Aziz, Kouchner, Guéant, Bourgi et les autres. Posté le 01/10/2009 - Par Khalil Balla GUEYE


Aziz, Kouchner, Guéant, Bourgi et les autres.

A en croire l'hébdomadaire de BBY « Jeune Afrique » le président Mohamed Ould Abdel Aziz effectuant sa première visite officielle en France ce lundi même 26-10-2005 aurait privilégié de partager la convivialité de la frugale table du ministre de la coopération Mr A.Joyandet flanqué du « clone de Foccart »  le Franco-sénégalo-libanais Bourgi et de, cerise sur le gâteau, Mr Guéant SG de l'Elysée et « sherpa » attitré du président Français pour avoir été, entre autres, l'auteur du fameux et controversé discours de Dakar de Sarkozy.Le président Ould Abdel Aziz aurait fait ce choix, dit-on, quitte à renoncer à un sûrement autrement plus fastueux et somptueux dîner organisé par le Quai d'Orsay et déjà fermement prévu dans l'agenda du Ministre Français des AE Mr Bernard Kouchner, de longue date.

 

Si cette nouvelle venait à se confirmer, la couleuvre resterait longtemps encore au travers de la gorge de ce dernier et de son département le MAE.Autant dire tout de suite que son Ministère des Affaires Etrangères viendrait d'essuyer ce faisant un cinglant camouflet dans le « casse-pipe » en sourdine qui ne dirait toujours pas son nom l'opposant aux nouveaux hérauts de la diplomatie parallèle hôtes de la table sur laquelle le chef de l'Etat Mauritanien aurait finalement jeté son dévolu.........

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Juste pour donner un sens à cette brève et évanescente vie 


Li Lâhi we li el Watan.




Sans plus ! KBG





Les réactions

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Le Candide Le 27/10/2009 à 01:46:03

En lisant votre article "De la diplomatie et de l'armée au service du rayonnement de la Mauritanie", j'avoue que j'étais sceptique et animé d'énormes doutes sur la capacité de nos dirigeants actuels à suivre les quelques conseils que vous y préconisiez, et ce sans vendre leur âme (la notre donc) au diable. Ces doutes étaient alimentés, non pas par une impression d'incapacité personnelle ou intellectuelle, mais plutôt par le noviciat de la nouvelle équipe dans un monde dont nous savons que l'expérience est une qualité majeure. Or, je voyais mal un militaire tout droit sorti des casernes entrer "billes en tête", dans le grand jeu des nations, sans y laisser quelques plumes. Mais, au vu l'actualité de ces derniers jours, je dois dire que ces doutes ont été quelque peu ébranlés. J'irai même jusqu'au mea culpa. Car en effet, comme vous le dites si bien, la décision de Aziz n'a rien d'anodin. Il suffit de voir quels sont les protagonistes des divers diners et rencontres pour deviner ce qui se passe en coulisse. Il y a désormais une nouvelle donne en France. Si Mittérrand et Chirac ont enterré le cabinet Foccard, le voilà ressuscité, même si son cap est beaucoup moins précis et moins claire sous l'ère Gaullienne. Il est vrai que le Monde d'aujourd'hui est plus complexe qu'il ne fut alors. Dans ce combat interne à la France, qu'est venu faire notre président? Je crois que tous les enjeux de cette visite se trouvent dans cette question. Quand on ne peut peser sur les décisions internationales, autant jouer avec, et ce dans l'intérêt bien compris de son pays. Serions-nous en train de renouer avec l'ère Daddahienne en matière diplomatique? J'aimerais le croire. Mais devant la complexité des enjeux internationaux et les manœuvres tous azimuts pour des intérêts toujours divergents, le bon sens et la jugeote seuls ne suffiront pas. En attendant l'expérience qui viendra avec les années, ils auront toujours la possibilité d'avoir recours à la phrase de Jean Cocteau : "Puisque ces mystères nous dépassent, feignons d'en être l'organisateur". C'est peut-être bien ce qui se passe en ce moment.

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