » au Niger et prévient que « la direction de la Cédéao n'acceptera aucune action qui entrave le bon fonctionnement de l'autorité légitime au Niger ou dans toute partie de l'Afrique de l'Ouest ».
Quant à la Commission de la Cédéao, dans un autre communiqué, elle « condamne la tentative de coup d’État au Niger » : « C’est avec stupeur et consternation que la Cédéao a pris connaissance de la tentative de coup d’État au Niger. Elle condamne de la manière la plus vigoureuse cette tentative de prise de pouvoir par la force et appelle les auteurs de cet acte à libérer immédiatement et sans condition le Président de la République démocratiquement élu. »


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Mercredi 26 juillet 2023
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