Maroc : appels dans l'opposition pour l'instauration d'un "Jour du disparu" Posté le 01/11/2012 - Par RABAT (AFP) - 01.11.2012 19:43

 

 

Maroc : appels dans l'opposition pour l'instauration d'un "Jour du disparu"

RABAT (AFP) - 01.11.2012 19:43

Des responsables de l'opposition au Maroc souhaitent l'instauration d'un "Jour du disparu" le 29 octobre, date de la disparition en 1965 de l'opposant Mehdi Ben Barka, afin de rendre hommage aux "victimes" des décennies 1960 à 1990, toutes "opinions politiques confondues".

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L'opposant marocain Mehdi Ben Barka en janvier 1959 à Casablanca
AFP/Archives -
 
 

Des responsables de l'opposition au Maroc souhaitent l'instauration d'un "Jour du disparu" le 29 octobre, date de la disparition en 1965 de l'opposant Mehdi Ben Barka, afin de rendre hommage aux "victimes" des décennies 1960 à 1990, toutes "opinions politiques confondues".

"J'ai formulé ce voeu dans une déclaration lundi au Parlement", a déclaré jeudi à l'AFP Abdellatif Wahbi, chef du groupe parlementaire du Parti authenticité et modernité (PAM, opposition).

"La célébration du +Jour du disparu+, si elle est retenue, se ferait quelles que soient les croyances et les opinions politiques des victimes", a-t-il noté. "Après l'expérience réussie de l'Instance équité et réconciliation (IER), (...), cette célébration ne ferait que renforcer notre marche démocratique".

Khadija Rouissi, député du PAM dont le frère Abdelhak Rouissi est porté disparu depuis 1964, a confirmé à l'AFP que des responsables de son parti allaient proposer au bureau politique "d'examiner cette demande".

Ce "Jour du disparu" serait célébré le 29 octobre, date de la disparition en 1965 à Paris de l'opposant Mehdi Ben Barka, dont le sort n'a jamais été élucidé. Si le bureau politique du PAM approuve cette demande, elle sera ensuite "transmise au gouvernement", a ajouté Mme Rouissi.

Lundi au Parlement, Mehdi Mezouari, député de l'Union socialiste des forces populaires (USFP), a également demandé que ce "jour symbolique" soit célébré chaque 29 octobre.

A cette occasion, et pour la première fois, les députés ont observé une minute de silence en mémoire des disparus, selon le quotidien de l'USFP, Libération.

Le processus de "réconciliation", pour tourner la page des "années de plomb", période marquée par des violations des droits de l'Homme, a été réalisé sous les auspices du roi Mohammed VI, qui a en particulier mis en place l'IER en 2004.

 

© 2012 AFP

 



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