Le Parlement britannique rejette une intervention militaire Posté le 30/08/2013 - Par (ats / 30.08.2013 00h37) Europe

Le Parlement britannique rejette une intervention militaire
Le Parlement britannique a rejeté jeudi soir la motion du Premier ministre David Cameron qui défendait le principe d'une intervention en Syrie en réponse à l'usage d'armes chimiques. Le chef du gouvernement s'est engagé à respecter ce vote.
"Il est clair que le Parlement britannique ne veut pas d'intervention militaire britannique. Je prends note et le gouvernement agira en conséquence", a réagi David Cameron après ce camouflet, ajoutant qu'il était "attaché au respect de la volonté de la Chambre des Communes". La motion a été rejetée par 285 députés contre 272.
Peu avant, une motion présentée par le parti travailliste afin d'exiger avant toute décision des "preuves convaincantes" de la culpabilité du régime de Bachar al-Assad dans l'attaque présumée aux armes chimiques du 21 août en Syrie avait également été rejetée.
Réponse "proportionnée"
La motion gouvernementale proposée condamnait "l'usage d'armes chimiques en Syrie le 21 août 2013 par le régime de (Bachar al-)Assad" et convenait "qu'une réponse humanitaire forte est requise de la part de la communauté internationale, impliquant si nécessaire une action militaire qui soit légale, proportionnée et destinée à sauver des vies en empêchant tout usage futur d'armes chimiques en Syrie".
Elle prévoyait la nécessité d'un deuxième vote à la Chambre des Communes avant de déclencher une action militaire, une fois obtenu le rapport des inspecteurs de l'ONU.
(ats / 30.08.2013 00h37)
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Les réactions
Nouvelles O.D.H Le 30/08/2013 à 01:53:39
Vote en GB sur la Syrie : Obama décidera selon les intérêts américains
WASHINGTON (District of Columbia) - La Maison Blanche a affirmé jeudi que Barack Obama prendrait sa décision dans le dossier syrien selon les intérêts des Etats-Unis, après le rejet par le Parlement britannique d'une motion sur une intervention contre Damas.
Les Etats-Unis continueront à consulter le gouvernement britannique, l'un de nos alliés et amis les plus proches, mais les décisions du président Obama seront guidées par ce qui est dans l'intérêt des Etats-Unis, a déclaré la porte-parole du Conseil de sécurité nationale américain, Caitlin Hayden.
M. Obama pense que des intérêts cruciaux des Etats-Unis sont en jeu, et que les pays qui violent les règles internationales sur les armes chimiques doivent rendre des comptes, a-t-elle poursuivi.
Plus tôt jeudi, le Parlement britannique a rejeté la motion du Premier ministre David Cameron qui défendait le principe d'une intervention en Syrie en réponse à l'usage d'armes chimiques dont il accuse Damas.
Il est clair que le Parlement britannique ne veut pas d'intervention militaire britannique. Je prends note et le gouvernement agira en conséquence, a réagi M. Cameron après ce camouflet, ajoutant qu'il était attaché au respect de la volonté de la Chambre des Communes.
Dans la journée, la Maison Blanche avait déjà laissé entendre que M. Obama se réservait le droit d'agir unilatéralement contre le régime syrien pour le punir d'avoir utilisé des armes chimiques, sans attendre l'ONU ou ses alliés comme Londres.
Le président doit avant tout rendre des comptes aux Américains qui l'ont élu pour les protéger, avait ainsi indiqué le porte-parole adjoint de l'exécutif, Josh Earnest, tandis que son homologue du département d'Etat, Marie Harf, avait prévenu que nous prenons nos décisions en suivant notre propre calendrier.
M. Obama a affirmé mercredi que la responsabilité du pouvoir syrien dans l'attaque chimique du 21 août qui a coûté la vie à plusieurs centaines de personnes, selon l'opposition, ne faisait pas de doute, et a évoqué la nécessité d'un coup de semonce pour éviter que Damas recommence.
(©AFP / 30 août 2013 01h09)





